20/06/2019
, ,
Quelques moments de notre weekend de recherche collaborative les 25 & 26 mai !
FACE A L’IMAGE : ZONES INTIMES DE LA RECHERCHE
Qu’elle soit artistique ou académique, qu’elle se concrétise par la production d’oeuvres
sensibles ou par une pratique d’analyse à visée plus théorique, la recherche nous implique
tou·te·s entièr·e·s, et les zones d’intérêt qu’elle explore occupent aussi bien nos imaginaires
et nos corps que nos journées de travail. Nos émotions, perceptions, sensations, nous
guident dans la construction d’un langage qui vise à partager nos objets et leurs enjeux
avec d'autres. Dans cette visée de partage public, nous ne cessons de chercher le juste
équilibre entre le personnel et le collectif, l’intime et l’universel, le ressenti et l’objectif. Les
épistémologies féministes nous ont appris que les savoirs sont toujours « situés ». Mais que
faisons-nous vraiment, dans nos pratiques, de l’adage « le personnel est politique » ? Quels
ferments de nous-mêmes agissent sur nos choix d’artistes et de chercheu.r.se.s, sans jamais
être reconnus comme tels ?
L’intention de ce moment de recherche collaborative est d’interroger ensemble les effets
de pudeur et d’impudeur dans nos processus de travail : non pas pour nous dévoiler au
complet mais pour laisser une place à l’obscur et l’incertain, exposer ce qui ne se laisse pas
facilement rationaliser, faire jouer la vulnérabilité comme espace de pensée et de création.
Dans le cadre de ce week-end, nous proposons d’explorer le médium de l’image – fixe ou
en mouvement - comme point de départ pour convoquer ces zones obscures de nos
recherches. Chaque participant·e sera invité·e à apporter une image en lien avec sa
recherche du moment – une image qui le ou la touche, dérange ou trouble, et sur laquelle
i·elle n'a pas encore travaillé de manière approfondie. Cette image pourra provenir de
n'importe quelle source et se présenter sur n'importe quel format : photographie d'archive,
dessin personnel, schéma, reproduction d'une oeuvre picturale, ou encore plan de cinéma,
film de famille, vidéo issue d'Internet, image mentale…
À partir des recherches et des compétences de chacun.e, nous alternerons des moments
de travail en solo et en petits groupes, des discussions en plénière et des exercices
performatifs donnant lieu à des restitutions. Chacun.e sera libre de proposer ce qu’i.elle
souhaite, microperformance, vidéo, protocole… La possibilité d'une restitution publique ou
d'une publication conjointe des formes produites pendant la résidence sera discutée avec
les participant·e·s.