15/07/2026
[L’espèce hebdo - Le Lézard des souches] Trésor rare des milieux ouverts
🔎 Cette semaine, nous présentons le Lézard des souches (Lacerta agilis). Sa taille peut atteindre 24 cm, queue comprise. Son museau est court et arrondi, son cou plutôt épais. Il présente un dimorphisme se**el bien marqué, c’est-à-dire une différence entre mâle et femelle notable : le mâle a des flancs verts en période de reproduction ornés d’ocelles blancs-verdâtres, bordés de brun ou de noir. Une bande brune parcourt son dos, encadré de lignes blanchâtres. Le vert est absent chez la femelle, les motifs restent néanmoins similaires. Ce lézard est également appelé Lézard agile, une traduction littérale de son nom latin.
🌿 Le Lézard des souches fréquente surtout des milieux ouverts ou semi-ouverts, où alternent zones bien exposées au soleil et abris pour se dissimuler. On le rencontre donc dans des habitats en mosaïque, présentant des secteurs herbacés et embroussaillés comme les landes, pelouses, ourlets, mais aussi dans les clairières et lisières forestières. En hiver, il hiberne, à l’abri sous des pierres, des souches, des tas de bois ou au cœur de la litière forestière.
🧐 L’activité du Lézard des souches s’étend du printemps à l’automne. Les premiers individus sortent à la mi-mars, mais cette date peut varier selon les températures (il est peu actif en dessous de 18°C). Le pic d’activité se situe entre mai et juillet avec l’accouplement, la ponte et l’éclosion des œufs.
📈 En France, le Lézard des souches est principalement présent dans l’est du pays et le Massif central, avec des populations très localisées dans les Alpes et les Pyrénées. Il est absent de Bretagne. En Normandie, on le trouve uniquement dans l’est de la région : il est absent de la Manche et du Calvados, mais présent dans le Perche ornais ainsi que dans la vallée de la Seine et celle de ses affluents, dans l’Eure et la Seine-Maritime. De la même façon, il est quasi-absent des Pays de la Loire, mais est ponctuellement observé en Sarthe. L’espèce est menacée par l’artificialisation des sols, mais aussi localement par les lâchers de Faisans de Colchide et la prédation par les chats domestiques.
Du fait des menaces qui pèsent sur ses populations et de sa répartition, le Lézard des souches est considéré en danger en Normandie, en danger critique pour les Pays de la Loire. Il est quasi-menacé à l’échelle nationale.