25/08/2021
INTRODUCTION AU REIKI VAJRAYANA
Cette appellation de l’enseignement REIKI n’est pas couramment employée car elle désigne un ensemble de concepts faisant appel à des traditions plus que millénaires, inhérentes pour certaines d’entre elles aux traditions chamaniques primitives, pour d’autres au bouddhisme ésotérique ou tantrisme, pour d’autres encore au taoisme et aux diverses philosophies spirituelles d’Orient.
Malheureusement de nos jours, en Occident du moins, l’enseignement REIKI USUI a perdu une bonne partie de son âme et nombre de praticiens pourtant dûment initiés à la maîtrise ignorent que comme la médecine tibétaine, la technique REIKI est indissociable du bouddhisme, même s’il n’est pas nécessaire de pratiquer le bouddhisme pour prodiguer des soins REIKI.
Pour comble même, la signification ésotérique du mot et symbole REIKI – et ce constat est valable pour tous les symboles utilisés dans le REIKI traditionnel – est complètement ignorée de l’immense majorité des praticiens pourtant sincères.
De plus la pratique REIKI n’est pas – loin s’en faut – qu’une thérapeutique. C’est d’abord et avant tout un merveilleux outil de développement personnel qui permet d’accélérer considérablement les processus d’évolution spirituelle et donc d’intégrer notre propre place dans l’ordre cosmique afin d’y jouer notre rôle – « pour le bien du tout ».
Dans notre enseignement, nous reviendrons à maintes reprises sur ces notions fondamentales.
VAJRAYANA ou véhicule de diamant
La tradition bouddhiste nous enseigne que SHAKYAMOUNI, le dernier BOUDDHA historique ayant vécu de 566 à 485 AC (d’autres historiens avancent les dates de 620-463 AC), après avoir reçu l’illumination sous l’arbre sacré de la BODHI, un Ficus religiosa, a fait tourner trois fois la roue du DHARMA apportant ainsi à l’humanité trois enseignements spirituels fondamentaux :
- le HINAYANA ou petit véhicule qui enseigne comment atteindre l’illumination pour soi-même et ainsi atteindre le NIRVANA dans l’état d’AHRAT
- le MAHAYANA ou grand véhicule qui permet également d’atteindre l’état d’éveil mais pour le bien de tous les êtres sensibles
- et enfin le VAJRAYANA ou véhicule de diamant qui mène aussi à l’état d’éveil pour le grand bien de tout et de tous, par la voie du BOUDDHISME ESOTERIQUE ou TANTRISME.
VAJRAYANA est donc la voie menant à l’état d’éveil grâce aux pratiques ritualistes liées au bouddhisme ésotérique et qui sont associées aux TROIS SECRETS, le CORPS (ACTION), la PAROLE, l’ESPRIT :
- la pratique des MUDRA (corps, action)
- la récitation de MANTRA (parole)
- la visualisation des SYMBOLES (esprit).
Cette pratique disciplinée et maîtrisée permet d’entrer en contact avec les DEITES – qui vous seront présentées au cours de l’enseignement REIKI VAJRAYANA – en charge de l’énergie REIKI.
VAJRAYANA, comme d’ailleurs MAHAYANA, est indissociable du concept de BODHISATVA, un être éveillé ou proche de l’éveil qui fait vœu de se consacrer à l’évolution spirituelle de tous les êtres sensibles :
« tant qu’il y aura des êtres
tant que l’espace durera
puissè-je moi aussi demeurer
pour enrayer la souffrance de tous ».
En fait, le BODHISATVA renonce à entrer au paradis où il a pourtant sa place pour aider les moins avancés à connaître eux aussi l’éveil libérateur du samsara, c’est à dire des cycles de l’incarnation.
Nous aurons l’occasion de revenir sur cette notion car il nous semble évident que le Maître de REIKI accompli se doit de s’intégrer en toute conscience dans cette logique de sacrifice et de service.
REIKI
Maître MIKAO USUI était un moine bouddhiste né en 1865 au Japon et disparu en 1926, quatre ans après avoir reçu par illumination la tradition REIKI qui porte son nom.
Issu d’une longue, antique et célèbre lignée de samouraï dont on peut retrouver les racines jusqu’en en plein douzième siècle, Maître MIKAO USUI a étudié pendant plusieurs décennies les traditions anciennes du chamanisme chinois WU et du chamanisme japonais, les arcanes du bouddhisme ésotérique tel que le moine japonais KUKAI l’avait développé au pays du soleil levant au 8ème siècle, les secrets du SHINTO et du SHUGENDO, un courant de magie propre au Japon, ainsi que les subtilités du TAOISME.
Déçu de ne pas y trouver les secrets d’une thérapie rapide et efficace et soucieux de venir en aide à une humanité souffrante, Maître MIKAO USUI décida en 1922 de se rendre pour y méditer au sommet d’une montagne particulièrement sacrée pour les japonais, le MONT KURAMA.
Après vingt et un jours de méditation, de jeûne et d’ascèse, Maître USUI reçut l’illumination directement de DAINICHI NYORAI, le grand bouddha solaire en charge de l’énergie REIKI.
De retour parmi les hommes, MIKAO USUI pratiqua la technique de soins par imposition des mains dans les quartiers pauvres de Kyoto et en dispensa l’enseignement.
Jusqu’à sa mort survenue quatre ans plus t**d, en 1926, MIKAO USUI aurait formé 16 ou 18 maîtres, dont CHIJIRO HAYASHI à l’origine de la lignée japonaise qui perdure aujourd’hui encore au Japon.
Maître HAYASHI initia Madame TAKATA, hawaïenne d’origine japonaise qui transmit l’enseignement d’abord à Hawaï, puis aux USA d’où la tradition REIKI se répandit au Canada puis en Europe et enfin dans le monde entier.
Curieusement, Madame TAKATA a présenté Maître USUSI comme un moine chrétien, officiellement à cause de la guerre et de la mauvaise image que les japonais présentaient alors aux occidentaux. Cette raison nous semble spécieuse car bien évidemment ce qui pouvait gêner les occidentaux rancuniers de Pearl Harbour et des batailles meurtrières du Pacifique ne résidaient pas dans la religion de Maître USUI mais bien dans sa nationalité.
Toujours est-il que l’enseignement occidental du REIKI s’est éloigné de la source jusqu’à en omettre ses fondements essentiels – le bouddhisme ésotérique.
Quant à ses symboles essentiels, ils ont subi des altérations graphiques qui peuvent remettre en question le maintien de leur totale efficacité.
Nous reviendrons sur l’importance du symbole et de sa graphie, on doit même parler de CALLIGRAPHIE – littéralement « la belle écriture » - et souvenons-nous que la tradition chrétienne, elle aussi et dans le même esprit, revendique le respect de la Loi divine à laquelle il ne faut rien changer, fut-ce un iota.
Notre propos n’est pas de faire le procès de quiconque – ce ne serait pas dans l’esprit REIKI – mais force nous est de constater que l’enseignement REIKI s’est entaché de dérives mercantilistes avec des tarifs de formations ou de soins prohibitifs, des chicaneries mesquines et jusqu’à des procès entre lignées, des luttes de pouvoir entre egos surdimensionnés.
Il serait étonnant que dans un tel contexte l’énergie fondamentale de vie, l’énergie REIKI, soit à l’aise et en tout cas qu’elle anime encore les crabes du panier.
Un autre aspect de l’enseignement REIKI habituel et tel que nous l’avons reçu il y a quelques années nous interpelle et nous dérange, il s’agit de la rupture d’avec les racines bouddhistes pourtant fondamentales et incontournables, et pas seulement pour l’aspect historique.
A qui viendrait l’idée d’ordonner un prêtre catholique, de lui donner la maîtrise des sacrements, s’il ignore tout de la vie de Jésus et de l’enseignement christique ?
Hypocrisie et imposture sont les mots qui viennent à l’esprit mais là encore nous nous refusons à instruire un procès, notre propos est uniquement de rendre autant que faire se peut son essence spirituelle à la pratique REIKI.
En insistant sur le fait qu’outre son formidable pouvoir de guérison, sur le corps, l’esprit et l’âme, elle est avant tout le moteur de la propre évolution spirituelle du praticien, sans aucun doute le meilleur et le plus puissant qui soit.
Et surtout ne perdons pas de vue ce subtil concept de BODHISATVA dont la compréhension, quand elle s’en approfondit, éclaire d’une lumière nouvelle le véritable rôle du Maître en REIKI, un rôle à l’échelle cosmique