03/06/2026
Cette série sur le deuil périnatal se termine aujourd’hui, mais j’espère qu’elle continuera à faire circuler quelque chose d’important : des mots, de la reconnaissance, un peu moins de solitude.
Pendant plusieurs semaines, j'ai parlé des bébés parfois très peu reconnus socialement, des familles qui avancent avec une absence immense, des couples bouleversés, des frères et sœurs qui grandissent dans une histoire marquée par ce deuil, des grossesses suivantes traversées par l’angoisse et la mémoire.
Le deuil périnatal dépasse largement les définitions médicales ou administratives. Il touche au lien, à l’attachement, à la place du bébé dans la famille. Même lorsque le monde n’a pas rencontré cet enfant, il a vécu et existait déjà dans les pensées, dans les projets, dans les émotions de ses parents.
Et ce qui revient souvent chez les familles que je rencontre, c’est le silence qui les entoure.
Le silence après les annonces maladroites. Le silence lorsque l’entourage “reprend sa vie”. Le silence parce qu’on pense qu’il faudrait aller mieux plus vite. Le silence aussi parce qu’on ne sait pas toujours à qui parler.
Alors j’avais envie de terminer cette série en vous disant ceci : votre vécu mérite d’être reconnu, vos émotions sont légitimes. Et vous avez le droit d’être accompagnés, même des années après, pour trouver un espace où faire exister votre enfant.
Merci à toutes les personnes qui ont lu, partagé, enregistré ou envoyé ces publications à quelqu’un qui en avait besoin.
Et parents, grands-parents, fratrie… si vous vivez cela, ne restez pas seul.es. Osez une rencontre, une respiration, un temps pour vous et pour ce tout petit bébé.
Je suis Laurence, accompagnante du deuil. Je vous accueille à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio.