25/01/2022
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***Ghana - Accra***
— MARKUS : Des nouvelles sur le cas de ma femme?
— MELSA : Non monsieur! Aucune nouvelle!
— MARKUS : M***e!!!!
Il pousse les documents qui sont sur sa table de travail et les renverse par terre.
Avec son poignet, il donne un coup au clavier de son ordinateur avant de se lever brusquement.
Prise de panique, la secrétaire fait un pas en arrière.
— MELSA : Pardon monsieur, dit-elle d’une une voix tremblante.
— MARKUS : Laisse-moi seul s’il te plaît et si quelqu’un cherche à me voir, dis lui que je suis occupé… non, dis-lui que je suis à une réunion très importante… non, dis-lui que je ne suis pas là!
Ses mains tremblent et son corps chauffe. Il est très nerveux et risque de tout casser.
— MELSA : Bien reçu monsieur!
Elle sort immédiatement de peur que son comportement ne lui fasse peur de plus en plus et se dirige à l’entrée du bâtiment où elle s’installe dans son bureau de secrétaire et au même moment, elle reçoit un appel.
Elle se charge de mettre son casque de travail relié à un micro avant de répondre:
— MELSA : Secrétariat de la Brigade des stupéfiants à l’appareil! Bonsoir, que puis-je faire pour vous?
— Bonsoir madame! J’ai retrouvé mon fils presque sans vie il y a de cela une heure et une fois à l’hôpital, on m’a fait savoir qu’il a consommé une grande quantité de cocaïne. Faîtes quelque chose pour ce pays pu**in! La drogue est en train de détruire nos enfants, nos maris, plusieurs femmes et qui sait encore?
Le ton de sa voix montrait à quel point elle était remontée… Elle était presque en larmes.
— MELSA : Nous sommes désolés pour votre fils madame tout en espérant qu’il se rétablisse le plus vite possible! Avez-vous déposé une plainte?
— Une plainte vous dîtes? À quoi est-ce que ça servirait? Vous n’arrivez même pas à attraper celui ou ceux qui se cachent derrière cette affaire depuis des années et c’est en portant plainte que les choses changeraient?
— MELSA : Je peux comprendre votre douleur madame, je suis une mère comme vous et je peux imaginer la situation dans laquelle vous êtes actuellement mais s’il vous plaît, je vous prie de déposer une plainte au nom de votre fils. Dîtes-moi, il est mineur ou majeur?
Après avoir posé cette question, elle a ouvert un mur sur son ordinateur pour prendre des notes..
— Il a vingt et un an mon garçon! Il est majeur depuis minuit!
— MELSA : Bien! Donc si je comprends bien, aujourd’hui c’est son anniversaire! Dîtes-moi, à quel moment l’avez-vous trouvé dans cet état?
— Madame tout ce que je veux c’est que cette affaire cesse parce que je vous jure que si mon fils meurt, vous allez me le payer!
Elle était tellement furieuse et en colère qu’elle a commencé à hausser le ton mais Melsa a gardé son sang froid puisque ce n’était pas la première fois qu’elle faisait face à ce genre de situation.
— MELSA : Okay, d’autres questions madame je vous en prie. C’est quoi votre nom, celui de votre fils et dans quel hôpital se trouve t’il s’il vous plaît?
— Élisabeth MANKA c’est mon nom et Junior MANKA c’est le sien. Il est à l’hôpital UGMC.
— MELSA : Bien! Madame, je vais envoyer une équipe le surveiller pour assurer sa protection!
— Assurer sa protection? Mon fils est-il en danger? A t’elle demandé d’un un air très surpris.
Melsa ne voulant pas empirer la douleur de cette dame, a décidé de ne pas répondre explicitement à ses questions.
— MELSA : Ne le quittez pas des yeux madame! Vous êtes avec lui actuellement?
— Je suis dans la cours de l’hôpital… Attendez…
Sur le coup, elle a ressenti un grand danger au fond d’elle et elle a commencé à courir le plus vite possible pour aller à l’intérieur. Elle a pris le premier ascenseur libre qu’elle a vu parmi une dizaine qu’il y avait et elle est montée au cinquième étage.
Elle a couru le plus vite possible pour se rendre dans la salle 21…
— MELSA : Vous m’nentendez madame? Êtes-vous avec votre fils?
— Un instant, un instant s’il vous plaît!
Elle était essoufflée et en panique et quand elle est arrivée devant la chambre où était son fils, elle a ouvert le porte et ce qu’elle a vu lui a fait éclater en sanglots.
— Non, pas mon fils, pas Junior!!!!
Elle a jeté le téléphone par terre et elle a couru jusqu’au chevet de son lit. Agitée et affolée par ce qu’elle a vu, elle s’est écroulée par terre mais elle était toujours consciente.
Melsa a tout de suite compris ce qui n’allait pas.
— MELSA : Restez-là où vous êtes et ne faîtes rien Madame! J’envoie une équipe tout de suite pour les enquêtes et gardez votre téléphone avec vous parce que je vais vous rappeler dans exactement trois minutes.
Dévastée et en pleurs, elle a entendu ce que lui a dit Melsa bien que son téléphone soit à presqu’un mètre d’elle. Mais n’ayant plus la force de faire quoique ce soit si ce n’est d’être dans un état à cause de l’état de son fils, elle ne l’a pas récupéré.
Pendant ce temps, Melsa a appelé une unité.
— Melsa YONGA à l’appareil! À l’hôpital UGMC, un jeune homme de vingt et un an au nom de Junior MANKA vient d’être retrouvé mort par sa mère Élisabéth MANKA après que cette dernière ait appelé pour signaler qu’elle l’a trouvé inconscient. D’après les médecins, ce dernier aurait consommé une grande quantité de cocaïne! Veuillez vous rendre sur les lieux dans les plus brefs délais…!
— JEFF : Ici JEFF DOZZO, commandant de l’unité Gz. Bien reçu! Nous serons sur les lieux dans moins de dix minutes! A t’il répliqué en regardant sa montre.
— MELSA : Bien!
Elle a raccroché pour appeler le chef de la brigade mais ce dernier ne voulait pas être dérangé comme il le lui avait dit quelques minutes plutôt. Mais elle a senti qu’elle n’avait pas le choix alors, elle l’a appelé et contre toute attente, il a décroché.
— MARKUs : Melsa, je t’ai donné un ordre tout à l’heure!
— MELSA : Je suis désolé monsieur mais je pense qu’ils ont encore frappé!
Quand elle a dit ça, il s’est levé, a bien redressé sa cravate et ses lunettes avant de dire:
— MARKUS : Comment ça?
— MELSA : Une dame vient de m’appeler pour me dire qu’elle a retrouvé son fils inconscient et que les médecins lui ont dit que c’est la drogue la raison. Je lui ai demandé de ne pas quitter ce dernier des yeux en attendant que je lui envoie une équipe mais apparemment…
Elle n’a pas eu besoin de terminer sa phrase pour qu’il comprenne le problème puisque ce n’était pas la première qui faisait face à cela.
— MARKUS : Ii est dans quel hôpital?
— MELSA : UGMC monsieur!
— MARKUS : Bien, as-tu des revenu une unité?
— MELSA : Oui monsieur!
— MARKUS : Bien, je m’y rends!
Il a pris son carnet de note, a tâché de mettre son téléphone de service dans la poche avant de sortir de son bureau par une porte secrète qui l’a conduit directement sur le parking où il est monté dans sa voiture de patrouille et a démarré cette dernière…
Melsa pendant ce temps a rappelé la dame mais cette dernière n’a pas répondu.
Elle a insisté encore et encore mais sans réponse. Ayant son ordinateur de bureau devant elle, elle a cherché le numéro de l’hôpital sur Google et elle a appelé et en moins de cinq secondes, son appelé a été accepté.
— Ici le secrétariat de l’hôpital UMGC, que puis-je faire pour vous?
— MELSA : Secrétariat de la brigade des stupéfiantes à l’appareil…
Melsa n’a pas fini de parler que l’appel s’est coupé.
À suivre…