En Deuil Et Formation

En Deuil Et Formation Accompagnante du deuil et Formatrice.

Cette série sur le deuil périnatal se termine aujourd’hui, mais j’espère qu’elle continuera à faire circuler quelque cho...
03/06/2026

Cette série sur le deuil périnatal se termine aujourd’hui, mais j’espère qu’elle continuera à faire circuler quelque chose d’important : des mots, de la reconnaissance, un peu moins de solitude.

Pendant plusieurs semaines, j'ai parlé des bébés parfois très peu reconnus socialement, des familles qui avancent avec une absence immense, des couples bouleversés, des frères et sœurs qui grandissent dans une histoire marquée par ce deuil, des grossesses suivantes traversées par l’angoisse et la mémoire.

Le deuil périnatal dépasse largement les définitions médicales ou administratives. Il touche au lien, à l’attachement, à la place du bébé dans la famille. Même lorsque le monde n’a pas rencontré cet enfant, il a vécu et existait déjà dans les pensées, dans les projets, dans les émotions de ses parents.

Et ce qui revient souvent chez les familles que je rencontre, c’est le silence qui les entoure.

Le silence après les annonces maladroites. Le silence lorsque l’entourage “reprend sa vie”. Le silence parce qu’on pense qu’il faudrait aller mieux plus vite. Le silence aussi parce qu’on ne sait pas toujours à qui parler.

Alors j’avais envie de terminer cette série en vous disant ceci : votre vécu mérite d’être reconnu, vos émotions sont légitimes. Et vous avez le droit d’être accompagnés, même des années après, pour trouver un espace où faire exister votre enfant.

Merci à toutes les personnes qui ont lu, partagé, enregistré ou envoyé ces publications à quelqu’un qui en avait besoin.

Et parents, grands-parents, fratrie… si vous vivez cela, ne restez pas seul.es. Osez une rencontre, une respiration, un temps pour vous et pour ce tout petit bébé.

Je suis Laurence, accompagnante du deuil. Je vous accueille à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio.

“Vous êtes psychologue ?”C’est une question qu’on me pose souvent. Et non, je ne suis pas psychologue. Je suis accompagn...
29/05/2026

“Vous êtes psychologue ?”

C’est une question qu’on me pose souvent. Et non, je ne suis pas psychologue. Je suis accompagnante du deuil.

Et si j’ai choisi de me spécialiser dans ce domaine, c’est justement parce que le deuil n'est pas une pathologie.

Le deuil est une période de vie, une expérience humaine profonde, parfois bouleversante, qui vient transformer les repères, les relations, le quotidien et le rapport au futur.

Dans ma formation d’assistante sociale, où pourtant nous rencontrons très souvent des personnes endeuillées, je n’ai eu qu’une sensibilisation rapide aux théories de Freud sur le deuil. C’était très insuffisant pour accompagner réellement des personnes confrontées à la mort d’un proche.

Alors j’ai choisi de me former spécifiquement. J'ai appris ce qui se joue dans le deuil, et j'ai développé une posture professionnelle la plus juste possible pour soutenir les personnes dans leur vécu, sans chercher à les guérir ni à les sauver. Et je continue de progresser chaque jour.

J’y ai appris quelque chose d’essentiel : accompagner, ce n’est pas chercher à faire disparaître la douleur. C’est permettre à la personne de réapprivoiser sa vie avec cette absence, cet immense changement non choisi, parfois inattendu, à son rythme et en accueillant les manifestations du deuil.

Cela demande des connaissances, une réflexion sur sa posture, du travail sur soi et une vraie capacité à rester présent face à la souffrance humaine.

Aujourd’hui, j’accompagne des personnes endeuillées en cabinet ou en visio, et je forme aussi des professionnelles qui souhaitent accompagner le deuil avec plus de justesse et moins de solitude.

Saviez-vous que le deuil est finalement très peu étudié dans beaucoup de métiers d’accompagnement ?

Et si vous êtes dans ces métiers, vous sentez-vous formé ? Merci pour vos retours !

Dans les accompagnements autour du deuil périnatal, je suis souvent frappée que les familles se souviennent longtemps de...
27/05/2026

Dans les accompagnements autour du deuil périnatal, je suis souvent frappée que les familles se souviennent longtemps des gestes d’humanité, d’une présence, d’une attention, d’une douceur inattendue dans un moment où tout s’effondre.

Une sage-femme qui reste quelques minutes de plus, une puéricultrice qui accompagne les parents dans la rencontre avec leur bébé, une équipe qui prend des photos ou réalise des empreintes pour garder une trace, un professionnel du funéraire qui propose une cérémonie adaptée à ce tout petit bébé et à cette famille particulière, c'est un soutien précieux. Ces gestes comptent énormément.

Ils ne “réparent” rien, car c'est impossible. Mais ils permettent aux parents de sentir que leur bébé a existé, qu’il a été reconnu, regardé, accueilli avec dignité et que leur douleur est partagée avec humanité.

Certaines familles choisissent aussi de venir rencontrer le bébé à la chambre funéraire ou au funérarium avec les proches. Cela peut sembler difficile à imaginer lorsqu’on ne l’a jamais vécu. Pourtant, beaucoup racontent ensuite combien cela les a aidées à rendre cette histoire réelle, partageable, humaine. Là encore, il n’existe pas une bonne manière de faire. L’essentiel est que les parents puissent connaître les possibilités et choisir ce qui leur semble juste. Chacun fait du mieux qu'il peut dans un moment où tout se fracasse.

Dans ces moments-là, l’humanité des professionnels et des proches peut devenir un véritable point d’appui.

Et parents, grands-parents, fratrie… si vous vivez cela, ne restez pas seul.es. Osez une rencontre, une respiration, un temps pour vous et pour votre tout petit bébé.

Je suis Laurence, accompagnante du deuil. Je vous accueille à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio.

25/05/2026

Je crois que l'on m'a déjà donné à peu près tous les noms 😅

Psychologue : euh... non, je ne le suis pas !
Psychothérapeute : ah ben, non plus !
Coach : non, je n'ai pas suivi de formation de coach !
Assistante sociale : c'est mon métier de base et j'en suis fière, mais je n'exerce plus cette profession !

Et souvent, derrière ces mots, il y a surtout une difficulté : comment nommer les métiers autour du deuil ? C'est d'ailleurs une question qu'on se pose souvent dans la communauté de CoconStruire.

Ces métiers sont encore peu connus, peu visibles, et pourtant tellement utiles. Alors j'ai choisi Accompagnante, parce que le mouvement que cela induit me ressemble : marcher dans le même pas, dans le même rythme, aux côtés, ni devant, ni derrière. J'aime ce mot, j'aime aussi la douceur qu'il laisse résonner. On ne se presse pas quand on accompagne, on prend le temps nécessaire.

Finalement peu importe le mot utilisé. Ce qui compte le plus pour moi, c’est d'offrir un espace où la parole peut se déposer, que vous soyez endeuillé ou professionnelle qui souhaite accompagner avec plus de confiance et de justesse.

Et entre nous… je préfère largement qu’on m’appelle pour prendre rendez-vous 😌 On peut aussi se parler en DM !

Comment appellerais-tu mon métier ?

Apprendre à accompagner le deuil ne devrait jamais faire douter quelqu’un de sa valeur.Pourtant, beaucoup de personnes q...
22/05/2026

Apprendre à accompagner le deuil ne devrait jamais faire douter quelqu’un de sa valeur.

Pourtant, beaucoup de personnes qui souhaitent aider les endeuillés finissent par se sentir “pas assez bien”, “pas légitimes” ou “incapables”, simplement parce qu’elles apprennent seules.

Or, accompagner une personne en deuil demande bien plus que de la bonne volonté. Cela demande des repères, des échanges, des temps pour réfléchir à ce que l’on vit dans les accompagnements.

Quand on reste seule avec ses doutes, chaque difficulté peut devenir écrasante.

Alors si vous vous formez actuellement, posez-vous quelques questions : avez-vous des retours sur votre pratique ? Des temps d’échange ? Des exercices corrigés ? Des collègues avec qui parler quand une situation vous remue ? Une supervision ou un espace où vous pouvez poser vos questions sans avoir peur d’être jugée ?

On ne devrait pas apprendre ce métier dans l’isolement.

C’est pour cela que j’ai créé CoconStruire : un espace pour apprendre, réfléchir et avancer ensemble autour de l’accompagnement du deuil.

Je suis Laurence, accompagnante du deuil et formatrice. J’accompagne en cabinet à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio.

Après un deuil périnatal, une nouvelle grossesse peut être vécue comme une immense joie… et une immense peur en même tem...
20/05/2026

Après un deuil périnatal, une nouvelle grossesse peut être vécue comme une immense joie… et une immense peur en même temps. Ces deux émotions peuvent coexister.

Beaucoup de parents me parlent de cette sensation étrange : ils attendaient cette grossesse avec impatience, et lorsqu’elle arrive enfin, ils découvrent qu’ils ne la vivent plus du tout comme avant. L’insouciance a disparu. Chaque examen devient chargé d’angoisse. Chaque douleur, chaque silence, chaque attente peut réveiller le souvenir du drame précédent.

Le corps et le cœur se souviennent.

Et pourtant, autour d’eux, l’entourage se réjouit souvent très vite. C’est humain. Beaucoup espèrent inconsciemment que cette nouvelle vie viendra “réparer” la précédente. Mais un nouvel enfant ne remplace pas celui qui est mort. Il apporte sa propre histoire, sa propre place, sa propre lumière.

Lorsque ce deuil n’a pas été suffisamment reconnu ou accompagné, cette grossesse suivante peut devenir extrêmement solitaire. Certains parents n’osent plus parler de leur peur pour ne pas “gâcher” la joie des autres. D’autres culpabilisent d’être encore tristes alors qu’une nouvelle vie grandit.

Il est pourtant essentiel de rappeler ceci : il est possible d’aimer profondément cet enfant à venir… tout en continuant à pleurer celui qui est mort.

Les professionnels de la périnatalité observent depuis longtemps l’impact psychologique majeur de ces grossesses dites “d’après”. Elles nécessitent souvent davantage d’écoute, de sécurité émotionnelle et de reconnaissance du vécu précédent.

📚 Quelques références si le sujet vous intéresse :
– SPAMA
– Haute Autorité de Santé
– Marie-José Soubieux, Le deuil périnatal
– Christophe Fauré

Et parents, grands-parents, fratrie… si vous vivez cela, ne restez pas seul.es. Osez une rencontre, une respiration, un temps pour vous et pour ce tout petit bébé.

Je suis Laurence, accompagnante du deuil. Je vous accueille à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio.

19/05/2026

Accompagner une personne en deuil peut parfois nous mettre face à de vrais questionnements.

Il arrive qu’un entretien nous bouscule, nous fasse douter, ou nous laisse avec cette sensation inconfortable de ne pas savoir comment avancer.

Lors d’un récent papotage dans CoconStruire, l’une des accompagnantes du groupe est venue avec une situation qui la bouleversait émotionnellement. Ensemble, nous avons pris le temps d’y réfléchir, de poser des hypothèses, d’explorer différentes pistes avec bienveillance.

Quelques jours plus t**d, elle nous a raconté que son accompagnement s’était finalement très bien déroulé.

Pas parce qu’il existe une phrase parfaite ou une méthode magique, mais parce qu’elle n’était plus seule avec ses doutes.

Je crois profondément que les métiers de l’accompagnement ont besoin de ces espaces-là : des lieux où l’on peut réfléchir ensemble, prendre du recul, partager ses expériences et continuer à construire sa posture professionnelle dans le temps.

C’est aussi cela, CoconStruire 🤍 Et cela me permet de vous proposer des accompagnements toujours au plus juste puisque moi aussi, je profite de ces espaces d'analyse de ma pratique avec mes collègues. C'est une question que vous pouvez poser à la personne qui vous accompagne : comment est-elle soutenue ?

Je suis Laurence, accompagnante du deuil et formatrice. J’accueille les personnes endeuillées et les professionnelles de l’accompagnement à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio.

Dans le deuil périnatal, certaines phrases peuvent faire très mal, même lorsqu’elles sont dites avec de bonnes intention...
15/05/2026

Dans le deuil périnatal, certaines phrases peuvent faire très mal, même lorsqu’elles sont dites avec de bonnes intentions.

“La nature est bien faite.”
“Il faut essayer de penser au positif.”
“Vous pourrez en avoir un autre.”

Ces mots cherchent souvent à rassurer. Pourtant, ils peuvent donner aux parents l’impression que leur bébé n’a pas vraiment existé ou que leur douleur dérange.

Ce qui aide vraiment n’est pas de chercher le bon conseil ou la phrase parfaite. C’est surtout de reconnaître ce qui vient d’être vécu.

Vous pouvez simplement dire :
“Je pense à vous.”
“Je suis là si vous avez besoin.”

Et parfois, être présent en silence vaut bien plus qu’une tentative de consolation.

On ne peut pas enlever la douleur d’un deuil. Mais on peut éviter d’y ajouter de la solitude.

Je suis Laurence, accompagnante du deuil. Je vous accueille à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio pour un accompagnement individuel, en couple ou en famille.

Quand on parle d’IVG ou d’IMG, on entend souvent : “c’est un choix”, comme si cela expliquait tout. Et pourtant, la réal...
13/05/2026

Quand on parle d’IVG ou d’IMG, on entend souvent : “c’est un choix”, comme si cela expliquait tout. Et pourtant, la réalité est bien plus complexe.

Dans une IVG, la décision ne protège pas du possible lien, de l'attachement qui était déjà en train de s'installer. Certaines personnes vivent cette décision comme un deuil et d'autres non. Entre les deux, il existe toute une palette de vécus, et chacun est juste. Ce vécu peut aussi évoluer avec les années, et cela aussi, c'est ok.

Dans une IMG, il ne s’agit pas vraiment d’un choix, puisque la situation médicale est grave pour le bébé, pour la mère, ou les deux. Ce sont des décisions difficiles, souvent prises dans l’urgence et en état de choc. Elles ne ressemblent en rien à un choix simple ou léger.

Et surtout, ce que l’on oublie souvent, c’est ce que traverse le corps.

Une IVG, même précoce, déclenche des contractions utérines et une expulsion. Cela peut être plus ou moins douloureux, mais ce n'est jamais anodin pour le corps de la femme.

Une IMG, surtout à un terme avancé, passe par un accouchement. Car lorsque le bébé est décédé, il ne “disparaît” pas. Le corps de sa mère vit une naissance la plupart du temps par voie basse, suivi du post-partum : montée de lait possible, fatigue intense, bouleversements hormonaux… mais sans bébé à prendre dans les bras. Ce décalage est souvent vertigineux. C’est une réalité physique et émotionnelle très forte, souvent méconnue.

Dans ces moments-là, les émotions peuvent être multiples : tristesse, soulagement, culpabilité, apaisement… Il n’y a pas de règle, pas de bonne façon de ressentir. Ce qui aide, c’est d’accueillir ce vécu tel qu’il est, sans jugement, sans comparaison.

Je suis Laurence, accompagnante du deuil. Je vous accueille sur rendez-vous, à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio.

Quand un enfant vit un deuil, on a souvent envie de le protéger. On choisit des mots plus doux, on parle d’étoiles, d’an...
08/05/2026

Quand un enfant vit un deuil, on a souvent envie de le protéger. On choisit des mots plus doux, on parle d’étoiles, d’anges, on évite certains détails en pensant bien faire. Et en tant que parent, on fait du mieux qu'on peut.

Mais les enfants ressentent beaucoup de choses. Ils perçoivent les émotions des adultes, les silences, les hésitations. Et quand ils sentent que le sujet est difficile, ils font souvent quelque chose de très touchant : ils se taisent pour ne pas faire de peine.

Parfois, cela peut les amener à se faire leurs propres explications. Un enfant peut croire que son proche souffre encore, qu’il aurait pu empêcher ce qui s’est passé, ou développer des peurs sans comprendre d’où elles viennent.

Dire la vérité, avec des mots simples et adaptés à son âge, ne lui fait pas plus de mal. Au contraire, cela lui permet de comprendre et de poser ses questions. Cela lui montre aussi qu’il a le droit de parler et de ressentir ce qu’il ressent. Il renforce le lien de confiance avec ses parents et les adultes qui l'entourent.

On ne peut pas éviter la tristesse d’un enfant face à un décès. Mais on peut être là pour l’accompagner, l’écouter et lui offrir un espace où il se sent en sécurité pour exprimer ses émotions.

Je suis Laurence, accompagnante du deuil. Je vous accueille à Poey-de-Lescar près de Pau ou en visio pour un accompagnement individuel, en couple ou en famille.

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Poey-de-Lescar
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