23/01/2026
📩 Nous avons récemment reçu ce message au secrétariat, rédigé par une sophrologue.
Par respect pour sa démarche et sa liberté de parole, nous en garantissons l’anonymat.
Nous n’avons pas, à ce stade, de réponse arrêtée aux questions qu’elle soulève.
En revanche, nous avons trouvé sa réflexion pertinente, structurée et représentative de réalités de terrain que beaucoup de professionnels rencontrent aujourd’hui.
C’est pourquoi nous avons choisi de la partager ici, non pas pour apporter une réponse, mais pour ouvrir une réflexion collective autour de la formation continue, des pratiques actuelles et de leur évolution.
" Sophrologue installée en Bretagne, je partage une réflexion professionnelle qui me traverse en 2026.
En consultant le catalogue public 2026 du FIFPL - rubrique Sophrologues, un constat s’impose :
Toutes les formations proposées sont dispensées exclusivement en présentiel sur site.
Aucun format en visioconférence, en classe virtuelle ou en hybride n’y figure.
En 2026, pourtant, beaucoup de sophrologues : exercent en cabinet en présentiel et en visioconférence, accompagnent à distance avec une vraie relation, s’adaptent aux contraintes géographiques, physiques et professionnelles de leurs patients, proposent des suivis en visio avec présence, interaction, ajustement et éthique.
La sophrologie n’est pas une pratique de contact physique.
C’est une pratique de la relation, de la parole, de l’écoute, de la présence consciente.
Sur le terrain, la donne a déjà changé.
Certains professionnels se sont adaptés à ces évolutions.
D’autres ont choisi de rester sur des cadres plus traditionnels.
Ce qui interroge ici, ce n’est pas le présentiel en soi.
C’est le choix exclusif du présentiel, dans un contexte où nos pratiques, elles, sont devenues hybrides.
Pour une sophrologue exerçant en Bretagne, cela implique aujourd’hui des déplacements vers un nombre limité de grandes villes, notamment :
Paris / Île-de-France, Bordeaux, Lyon / Saint-Priest, Montpellier, parfois Toulouse.
Autrement dit, des trajets longs, une organisation spécifique, et parfois tout cela pour une seule journée de formation.
Alors la question mérite d’être posée :
que faut-il comprendre, en 2026, derrière le choix d’exclure toute formation en visioconférence, même lorsqu’elle est synchrone, encadrée et interactive ?
Est-ce : un choix pédagogique assumé ? un choix organisationnel lié aux cadres existants ? un choix politique ou institutionnel ? la conséquence d’un modèle historiquement porté par certains acteurs, parfois à la fois représentants de la profession, formateurs et porteurs de leurs propres offres de formation ? une volonté de maintenir un modèle unique, malgré l’évolution des pratiques et des usages sur le terrain ?
Et vous, en tant qu'école, comment percevez-vous aujourd’hui l’équilibre entre évolution du métier, réalité du terrain et choix institutionnels en matière de formation continue ?"