08/09/2026
Nous pensons souvent que les mots servent à décrire ce que nous connaissons déjà.
Mais parfois, un mot fait exactement l’inverse.
Il nous permet de remarquer quelque chose que nous ressentions sans parvenir à le distinguer.
Acédie.
Kilig.
Saudade.
Fernweh.
Depuis quelques mois, je partage ici ces mots qui donnent une forme à des expériences restées jusque-là difficiles à nommer.
Et chaque fois, quelque chose revient :
« Je ne connaissais pas ce mot, mais je connais cette sensation. »
Le 8 septembre marque la Journée internationale de l’alphabétisation.
Elle rappelle combien savoir lire et écrire participe à notre autonomie, à notre accès au savoir et à notre capacité à prendre part au monde.
Mais elle invite aussi à considérer quelque chose de plus discret.
Les mots ne nous permettent pas seulement de raconter le monde.
Ils peuvent en affiner notre perception.
Apprendre un mot, c’est parfois découvrir une nuance.
Entre fatigue et lassitude.
Entre joie et émerveillement.
Entre absence et nostalgie.
Une nuance qui existait déjà dans notre expérience, mais que nous ne savions pas encore isoler.
Apprendre à lire change aussi ce que nous pouvons voir.
Et certains mots deviennent alors de nouvelles manières de regarder.