12/01/2026
transmission intergénérationnelle
Depuis mon nouveau statut de grand-mère, j’observe de nouveaux points de vue sur ma descendance.
Ainsi lorsque je suis avec mon fils , je me surprends à revenir sur son enfance, nos relations, le plus souvent à sa demande., comment il se comportait, comment nous vivions, etc..�
Quand je le regarde être père avec son fils, je vois qu’il répond à l’enfant qu’il était et à la façon dont nous , ses parents, réagissions avec lui dans différentes situations du quotidien.
Je vois bien cette nécessité de reparler, de se souvenir encore, d’inscrire dans sa place de père son expérience infantile et je sens que çà lui permet d’accueillir son fils pleinement en même temps qu’il s’accueille lui-même en tant que fils.
Je me mets en arrière -plan, en soutien des parents de façon à ce qu’ils puissent être disponibles pour leur enfant. J’ai bien intériorisé que les parents, c’est eux et pas moi !!!! et qu’ils font avec leurs manques et leurs forces..
Et je mesure tout ce stress, cette pression constante à être parent, à tenir cette place pour faire au mieux possible pour l’enfant et pour leur image de parents. Je comprends toute cette pression pour l’enfant d’avoir à répondre aux attentes parentales et à être l’enfant qu’ils aiment aimer.
Ainsi se prolonge le tissage du lien générationnel avec des allers-retours créant une forme nouvelle à partir de traces anciennes et des adaptations au temps d’aujourd’hui.
J’ai en mémoire cette citation de Yvan Boszormeny Nagy que j’affectionne particulièrement :
« comme je recrée mes attitudes passées envers mon père dans mes relations avec mon fils, potentiellement je deviens à la fois père et fils. A tout moment, quand je copie les attitudes
paternantes de mon père , quelque chose réveille en moi mon « self » d’enfant affamé d’être aidé et soutenu par mes parents. Ainsi dans un sens, mon enfant qui a fait de moi, un parent
peut aussi faire de moi un enfant. »