La création du CéSor, Centre d’études en sciences sociales du religieux, UMR 8216 (EHESS/CNRS) résulte d’une dynamique enclenchée en janvier 2013 à l’EHESS par la création du Programme de recherches interdisciplinaires (PRI) « Sciences sociales du religieux » qui a permis une première coopération entre les groupes et centres spécialisés dans ce domaine et a fait valoir la vitalité de ce champ de r
echerches dans de nombreux autres secteurs de l’École, en particulier du côté des aires culturelles et des sciences politiques. Le CéSor a réuni en 2015 le CEIFR (Centre d’études interdisciplinaires des faits religieux, UMR 8216) et deux équipes jusqu’alors rattachées au Centre de recherches historiques (CRH) : le Centre d’anthropologie religieuse européenne (CARE) et le Groupe d’études byzantines, néo-helléniques et sud-est européennes. Il rassemble des chercheurs et enseignants-chercheurs confirmés, des doctorants et des mastérants attachés à des périodes historiques et des espaces géographiques extrêmement divers et qui explorent dans ce spectre très large toutes les formes du discours religieux, des pratiques rituelles et dévotionnelles et, plus généralement, pour l’époque contemporaine en particulier, les multiples aspects du « croire ». Le CéSor a choisi de s’installer dans le bâtiment Nord du Campus Condorcet, aux côtés de deux Centres de l’École Pratique des Hautes Études (le GSRL et le LEM) avec la volonté d’engager un dialogue, aujourd’hui essentiel, avec d’autres institutions actives sur le Campus et de donner une plus grande visibilité aux Sciences sociales du religieux, au sein de l’École et au-delà. Il passe d’abord par une histoire réflexive des savoirs, laboratoires et disciplines liés aux sciences sociales du religieux par le prisme des archives pour la plupart d’entre elles conservées à l’Humathèque du Campus, dans la suite des travaux engagés sur les fondateurs du Groupe de sociologie des religions (GSR), ancêtre commun du CEIFR et du GSRL. Il passe ensuite par une exploration anthropologique, historique et sociologique des faits de croyance dans les sociétés humaines. Il passe enfin et passera toujours davantage par la recherche de nouvelles formes de production et de diffusion de la recherche par l’image filmique et par des modes de publication, numériques en particulier, aptes à se saisir d’un savoir mondialisé, multilocalisé et exposé à toutes les convulsions du monde contemporain.