Info Dépatement d'Histoire Université Felix Houphouet Boigny De Cocody

Info Dépatement d'Histoire Université Felix Houphouet Boigny De Cocody Université Félix Houphouet Boigny, Etudiant en Histoire deuxième année Les informations du Département seront sur cette page.

LE GÉNOCIDE DES BAOULÉ𝐀 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐥𝐢𝐭, 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐁𝐚𝐨𝐮𝐥𝐞́ 𝐪𝐮𝐢 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐬𝐭𝐢𝐦𝐞́𝐞 𝐚̀ 𝟏.𝟓𝟎𝟎.𝟎𝟎𝟎 𝐚̂𝐦𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝟏𝟗𝟎𝟎, 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐚 𝐚...
23/02/2026

LE GÉNOCIDE DES BAOULÉ

𝐀 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐥𝐢𝐭, 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐁𝐚𝐨𝐮𝐥𝐞́ 𝐪𝐮𝐢 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐬𝐭𝐢𝐦𝐞́𝐞 𝐚̀ 𝟏.𝟓𝟎𝟎.𝟎𝟎𝟎 𝐚̂𝐦𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝟏𝟗𝟎𝟎, 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐚 𝐚̀ 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝟏𝟔𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝐚̂𝐦𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝟏𝟗𝟏𝟏.

En Côte d’Ivoire, les premières missions françaises en pays Baoulé furent lancées par deux expéditions :
– l’une, militaire, dirigée par les lieutenants Armand et de Tavernost, en février 1881;
– l’autre, commerciale dirigée par Voituret et Papillon en mars 1891.
Décidé à arrêter cette pénétration, le chef des Baoulé de Tiassalé (ETIEN KOMENAN), refusa de fournir à ARMAND et à de TAVERNOST un interprète pour les accompagner à l’intérieur du pays, ce qui les obligea rebrousser chemin sur la côte. Pendant ce temps, ETIEN KOMENAN faisait tuer VOITURET et PAPILLON (les chefs de l’expédition commerciale française) avant même qu’ils aient pu atteindre Tiassalé.
Pour punir 1es Baoulé, les Français lancèrent une expédition militaire dirigée par le lieutenant STAUP. Cette expédition militaire fut stoppée par les forces d’ETIEN KOMENAN, le 11 mai 1891 et obligea les français à battre en retraite ignominieusement de nouveau sur la côte.
La force ayant échoué, les Français recoururent à la diplomatie et parvinrent le 29 décembre 1892, à conclure un traité avec les Baoulé, aux termes duquel ils acceptaient de payer un tribut de 100 onces d’or en échange de la liberté de commercer dans la zone. Grâce à la conclusion de ce traité, les Français purent envoyer une seconde mission d’exploration en pays baoulé en mars 1893, commandée par JEAN BAPTISTE MARCHAND, bien connu pour ses exploits militaires dans le Soudan occidental. Mais, à mi-chemin de Tiassalé, MARCHAND se heurta encore à l’opposition d’ETIEN KOMENAN, qui avait décidé qu’ » aucun Blanc ne parviendrait à Tiassalé ». Marchand revint donc à Grand-Lahou puis, ayant rassemblé des hommes, s’embarqua le 18 mai 1893 pour envahir Tiassalé, qu’il occupa après une semaine de violentes batailles qui se soldèrent par la fuite d’ETIEN KOMENAN.
De là, MARCHAND reprit sa marche vers le Nord et en novembre 1893, pénétra à Gbèkékro, qui fut plus t**d rebaptisé Bouaké par les Français. Là encore, il dut affronter le chef de cette ville, KOUASSI GBÈKÉ, qui était allié, à cette époque, avec Samory Touré. Marchand fut alors obligé d’aller vers Kong, d’où il envoya un appel pressant à Paris, afin qu’on lui envoie une expédition pour occuper cette ville. En réponse à cet appel, les Français organisèrent une expédition en septembre 1894; dirigée par MONTEIL.
Cette expédition de Monteil rencontra une opposition encore plus vive des Baoulé, qui se révoltèrent et l’attaquèrent sur tous les fronts. Cette résistance opiniâtre des baoulés poussa MONTEIL à se replier sur la côte en février 1895.
Entre 1895 et 1898, le pays Baoulé connut la paix. Mais après avoir battu et capturé Samory Touré en septembre 1898, les Français décidèrent de s’occuper du cas des baoulés et d’installer un poste militaire permanent à Bouaké.
Ils lancèrent donc quelques incursions en pays baoulé et exécutèrent leurs différents chefs.
Agacés par ces provocations, les Baoulé de cette zone se soulevèrent de nouveau et, le 22 décembre 1898, lancèrent une attaque généralisée contre les garnisons françaises. Ils étaient dirigés par KUADIO OKU, le chef de Lomo, YAO GIE, un chef ngban, KASSO le frère du chef de Katiakofikro assassiné, AKAFU BULARE, un autre chef ngban, et KWAMÉ DIÉ, le grand chef des Baoulé de Warebo.
En réponse, les Français, après avoir déclaré le pays baoulé, territoire militaire, lancèrent une série de campagnes militaires visant à exterminer les baoulés. Leurs têtes étaient misent à prix et la razzia commença.
La paix ne fut restaurée dans la région que quand FRANÇOIS-JOSEPH CLOZEL, qui devint gouverneur intérimaire de la colonie en novembre 1902, comprit que l’emploi de la force était vain et ordonna d’arrêter les opérations militaires.
Toutefois, retenons que cette résistance des Baoulés qui se manifesta jusqu’en 1910, fut réprimée avec une brutalité et une cruauté sans précédent dans les annales de la résistance africaine.

A la fin du conflit, la population Baoulé qui était estimée à 1.500.000 âmes en 1900, passa à moins de 160 000 âmes en 1911.

Dans la même période, des révoltes du même genre, accompagnées de sévères combats et d’opérations de guérillas, se multiplièrent dans différentes régions de Côte d’Ivoire, à cause des méthodes brutales (notamment le travail forcé et la levée d’impôts exagérés) du gouverneur ANGOULVANT.

Les voisins des Baoulé, les Gouro, les Dan et les Bété résistèrent eux aussi jusqu’en 1919.

Source : Histoire générale de l’Afrique VII
L’Afrique sous domination coloniale de 1880-1935 (Unesco)
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KADJO AMANGOUA alias Toto Djra M'pou totto siLa légende d'un des plus grand résistant que la Côte d'Ivoire ait connu: le...
09/02/2026

KADJO AMANGOUA alias Toto Djra M'pou totto si

La légende d'un des plus grand résistant que la Côte d'Ivoire ait connu: le Guerrier Kadjo Amangoua.

La legende de Kadjo Amangoua , grand guerrier , résistant abouré , doté d’une forte personnalité , d’une curiosité sans partage , grand commerçant, stratège politique , conciliateur, est né probablement vers 1825 à Bonoua.

Cet ancêtre a pris très tôt le parti de défendre son peuple contre l’envahisseur. Nous vous racontons l’histoire selon les archives :

A la mort du roi Amon N’Douffou 1, l’accord de paix fut rompu entre les agni et Abouré car les Abouré ne s’étaient pas rendus au funérailles du roi défun.

Les agni décidèrent donc de donner une correction à leurs frères abouré. Ainsi pour se faire pardonner les abouré décident d’envoyer des émissaires pour se faire pardonner. Mais les Agni rancuniers, firent décapiter tous les émissaires. A l’époque régnait le roi Ahui Nogbou sur le trône de Bonoua.

Le gouverneur Binger pour prévenir la guerre, éteindre la tension qui regnait et concilier, convoque les deux ethnies Agni- Abouré à Bassam.

La délégation abouré précéde les agni à Bassam. Impatiente plusieurs jours, mais en vain, la délégation des agni t**dent à venir. Lorsque les Abouré apprirent l’arrivée des agni , alors ils quittèrent Bassam, laissèrent leurs pirogues du côté de Alsam.

Les Abouré vont côtoyer la plage pour mener une embuscade aux agni à quelques kilomètre de l’embouchure du côté de yaou ( Bonoua ).

Les Agni surpris et entourés; un chef de groupe sanflan( Bonoua ) du nom de Bah, neveu de Kadjo Amangouan, tentait d’arracher le fusil dans les mains du guerrier Agni dénommé Gbemgbe, chef de groupe d’aby ( sanwi ). Ce dernier tue son adversaire Abouré à bout portant.

La lutte est sanglante et meurtrière des deux côtés. Ces faits se déroulent en novembre 1894 .

Le commandant Finaud est désigné par l’administeur Binger pour mener l’attaque et l’invasion de Bonoua .

Les guerriers dirigés par Kadjo Amougouan opposent une résistante vigoureuse. Après plusieurs jours de combats contre les Agni, et l’armée coloniale, seront fait prisonniers Kadjo Amangoua, le roi Ahui Nogbou de Bonoua et le chef Otchoumou Kacou d’Adiaho .

Le chef Otchoumou Kacou et Kadjo Amangoua serons envoyés en exil au Gabon en 1896 .

Kadjo Amangoua décéde le 16 octobre 1909 après une semaine de maladie non défini. Ahimin Koua N’tayé, petit fils de Kadjo Amangoua après plusieurs recherches, et enquêtes obtiendra l’accord de feu le président Houphouët Boigny pour le retour des restes de son grand père défunt. Dix sept ans plus t**d, après la mort de Kadjo Amangoua, une terre prélèvée du cimetière indigène de N’dolé ou mourut Kadjo Amangoua sera transporté en Côte d’Ivoire.

Source : ©️cotedivoirenews

IL FAUT LAISSER UN MOT POUR LE COACH FAÉ 🇨🇮
31/12/2025

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Une note sur 10 pour la prestation de Alban lafon
31/12/2025

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28/12/2025
Vous là... Hon Hon dêh
28/12/2025

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NÉCROLOGIE🕊🕊🕊⚫️⚫️C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès du Dr Méné Piankhy Menelik , enseignant-...
22/12/2025

NÉCROLOGIE🕊🕊🕊⚫️⚫️

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès du Dr Méné Piankhy Menelik , enseignant-chercheur au Département d’Histoire de l’UFHB.

Au nom des étudiants l du Département d’Histoire, nous exprimons notre profonde compassion à l’endroit de sa famille, de ses proches, ainsi qu’à toute la communauté Universitaire.

Cher Docteur, pourquoi si tôt ? Pourquoi maintenant ?
Votre départ laisse un vide immense. Vous étiez plus qu’un enseignant : un repère, une source d’inspiration.

Yako à toute la grande famille du département.*
Puisse votre âme reposer en paix.
🕊🕊⚫️⚫️⚫️

L'ORIGINE DU PACTE DE NON AGRESSION (TOUKPÊ), ENTRE ABBEY ET DIDA. Dans un temps antérieure, les Douda (Dida) vivaient e...
25/11/2025

L'ORIGINE DU PACTE DE NON AGRESSION (TOUKPÊ), ENTRE ABBEY ET DIDA.

Dans un temps antérieure, les Douda (Dida) vivaient en parfaite harmonie avec les Abbey, jusqu'au jour où un jeune Abbey eut commis l'adultère avec une jeune fille Douda (Dida), découvert, une amende d'un éléphantau vivant est imposée au jeune Abbey.
Respectant le délai à leur confié, les Abbey parviennent à ramener l'éléphantau vivant pour s'acquitter de l'amende.
La vie en communauté fut reprise durant un bon moment et voilà qu'un jour le même scénario se reproduit mais cette fois-ci, c'est un jeune Douda (Dida), qui commet l'adultère avec une femme Abbey.
Les Abbey se rappelant d'un fait similaire, pour parallélisme des formes en matière d'adultère, pour palier à cette humiliation, demandent aux Douda (Dida) de leurs trouver une panthère vivante comme fut le cas pour l' éléphantau et dans un délai bien indiqué.
Le délai à eux donné passé sans exécution, les Douda (Dida) très confus, approchent les Abbey pour leurs proposer une compensation, ce qui ne fut accepté.
Les Abbey tres remonté ont décidé de chasser les Douda (Dida) et de mettre fin à une cohabitation avec les Douda (Dida), après avoir éventré une jeune fille vierge Douda (Dida), une partie aux Douda (Dida) et l'autre aux Abbey avec d'autres éléments pour le sacrifice voulu par les esprits, les tout dans un Mortié et le piler pour donner une patte à laquelle ils vont ajouter de l'eau.

Le chef ordonnant de piler le médicament (E-toukpé en Abbey ) pour conjurer les mauvais esprits.
Voilà d'où est parti l'appellation Toukpê par déformation de Toukpé en Abbey qui est l'action de piler.

Chassé du territoire Abbey, les Douda (Dida) alla s'installer près des Beté, et les Abbey pour empêcher les Douda (Dida) de revenir ont crée des campements de surveillance dans ce qui est l'actuel Tiassale, d'où la présence de plusieurs villages Abbey dans ce département.

" Désormais aucun Abbey ne doit verser le sang d'un Douda(Dida) et de même pour un Douda (Dida)".
Cette alliance fut scellée à Adiopodoumé, où les Abbey ont apporté main forte aux MAGWE composé de Douda (Dida), Godié, Bété et Gagou face aux Cobrina.

Dans les temps anciens, les Abbey et Dida ne s'unissent pas, parce que de cette union naîtra un enfant et en donnant naissance, la femme Abbey ou Dida versera du sang, violation du pacte de non agression conduisant de ne pas verser le sang.

Pour demander aux ancêtres, de faciliter ces unions de nos jours, nous procéderons aux différents rituels qui consistent à fendre un cabri à la place d'une personne et un montant symbolique pour sceller le Mariage entre les deux groupes alliés.
Quelque soit la gravité d'un problème, l'Abbey et le Douda (Dida) se le pardonnent au nom du pacte ancestral.
De nos jours seuls les anciens s'y obéissent.

Si nous ne savons pas où nous allons, sachions au moins d'où nous venons et ce qui nous caractérise.

Bernard Claude Assamoi , ingénieur financier, consultant formateur en audit interne et marché des capitaux.
Écrivain chercheur sur l'origine des Abbey, depuis l'Égypte antique jusqu'en Côte d'Ivoire.

19/11/2025
19/11/2025
Pris sur murCE QUI RESTE DE L'EMPIRE DU GHANA. Koumbi Saleh, capitale de l’ancien empire du Ghana, se situe dans l'actue...
13/11/2025

Pris sur mur

CE QUI RESTE DE L'EMPIRE DU GHANA. Koumbi Saleh, capitale de l’ancien empire du Ghana, se situe dans l'actuelle Mauritanie, à 80 km de la ville de Timbédra, près de la frontière malienne.C'est le site archéologique le plus célèbre de Mauritanie. Au 12ème siècle, Koumbi Saleh était une des plus grandes villes du monde, avec 30.000 habitants. Elle tirait sa richesse du sel et de l’or. L'historien arabe El-Idrisi écrit : “Le roi du Ghana était si riche que ses chevaux étaient attachés à des cordes en or de 15 kg".

Aujourd’hui, le site s’étale sur 10 km. On y trouve les restes d’un cimetière, de rues et de maisons, un monument animiste et une mosquée bien conservée (photos).

De Maître Cheick Oumar Konaré

Adresse

ABIDJAN COCODY, EN FACE DE L'ECOLE DE POLICE , à 200 M Du CHU DE COCODY
Cocody
01BPV34ABIJAN

Téléphone

+22501999260

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