En Deuil Et Formation

En Deuil Et Formation Accompagnante du deuil et Formatrice.

La réponse est très claire : cela inquiète profondément l’enfant.Quand un adulte dit : « Il s’est endormi », l’enfant co...
24/06/2026

La réponse est très claire : cela inquiète profondément l’enfant.

Quand un adulte dit : « Il s’est endormi », l’enfant comprend souvent : « Quand on s’endort, on peut mourir. » Alors quand je vais me coucher, quelque chose pourrait arriver qui ferait pleurer mes parents ?

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’un jeune enfant comprend les choses très littéralement. Si Papi est parti, c’est qu’il a choisi de partir et qu’il va revenir. Si Maman s’est envolée, cela signifie que des ailes peuvent pousser dans mon dos sans prévenir et que je devrai quitter ma famille et mes amis. Si Tonton a disparu, pourquoi ne le cherche-t-on pas ? Si on a perdu Mamie, c’est peut-être qu’on l’a mal rangée. Et si mon chien est parti au ciel, comment a-t-il fait pour monter là-haut ? Pourquoi est-il parti sans moi ?

L’enfant est souvent perdu face à toutes ces images que nous utilisons pour adoucir la réalité.

C’est pour cela qu’il est important, au moment où c’est possible, de prendre le temps d’expliquer ce qu’est la mort avec des mots simples. Et je sais combien cet exercice est difficile.

Alors, je lui dis quoi à ce petit bout ?

Je commence par lui demander ce qu’il a remarqué. Peut-être a-t-il vu que tout le monde était triste. Peut-être sait-il déjà quelque chose. Puis je lui demande : « Est-ce que tu sais ce que cela veut dire, être mort ? »

Et j’écoute sa réponse.

Ensuite, j’explique simplement : quand une personne est morte, son corps ne fonctionne plus. Elle ne ressent plus rien, elle n’entend plus, elle ne parle plus, elle ne bouge plus. Et je précise que nous ne pourrons plus la revoir, mais que nous pourrons continuer à parler d’elle, penser à elle et nous souvenir d’elle.

Les mots “mort” ou “décédé” peuvent être difficiles à prononcer pour les adultes. Pourtant, ce sont souvent les mots les plus rassurants pour les enfants, parce qu’ils leur permettent de comprendre ce qui se passe réellement.

Avez-vous déjà imaginé comment vous aborderiez ce sujet avec votre enfant ?

Je suis Laurence, accompagnante du deuil. Je vous accueille à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio.

Les enfants comprennent la mort très tôt, mais à leur manière.Même in utero, la première chose qu’un enfant perçoit est ...
22/06/2026

Les enfants comprennent la mort très tôt, mais à leur manière.

Même in utero, la première chose qu’un enfant perçoit est le changement émotionnel de ses parents. Après la naissance, il continue à observer, ressentir et essayer de comprendre ce qui se passe autour de lui. Impossible de lui cacher notre état émotionnel.

La compréhension de la mort se construit progressivement. C’est une notion complexe. Jusqu’à 6 à 8 ans environ, l’enfant a souvent du mal à intégrer le caractère définitif de la mort. Pour lui, la personne peut revenir plus t**d. C’est l’une des raisons pour lesquelles il demande régulièrement quand le défunt va revenir.

L’enfant souffre de l’absence, mais il lui est difficile de comprendre que cette absence est permanente.

C’est pour cela qu’il est important d’utiliser des mots simples et justes. Je sais combien c’est difficile, mais il est essentiel de dire à l’enfant : « Cette personne est morte. » Puis de lui demander : « Est-ce que tu sais ce que cela veut dire ? »

S’il ne sait pas, vous pouvez expliquer simplement que le cœur ne bat plus, que le corps ne fonctionne plus, que la personne ne ressent plus rien : ni le froid, ni le chaud, ni la faim, ni la soif, ni la douleur, ni la joie. Et surtout, que c’est pour toujours.

L’enfant va réfléchir à tout cela, commencer à construire sa compréhension puis revenir vers vous avec de nouvelles questions.

Si nous ne lui expliquons pas ce qui se passe, il cherchera malgré tout à comprendre. Il tentera de donner du sens aux changements qu’il observe autour de lui et risque parfois de se demander quel rôle il a joué dans cette histoire.

Le mot « mort » ne traumatise pas les enfants. Bien utilisé, il permet au contraire de mettre des mots sur quelque chose qu’ils ressentent déjà.

Si vous souhaitez en discuter, je vous répondrai avec plaisir en commentaire ou en message privé.

Je suis Laurence, accompagnante du deuil. Je vous accueille à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio.

« Est-ce qu’il est trop petit pour venir ? »C’est une question que j’entends souvent lorsqu’une famille prépare des funé...
19/06/2026

« Est-ce qu’il est trop petit pour venir ? »

C’est une question que j’entends souvent lorsqu’une famille prépare des funérailles. La même question se pose aussi sur la visite au funérarium.

Il y a eu plusieurs postures au fil du temps. La génération qui a aujourd'hui plus de 70 ans s'est souvent trouvée projetée auprès d'un défunt sans explication et avec la demande de l'embrasser. C'était violent et traumatisant. À juste titre, ils nous ont transmis ce traumatisme et ont préféré protéger la génération suivante en la tenant à l’écart de ces moments. Malheureusement, cette option-là n'aide pas non plus les enfants et a rendu le sujet de la mort extrêmement tabou.

Voir le défunt ou participer à des funérailles peut aider un enfant, quel que soit son âge, à comprendre qu’une personne est morte et à prendre part, lui aussi, à l’hommage qui lui est rendu. Pour autant, quel accompagnement leur proposons-nous ?

Je vous propose mon point de vue, issu d'une expérience d'accompagnement des endeuillés depuis plus de 12 ans. Je dis à l'enfant que la personne est morte, j'utilise volontairement ce mot car il est juste. Je demande à l'enfant s'il sait ce que cela signifie et si besoin, j'explique que le corps ne fonctionne plus, le coeur ne bat plus et le défunt ne ressent plus rien. Je précise que c'est pour toujours.

Je dis à l'enfant qu'il peut m'accompagner voir le corps du défunt et je lui explique le lieu, la rigidité et le froid. Je lui dis aussi qu'à tout moment, nous pourrons sortir, que nous irons à son rythme. Est-il d'accord pour venir avec moi ?

Je ne lui demande pas simplement : “Veux-tu venir ?” Avant qu’un enfant puisse donner un avis éclairé, il a besoin de comprendre ce qui va se passer. S'il ne sait pas de quoi je lui parle, il va répondre en fonction de ce qu'il sent chez moi : de la peur ? il ne voudra pas venir, de la sérénité ? il pourra apprivoiser la mort à mes côtés. Je fais de même pour les funérailles en lui précisant que c'est sa place car il fait partie de la famille. Je prévois un adulte disponible pour lui, afin qu'il puisse poser des questions ou sortir s'il en ressent le besoin. Je le préviens que les adultes manifesteront des émotions et que c'est normal.

Les enfants ont souvent moins peur de la réalité que de ce qu’ils imaginent lorsqu’on ne leur explique rien.

Ce qui peut le plus créer des perturbations chez l'enfant, c'est de ne pas comprendre ce qui se passe. C’est aussi pour aider les familles à répondre à ce type de questions que j’ai écrit un album destiné aux jeunes enfants autour de la mort et du deuil.

Je suis Laurence, accompagnante du deuil. Je vous accueille à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio.

Comment avez-vous préparé votre enfant à sa première visite au funérarium ou à ses premières funérailles ?

« Où est papi ? » Vous répondez. Puis quelques minutes plus t**d : « Oui mais… il est où ? » Puis encore : « Et quand es...
17/06/2026

« Où est papi ? » Vous répondez. Puis quelques minutes plus t**d : « Oui mais… il est où ? » Puis encore : « Et quand est-ce qu’il revient ? » Peut-être pensez-vous alors que l’enfant n’a pas écouté ou n’a pas compris.

En réalité, les enfants construisent leur compréhension petit à petit. Lorsqu’ils reposent une question, ils sont souvent en train de vérifier une information, de la mémoriser ou d’essayer de lui donner du sens. Souvent, ils la posent à plusieurs adultes pour vérifier la cohérence des réponses.

C’est particulièrement vrai lorsqu’ils sont confrontés à la mort d’un proche. Leur compréhension évolue au fil des jours, des semaines et parfois des mois. Une même question peut donc revenir plusieurs fois. Surtout que jusqu'à l'âge de 6/7 ans environ, ils ne peuvent pas concevoir que la mort, c'est pour toujours ! Alors même si cela peut sembler répétitif et parfois difficile, essayez de répondre avec la même patience que la première fois. La répétition fait partie de leur façon d’apprendre.

C’est un thème que j’aborde dans mon album destiné aux jeunes enfants : Les histoires de Paillette - Lumi est morte. J’avais envie d’aider les familles à comprendre certaines réactions qui peuvent sembler surprenantes mais qui sont en réalité tout à fait normales.

Je suis Laurence, accompagnante du deuil. Je vous accueille à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio.

Y a-t-il une question que votre enfant ou un enfant de votre entourage a reposée encore et encore ?

Les questions sur la mort arrivent tôt dans le développement de l'enfant. Lorsqu’il pose une question sur la mort, nous ...
15/06/2026

Les questions sur la mort arrivent tôt dans le développement de l'enfant. Lorsqu’il pose une question sur la mort, nous avons souvent trois réflexes : on change de sujet, on panique, ou on fait un grand discours sur la mort pour donner la bonne réponse.

Pourtant, avant de répondre, je vous invite d'abord à respirer amplement, puis à lui poser une question toute simple : « Et toi, qu’en penses-tu ? »

L'enfant a presque toujours une explication en tête. Parfois elle est juste, parfois elle est inquiétante. En comprenant ce qu’il imagine, vous pourrez répondre plus précisément à son besoin réel. Alors écoutez attentivement sa réponse sans lui couper la parole. Sachez aussi qu'un enfant qui pose une question est généralement prêt à entendre la réponse. Faites court, factuel et proposez-lui de revenir vers vous quand il aura d'autres questions.

Cette petite astuce permet aussi d’éviter de donner des explications trop compliquées ou de répondre à une question que l’enfant ne se pose pas encore. Je l'utilise régulièrement dans mon travail auprès des familles.

D’ailleurs, c’est l’une des raisons qui m’a poussée à écrire un petit album pour les jeunes enfants. J’avais envie de proposer aux parents un support simple pour aborder la mort et le deuil avec des mots adaptés à leur âge.

Je suis Laurence, accompagnante du deuil. Je vous accueille à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio.

Votre enfant vous a-t-il déjà posé une question sur la mort qui vous a pris au dépourvu ?

Si tu m’avais demandé il y a quelques mois si j’étais sûre de moi pour publier un album sur le deuil destiné aux tout-pe...
12/06/2026

Si tu m’avais demandé il y a quelques mois si j’étais sûre de moi pour publier un album sur le deuil destiné aux tout-petits, la réponse aurait été non. J’avais beaucoup de doutes.

Puis j’ai pensé à toutes les personnes qui m’avaient aidée à construire ce projet :
- Les familles rencontrées depuis plus de dix ans.
- Les parents qui me font confiance lorsqu’ils me confient leurs enfants.
- Les collègues qui prennent le temps de relire, questionner et encourager.
- Les personnes qui me suivent ici.
- Ma famille et mes amis qui croient en moi.

J’ai réalisé que la confiance n’est pas toujours un trésor caché au fond de soi. Souvent, elle se déploie dans les liens que nous tissons avec les autres et ça donne le courage d’essayer.

Merci à toutes celles et ceux qui m'inspirent au quotidien.

Je suis Laurence, accompagnante du deuil qui vous reçoit à Poey de Lescar ou en visio, formatrice sur le deuil et créatrice de la plateforme CoconStruire destinée aux accompagnantes du deuil.

Lundi, j’ai publié un petit album destiné aux jeunes enfants pour parler de la mort et du deuil avec des mots simples. C...
10/06/2026

Lundi, j’ai publié un petit album destiné aux jeunes enfants pour parler de la mort et du deuil avec des mots simples. C'est la première fois et j’avoue que j’ai un peu le trac.

Parler du deuil aux adultes est déjà un sujet délicat. Parler du deuil aux tout-petits l’est encore davantage. Mais c'est tellement important !

Je reçois déjà des messages de parents, de professionnels et de proches qui me rappellent quelque chose d’important : pas besoin d’être parfaite pour être utile.

Pour accompagner un enfant confronté à la mort, nous cherchons souvent les mots justes. Nous avons peur de nous tromper, de mal faire, d’aggraver sa peine. Pourtant, ce dont les enfants ont le plus besoin, c’est d’un adulte présent, sincère et prêt à répondre à leurs questions avec simplicité.

C’est aussi ce que ce projet m’a rappelé. Pour le moment, il est disponible en PDF sur mon site et il arrive très vite en format broché sur Amazon.

Merci à toutes les personnes qui m’encouragent, me font confiance et partagent leurs expériences, elles me donnent la force d’avancer.

Je suis Laurence, accompagnante du deuil. Je vous accueille à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio.

Quand nous traversons des périodes compliquées, nous cherchons souvent de grandes réponses, de grands changements, de gr...
05/06/2026

Quand nous traversons des périodes compliquées, nous cherchons souvent de grandes réponses, de grands changements, de grandes solutions.

Et pourtant… bien souvent, ce sont de petites choses qui nous aident à tenir.

Une promenade.
Un animal.
Un repas favori.
Une personne rassurante.
Un moment de calme.
Un projet qui continue doucement.
Quelques minutes où l’on respire un peu mieux.

Dans mes accompagnements autour du deuil, je parle parfois d’une “poche à trésors”.

Une poche symbolique dans laquelle nous pouvons déposer tous ces petits moments précieux qui n’effacent pas la douleur… mais qui nous aident à continuer à vivre avec elle.

Je crois profondément que ces instants du quotidien comptent énormément.

Ils nous rappellent que, même dans les périodes les plus lourdes, il existe toujours des appuis, des respirations, des liens, des sensations agréables.

Et cela vaut autant pour les personnes endeuillées… que pour les professionnelles de l’accompagnement.

Alors aujourd’hui, j’avais envie de partager quelques-uns des miens 💜

Et vous, qu’y aurait-il dans votre poche à trésors en ce moment ?

Cette série sur le deuil périnatal se termine aujourd’hui, mais j’espère qu’elle continuera à faire circuler quelque cho...
03/06/2026

Cette série sur le deuil périnatal se termine aujourd’hui, mais j’espère qu’elle continuera à faire circuler quelque chose d’important : des mots, de la reconnaissance, un peu moins de solitude.

Pendant plusieurs semaines, j'ai parlé des bébés parfois très peu reconnus socialement, des familles qui avancent avec une absence immense, des couples bouleversés, des frères et sœurs qui grandissent dans une histoire marquée par ce deuil, des grossesses suivantes traversées par l’angoisse et la mémoire.

Le deuil périnatal dépasse largement les définitions médicales ou administratives. Il touche au lien, à l’attachement, à la place du bébé dans la famille. Même lorsque le monde n’a pas rencontré cet enfant, il a vécu et existait déjà dans les pensées, dans les projets, dans les émotions de ses parents.

Et ce qui revient souvent chez les familles que je rencontre, c’est le silence qui les entoure.

Le silence après les annonces maladroites. Le silence lorsque l’entourage “reprend sa vie”. Le silence parce qu’on pense qu’il faudrait aller mieux plus vite. Le silence aussi parce qu’on ne sait pas toujours à qui parler.

Alors j’avais envie de terminer cette série en vous disant ceci : votre vécu mérite d’être reconnu, vos émotions sont légitimes. Et vous avez le droit d’être accompagnés, même des années après, pour trouver un espace où faire exister votre enfant.

Merci à toutes les personnes qui ont lu, partagé, enregistré ou envoyé ces publications à quelqu’un qui en avait besoin.

Et parents, grands-parents, fratrie… si vous vivez cela, ne restez pas seul.es. Osez une rencontre, une respiration, un temps pour vous et pour ce tout petit bébé.

Je suis Laurence, accompagnante du deuil. Je vous accueille à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio.

Adresse

2 Rue Principale, Bâtiment Poey 117
Poey-de-Lescar
64230

Heures d'ouverture

Lundi 11:00 - 19:30
Mardi 11:00 - 19:30
Mercredi 11:00 - 19:30
Jeudi 11:00 - 19:30

Téléphone

+33658925053

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque En Deuil Et Formation publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'université

Envoyer un message à En Deuil Et Formation:

Partager