10/06/2026
Lors de la dernière semaine de mai, des étudiants de L3 Histoire ont séjourné à Ouessant, accueilli au sein du CEMO (Centre d’Etude du Milieu d’Ouessant). C’est la cinquième année que ce projet, conduit par Stéphane Lebreton et Pierre Schneider, existe : un lustre donc… Un lustre : ça devient une tradition. Volontaires, ces étudiants ont lu des textes anciens, se sont questionnés, ont marché, se sont perdus, ont marché à nouveau, ont cuisiné, ont marché…
Parmi les exercices proposés – outre l’élaboration d’un journal de voyage personnel – ils devaient écrire chaque jour une notice sur leur expérience insulaire. La somme de ces notices donne lieu à un embryon de « Dictionnaire amoureux et décalé des séjours à Ouessant ». Les termes proposés ont été les suivants : Abeille ; Amour ; Apéritif ; Bleu ; Blockhaus ; Bretons ; Bruit ; Carte ; Chat ; CEMO ; Commune ; Côte ; Coucou ; Couleur ; Départ ; Discrétion ; Eglise ; Fleurs (les) ; Fin ; Galet ; Gris ; Groupe ; Hamon (Hervé) ; Itinéraire ; Lande ; Lapin ; Lux ; Manque ; Marche ; Marée ; Mer ; Motivation ; Mouette ; Mouton ; Nuit ; Odeur ; Orientation ; Phare ; Phoque ; Pince ; Pluie ; Professeur (le) ; Respiration ; Repas ; Rocher ; Route ; Ruine ; Sémaphore ; Soleil ; Solitude ; Sommeil ; Son ; Vent (à Ouessant).
Ce dictionnaire sera plus t**d disponible à la demande. Stéphane Lebreton en profite pour inviter les étudiants qui ont bénéficié les années précédentes de cette expérience de participer à la constitution de cette référence. Proposez-lui des entrées (en commentaire ou par mail) !
Un exemple ?
Vent (à Ouessant) :
J’ai toujours détesté le vent. Il m’incommode. Il me décoiffe, m’irrite les yeux, me gèle les mains, me gerce les mains. Eole est toujours contre moi. Voilà pourquoi je préfère m’enferme dans le cercle restreint d’un intérieur plutôt que de me soumettre à ce fripon auquel personne n’échappe. Pourtant, je me trompe. Le vent est un merveilleux metteur en scène. Sur la mer, il sculpte la houle et disperse l’écume. Près des côtes, lorsqu’il s’abat avec fracas, il nous offre l’odeur du seul, la danse des agatheas et le bruit des vagues sans jamais masquer le chant des oiseaux. A Ouessant, j’aime le vent !
Bibliographie :
Jean-Pierre Abraham, Le vent, Paris, 1956.
Olivier Le Carrer, Naviguer sur les sentiers du vent, Arles, 2023.
Margaret Mitchell, Autant en emporte le vent, New York, 1936.
Voir : Côte, Eglise, Fleurs, Mer, Ruine