10/09/2026
Chlordécone : une réparation encore incertaine
La loi n° 2026-491 du 12 juin 2026 reconnaît la part de responsabilité de l’État dans les préjudices liés au chlordécone en Guadeloupe et en Martinique. Elle vise des atteintes sanitaires, morales, écologiques et économiques. ⚖️
Cette reconnaissance législative constitue une étape notable. Elle prolonge des constats déjà posés par le juge administratif, notamment sur les fautes commises dans l’autorisation, l’usage prolongé et la gestion de la pollution.
Pour autant, la loi ne crée pas de droit subjectif immédiat à indemnisation. Elle ne prévoit ni fonds spécifique, ni présomption de causalité, ni mécanisme précis de financement ou de contribution des acteurs économiques.
En pratique, l’essentiel est renvoyé à de futurs rapports et textes d’application. La promesse de réparation demeure donc juridiquement fragile, malgré une portée politique réelle. 🧾
Réf : Loi n° 2026-491, 12 juin 2026, JO 13 juin