Institut maïeutis

Institut maïeutis L’institut maïeutis est le premier lieu d’apprenance par le sens implanté en
France et à l’étranger. Où cours-tu ?

Coaching, Supervision, Enseignement

FORMATION DIAM : la plus complète pour devenir coach professionnel diplômé
SPÉCIALISATION autour de sujets clés de l’accompagnement
SUPERVISION : déontologie du coaching et développement de la pratique professionnelle Vous souhaitez donner de la densité à votre métier et cherchez à lui
offrir une nouvelle dimension

Vous voulez apprendre à accompagner des perso

nnalités à haut potentiel qui
cherchent toujours à donner sens à leurs actions ? Son objectif est de former les consultants, coachs et managers à
l’acquisition des gestes professionnels destinés à amplifier leurs pratiques
professionnelles par le sens. Notre philosophie d’action

Contribuer à l’adaptation de l’Homme à la révolution noétique que nous
traversons est la vocation de l’institut maïeutis. En ce sens, les propos de Marc Halévy, auteur et conférencier, fondateur
du groupe Maran pour des interventions managériales de terrain auprès
d’entreprises complexes, sont une source d’inspiration, pour Jérôme Curnier,
Fondateur de l’institut maïeutis qui en retient l’idée centrale :
« La Noétique est le domaine de la Connaissance et des transformations
intellectuelles, sociales et spirituelles qui l'accompagnent ».

À cette première expression de Marc Halévy, nous ajoutons celle de Thomas
d’Ansembourg qui écrivait à l’automne 2008, dans son ouvrage « Qui fuis-je ? A quoi servons-nous ? », (Editions de l’Homme, 2008) :

« Aider à déplacer le centre de gravité de nos préoccupations actuelles, parfois
anihilantes, sortir de l’asservissement au tout économique et de l’ »addiction »
à la croissance et aux logiques égocentriques de rivalité et d’accaparement
pour se détacher progressivement des richesses extérieures. » Telle est la ligne
directrice de l’institut maïeutis, l’essence de son accompagnement et les
fondements de ses enseignements. Accompagner par le sens, c’est permettre la (re)naissance à une autre
manière de voir et d’agir dans le monde actuel à partir de la connaissance
et de la créativité dont nous sommes doté(e)s. Permettre aux individus de
s’éveiller aux richesses qui sont, elles, intérieures : l’intuition, l’imagination,
l’expression artistique, l’Intelligence Collective, la capacité à nouer des liens
durables et profonds, à inventer sa vie comme une œuvre au service de la
collectivité et la conscience de contribuer à l’évolution de l’humanité. Telles sont les orientations que propose l’institut. Ce mouvement est en route et nous voyons déjà les premières
transformations comportementales et sociales qu’il suscite. Une part
significative de la population est en train de transformer ses modes de
pensée et de vie, confirmant ainsi, une tendance que bien des personnes
ressentent depuis longtemps, dans différents secteurs de la société et qui
se perçoit particulièrement dans le domaine où l’institut maïeutis a choisi
d’œuvrer (l’accompagnement). Créer les conditions du développement de « l’intériorité citoyenne » de chacun,
selon la très belle expression de Thomas d’Ansembourg, ou d’une « spiritualité
laïque », selon la formule de Luc Ferry, (sous-titre de son ouvrage « La
révolution de l’amour », Editions Plon, novembre 2010). Ces réflexions constituent le fondement des pédagogies proposées par
l’institut, lesquelles se nourrissent mutuellement et s’enrichissent au fil du
temps par une capitalisation organisée. Intégrer l’institut maïeutis, c’est
s’inscrire et inscrire son action dans cette démarche globale.

Ce sont nos anciens qui le disent !Vous aussi, vous voulez devenir un   du   ?Venez découvrir la pédagogie « DIAM » 💎 lo...
10/09/2026

Ce sont nos anciens qui le disent !
Vous aussi, vous voulez devenir un du ?
Venez découvrir la pédagogie « DIAM » 💎 lors de notre 𝘀𝗲́𝗺𝗶𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗽𝗶𝗹𝗼𝘁𝗲

📆 Les 𝟱 𝗲𝘁 𝟲 𝗻𝗼𝘃𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 à 𝗟𝘆𝗼𝗻 Confluence

📌 𝗔̀ 𝗱𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘃𝗿𝗶𝗿 𝗶𝗰𝗶 : https://www.institutmaieutis.com/event/seminaire-pilote-diam-275/register

𝗔𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲 (non exhaustif) 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗲𝗻 𝗶𝗺𝗺𝗲𝗿𝘀𝗶𝗼𝗻 :

✅ 𝗟'𝗲𝘅𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 de la posture de coach

✅ Les 𝗲𝗻𝗷𝗲𝘂𝘅 actuels du coaching

✅ Le 𝘀𝗲𝗻𝘀 du parcours DIAM : une démarche de professionnalisation de l’accompagnement qui implique :
- un développement professionnel à fort impact personnel
- un développement personnel à vocation professionnelle

✅ L’ 𝗮𝗻𝘁𝗵𝗿𝗼𝗽𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗲 utilisée en coaching

✅ Des 𝗮𝗽𝗽𝗼𝗿𝘁𝘀 𝗶𝘀𝘀𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗔𝗻𝗮𝗹𝘆𝘀𝗲 𝗧𝗿𝗮𝗻𝘀𝗮𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲 (𝗔𝗧) 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝗽𝗲́𝗰𝗶𝗮𝗹𝗶𝘀𝘁𝗲𝘀 tels que Vincent Lenhardt, Alain Cardon…

✅ Des 𝗲́𝗹𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲́𝗵𝗲𝗻𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗮𝗰𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲, 𝗹𝗲 𝗺𝗮𝗻𝗮𝗴𝗲𝗿, 𝗹’𝗲́𝗾𝘂𝗶𝗽𝗲, 𝗹𝗲 𝗱𝗶𝗿𝗶𝗴𝗲𝗮𝗻𝘁 : polarités de l’accompagnement, objectifs, aspects à prendre en compte…

✅ Des 𝗼𝘂𝘁𝗶𝗹𝘀 𝗽𝗿𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 : schémas des niveaux d’identité, des identités cible, grille tout terrain…

✅ L’explicitation de la 𝘀𝘁𝗿𝘂𝗰𝘁𝘂𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗽𝗮𝗿𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗗𝗜𝗔𝗠, des 𝗿𝗲𝘀𝘀𝗼𝘂𝗿𝗰𝗲𝘀 proposées, des 𝗲𝘀𝗽𝗮𝗰𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝘂𝘁𝗶𝗲𝗻 mis à disposition

Et bien d’autres.

Avec les enseignants : Jérôme Curnier, Malika Idri et des témoins (élèves issus des promotions précédentes).

⏳ 𝗡𝗲 𝘁𝗮𝗿𝗱𝗲𝘇 𝗽𝗮𝘀 ! https://www.institutmaieutis.com/event/seminaire-pilote-diam-275/register

📞 07 49 61 71 85










À mes débuts de coach, je prenais des notes pour occuper le terrain, masquer mon embarras et gagner du temps si je ne sa...
09/09/2026

À mes débuts de coach, je prenais des notes pour occuper le terrain, masquer mon embarras et gagner du temps si je ne savais pas quoi dire. Bref, je me cachais derrière mon crayon.

Il m’a fallu pas mal de pratique pour en faire un outil à valeur ajoutée.

Car la prise de notes n’est pas juste une obligation légale, une traçabilité imposée face à une éventuelle requête de la justice si un client nous mettait en cause.

C’est d’abord une manière de traduire la direction que je donne à chaque séance.

Si un coach qui débute me demande « comment prends-tu tes notes ? », je réponds : « en reflétant l’intention et le sens qui guident mon accompagnement du jour ».

L’objectif n’est pas l’exhaustivité, la synthèse ou la cueillette d’infos au petit bonheur la chance.

Mes notes ont un fil directeur. Si je les relis quelques semaines après, j’y retrouve le centre de gravité du travail de la séance. Et la progression d’une séance à l’autre.

En pratique, chaque coach matérialise sa prise de notes sous une forme bien à lui, qui lui permet de se repérer sans effort.

Ne cherchez pas un modèle de référence ou une organisation type : disposez l’information d’une manière qui vous parle.

Pour ma part, je crée une première page avec le nom du client au centre, et quatre zones autour.

En haut à gauche, la demande explicitée du client pour la séance et le contrat conclu pour y répondre : processus, contenu, ou les deux.

En haut à droite, les parties prenantes impliquées dans le sujet du jour : conjoint, collègues, entreprise... J’y ajoute les ressources de mon client, externes (ami, proche…) ou internes, comme des expériences positives auxquelles il peut se référer.

En bas à gauche, je note les besoins de mon client tels que perçus dans sa demande initiale ou au fil de nos échanges. Besoin de protection, d’appartenance, de réassurance, etc.

En bas à droite, je liste ses croyances, avec leur syntaxe.
• A = B : « être un bon père, c’est garantir la sécurité matérielle de sa famille ».
• ou A implique B : « si je me réjouis de recevoir des compliments, je suis un prétentieux ».

Sur une seconde page, j’inscris les sujets à traiter qui me viennent à l’esprit au fil des échanges : scénario récurrent, hiérarchie de valeurs floue, pertinence d’un outil comme l’EFT…

Je n’oublie pas que mon client me voit écrire. Il peut se demander ce que je pense de lui. Ou s’étonner, s’il me livre une information qu’il juge capitale, de constater que je ne la note pas.

Aussi, je boucle chaque séance par une synthèse orale du travail du jour : ce que nous avons fait, les messages clés, les émotions ressenties, les enjeux pointés.

Je ne montre pas mes notes à mes clients. Mais avec cette séquence, je leur signifie que rien de ce nous avons dit d’important n’a été perdu.

Jérôme Curnier

La supervision collective reprend aujourd’hui !Des groupes en distanciel, 9 participants maximum pour une journée complè...
08/09/2026

La supervision collective reprend aujourd’hui !

Des groupes en distanciel, 9 participants maximum pour une journée complète de réflexions sur vos cas pratiques et d’approfondissements théoriques selon vos besoins, avec de nombreux processus de traitement.

Un engagement de 6 journées sur l’année, à choisir dans le calendrier selon vos disponibilités. De la souplesse si vous souhaitez modifier votre choix de dates.

Un accompagnement pour votre prise en charge financière par votre OPCO.

Faîtes le test ! Venez découvrir lors d’une journée sans engagement.

La supervision est assurée par Jérôme Curnier, coach professionnel certifié Maître Praticien, fondateur de l’Institut maïeutis, formateur de coachs professionnels et auteur de la collection 𝘊𝘰𝘢𝘤𝘩𝘪𝘯𝘨 𝘎𝘭𝘰𝘣𝘢𝘭.

🎯Tous les détails : https://www.institutmaieutis.com/supervision-entre-2-opale-pour-les-coachs

🗣️ 𝘕𝘰𝘴 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘪𝘤𝘪𝘱𝘢𝘯𝘵𝘴 2025 𝘥𝘰𝘯𝘯𝘦𝘯𝘵 𝘭𝘦𝘶𝘳 𝘢𝘷𝘪𝘴

"Approfondissement, clarification, confiance en soi, Jérôme amène une grande base de sécurité à la fois encourageante et stimulante : MERCI !"

"Les pépites sont nombreuses et toutes sont liées à la mise en pratique de cadres de référence adaptés aux situations vécues, principalement professionnellement mais l'impact personnel est bien évidemment réel."

Mes points forts ?
"La facilité des échanges et l'adaptabilité du superviseur"
"L'expertise de Jérôme CURNIER, la pluralité des cadres de référence qu'il mobilise brillamment, son adaptation aux sujets/contextes amenés en séance."

Le minimum syndical du coach consciencieux, c’est d’apporter trois choses à son client :• rétablir son « OKness », son c...
02/09/2026

Le minimum syndical du coach consciencieux, c’est d’apporter trois choses à son client :

• rétablir son « OKness », son confort émotionnel,
• l’aider à élaborer une vision systémique de sa situation : parties prenantes, relations, angles morts…
• renforcer son pouvoir d’agir sur cette situation.

Pour autant, l’émotif, le cognitif et le conatif (= capacité à agir) ne sont pas juste des items sur une to-do-list.

Ce sont aussi trois modes de perception du monde, et chacun de nous, par tempérament, en privilégie un dans sa lecture des situations, des personnes et des relations.

Certains empruntent la « porte d’entrée » de l’émotion : avant tout, ils ressentent leur environnement.

D’autres empruntent la porte d’entrée de la pensée : ils commencent par analyser ou juger.

Les derniers empruntent la porte d’entrée de l’action : leur réflexe est d’agir ou de réagir.

Quelles conséquences pratiques pour les coachs ?

D’abord, identifier cette porte d’entrée pour créer une solide alliance de changement.

Ne vous agacez pas de voir un client déborder d’émotions si c’est sa manière d’être.

Ne l’assommez pas d’explications et de théorie si vous sentez qu’il est ailleurs.

Proposez-lui des jeux de rôles et des mises en situation s’il privilégie l’action, etc.

Deuxième conseil : associez les portes d’entrée en communication (créées par le psychologue américain Paul Ware) aux six profils de la Processs Com.

Ainsi, vous identifierez la « porte visée » de chaque client : le nouveau mode de perception du monde vers lequel il s’agit de le faire évoluer.

Exemples :
L’énergiseur, dont la porte d’entrée est l’action, ira volontiers vers le cognitif pour canaliser et rationaliser ses impulsions.

L’empathique, très émotif, doit être amené vers le cognitif, pour remettre l’état du moi Adulte aux commandes.

L’analyseur, qui vit dans la pensée, enrichira sa vision du monde en s’ouvrant à ses émotions.

Troisième conseil : la combinaison portes/profils PCM® vous signale les « portes piégées », pour lesquelles votre client n’a pas d’appétence, voire qui peuvent lui être néfastes.

N’embarquez pas un énergiseur dans l’émotionnel : il s’y prendrait les pieds !

Pas de cognitif avec un promoteur : trop inconfortable pour lui.

N’encouragez pas un empathique à plus d’action : le risque, c’est le passage à l’acte.

En supervision, je constate que la méconnaissance des « portes » de Paul Ware explique pas mal de difficultés.

Le coach a choisi la mauvaise porte d’entrée. Au pire, il a foncé vers la porte piégée du client. Donc, celui-ci freine des quatre fers. Impossible de créer la confiance.

Je vous encourage à vous approprier cet outil pour lancer vos coachings sur de bonnes bases, et mieux traiter les situations complexes : client submergé par ses émotions, demandes ambivalentes par exemple.

Jérôme Curnier

Pour progresser dans ma pratique de coach, j’ai dû accepter une certaine dose de frustration.Car ma tendance naturelle, ...
26/08/2026

Pour progresser dans ma pratique de coach, j’ai dû accepter une certaine dose de frustration.

Car ma tendance naturelle, c’est de proposer à mon client davantage que ce dont il a besoin.

Comme un architecte d’intérieur qu’on consulterait pour le salon, et qui répondrait avec des étoiles dans les yeux qu’il a des idées géniales pour refaire toute la maison.

Rien de mercantile là-dedans. Je ne cherche pas à facturer le maximum.

Je lutte juste avec une puissante envie d’explorer tous les possibles, toutes les ouvertures, toutes les pistes qui me viennent à l’esprit.

Si un client me sollicite pour surmonter un coup dur professionnel, j’ai envie de creuser avec lui l’écho existentiel de cette épreuve. Forcément.

S’il veut de l’aide pour préparer une décision majeure, j’ai envie de lui transmettre un maximum d’outils pour éclairer son choix. Forcément.

Si l’approche de la cinquantaine commence à le titiller sur le sens de sa vie, le champ d’exploitation devient presque infini.

Vincent Lenhardt, qui m’a formé au métier, m’avait mis en garde : « Jérôme, les offres d’accompagnement trop fournies, c’est de la sur-qualité et ça fait plus peur qu’envie ».

Il avait raison. Mais on ne se refait pas.

Régulièrement, je dois batailler contre ma propension naturelle à proposer la « totale ».

J’accepte mieux la frustration : elle m’indique que j’ai su m’arrêter à temps. Mais c’est toujours de la frustration.

Pour placer le curseur au bon endroit, je me cale sur le besoin de mon client. Pas juste sa demande, son besoin. Et pas plus ni moins que ce besoin !

Reste ensuite à installer chez mon client une dynamique de désir. L’ingrédient majeur des coachings qui réussissent.

Cette dynamique ne surgit pas un beau matin par magie. Elle se joue entre trois polarités, trois opérateurs modaux si l’on utilise le vocabulaire de la PNL :

• il faut : ce qui s’impose à moi de l’extérieur, via un parent, une figure d’autorité, une norme sociale,

• je dois : ce que je m’impose à moi-même compte tenu de mes valeurs et croyances,

• j’ai envie : ce que je désire spontanément, sans m’encombrer de règles.

La majorité des coachings portent sur un objectif que le client désire, mais qu’il se refuse, car il n’en assume pas les conséquences.

L’élan du « j’ai envie » se fracasse sur les murs du « il faut » ou du « je dois ». D’où l’indécision qui paralyse.

Installer une dynamique de désir, c’est analyser ce conflit assez finement pour l’expliciter. Démasquer derrière les « il faut/on doit » les interdits, les superstitions, la peur de transgresser, etc.

C’est le chemin vers une indépendance assumée et une posture adulte.

En résumé : les deux clés d’un coaching qui fonctionne, c’est un coach frustré (un peu) et un client porté par une dynamique de désir (beaucoup).

Jérome Curnier

19/08/2026

Derrière chaque outil de coaching se cache une question fondatrice. Celle que son concepteur a cherché à résoudre pendant des années.

Prenez William Schutz, père du modèle de l’Élément humain. Sa grande question était : comment devenir pleinement soi-même, en dépassant ses peurs ?

La peur de vivre, d’aimer, de faire.

La peur d’être ignoré, rejeté, humilié par les autres.

Selon la légende, Schutz, universitaire américain, a voulu participer un jour à une manifestation anti-guerre du Vietnam. Son père a tout fait pour l’en dissuader : « trop dangereux pour ta carrière ».

Schutz aurait alors réalisé combien il voulait diriger sa vie sans être bridé par des freins intérieurs.

Avec l’Élément humain, il a développé les notions de présence à soi (être lucide sur ce qu’on ressent et pense), de conscience de soi (je choisis de m’ouvrir sans jugement) et de contrôle de soi (mes actes ne sont pas entravés par des peurs).

Pour White et Epston, concepteurs de l’approche narrative, LA question était : comment se libérer des récits qui nous enferment ?

Michael White, qui fut travailleur social, voyait combien les personnes qu’il suivait étaient réduites à des étiquettes stigmatisantes : violent, dépressif, instable, etc.
L’approche narrative qu’il a développée avec David Epston a eu pour but « d’externaliser » ces problèmes.

Je ne suis plus défini comme violent : la violence, c’est une sorte d’entité extérieure qui prend trop de place dans ma vie.

L’enjeu : remplacer mes « histoires problèmes » par des « histoires solutions » qui me définissent autrement.

On trouve d’autres pépites dans l’approche narrative, comme son protocole pour se libérer de référents devenus encombrants. Mais c’est d’abord une éducation à la narration sur soi, une mise en mots qui libère.

Enfin, Éric Berne, père de l’analyse transactionnelle, s’est attelé à cette question : comment devenir autonome dans ses relations, sans rejouer inconsciemment ses scénarios de vie ?

Berne, psychiatre, voulait dialoguer avec ses patients d’égal à égal, grâce à un vocabulaire moins ésotérique.

Il a remplacé le moi, le surmoi ou le ça par l’enfant, le parent et l’adulte (sans équivalence entre ces topiques), qui parlent au plus grand nombre.

Il a réordonné les relations interpersonnelles autour de contrats qui fixent leurs objectifs, leurs moyens, et le rôle alloué à chacun.

On lui doit aussi trois concepts qui précisent sa vision de l’autonomie :

• conscience claire : je nomme les choses avec lucidité, sans biais cognitifs,

• spontanéité : je m’adapte avec agilité aux situations et aux personnes, en étant capable d’activer tous mes états du moi ;

• intimité : je m’ouvre à l’autre sans masque, sans peur d’exposer ma vulnérabilité.

J’adore revisiter ainsi la genèse de nos outils de coaching. Et je trouve dans cette exploration une manière plus juste et plus inspirée de m’en servir.

Jérôme Curnier

Depuis deux ans, j’utilise parfois la numérologie dans ma pratique de coach. Pas pour me reconvertir un jour en madame I...
12/08/2026

Depuis deux ans, j’utilise parfois la numérologie dans ma pratique de coach.

Pas pour me reconvertir un jour en madame Irma. Pas pour prédire à quiconque ce que l’avenir lui réserve. Je n’y crois pas le moins du monde.

La numérologie, c’est un outil projectif, une riche palette de représentations symboliques à soumettre à un client :

« Voilà ce qu’évoque la symbolique des Nombres dont tu es porteur. Est-ce que cela te parle ? Si oui, qu’est-ce que cela fait émerger en toi ? »

Ce n’est jamais le seul outil que j’utilise. Je m’appuie toujours sur plusieurs cadres de référence.

Je réserve la numérologie aux coachings à caractère existentiel, aux interrogations autour de thèmes comme la mort, la liberté, la solitude ou le sens.

Les représentations symboliques y ont toute leur place. Car on explore un immense territoire, qui a besoin de multiples éclairages pour devenir lisible.

Mais pas de numérologie pour accompagner une prise de poste, faire monter un manager en compétence ou le soutenir en période de crise.

Vu de l’extérieur, l’usage de la numérologie en séance fera bondir les inconditionnels des protocoles de référence du métier.

Je pars de la date de naissance de mon client, de son nom et de ses prénoms, avec une table de correspondance pour convertir chaque lettre en chiffre.

Par réductions successives (41 = 4 + 1 = 5), j’arrive à un Nombre entre 1 et 9. Chacun est associé à une symbolique principale et à une dizaine de termes secondaires.

Exemple : le Nombre 1 est associé à l’action, au leadership, au père dans sa version fluide (sans stress), et assorti à des termes comme « planter de nouvelles graines, aller de l’avant, être pionnier, avoir de l’audace ».

Ce Nombre ne définit pas de façon exhaustive la manière d’être de mon client. De la même façon qu’aucun outil psychométrique ne livre un portrait-robot.

La symbolique du Nombre indique l’énergie dans laquelle il se trouve, sa météo intérieure. C’est une sorte de fond d’écran.

Elle joue un rôle de déclencheur pour projeter des aspects inconscients, analyser un conflit de valeurs entre soi et soi, enrichir une relecture de vie…

Chaque Nombre a sa version contrariée. Pour le 1, c’est la tendance à la procrastination, aux abus d’autorité, à la sensation d’être isolé, voire seul contre tous.

Si le client s’y reconnaît, il comprend qu’il s’est désaligné. Il doit mobiliser ses ressources pour satisfaire ses besoins et se relancer.

Je n’ai jamais imposé la numérologie à un client réticent. Chez ceux qui se prêtent au jeu, la plupart se retrouvent largement dans les symboliques proposées.

Raison pour laquelle je me forme aujourd’hui en tarologie, pour élargir encore ma palette de langages et de représentations symboliques. C’est une numérologie à 22 Nombres au lieu de 12, avec une étendue extraordinaire de niveaux de lecture.

Jérôme Curnier

L’été, ou le moment de renouer avec les délices de la lecture…Voici les titres qui m’ont marqué cette année. Récit, fict...
05/08/2026

L’été, ou le moment de renouer avec les délices de la lecture…

Voici les titres qui m’ont marqué cette année.

Récit, fiction, essai d’actualité, roman historique : il y en a pour tous les goûts.

𝙈𝙤𝙣 𝙫𝙧𝙖𝙞 𝙣𝙤𝙢 𝙚𝙨𝙩 𝙀́𝙡𝙞𝙨𝙖𝙗𝙚𝙩𝙝, de Adèle Yon.

Pourquoi personne dans notre famille ne parle d’Élisabeth, mon arrière-grand-mère diagnostiquée schizophrène dans les années 50 ?

C’est le point de départ du récit autobiographique d’Adèle Yon, une jeune chercheuse en études cinématographiques. Elle s’est heurtée au mur du silence et de l’oubli quand elle a mené cette enquête auprès de ses proches.

J’ai découvert ou redécouvert avec elle le poids de la domination masculine, la violence de la psychiatrie d’antan. Mais aussi le cheminement d’une enfant qui tente de donner du sens au monde, et construit son identité à partir de souvenirs incomplets ou déformés.

Mémorable et bouleversant.

𝘾𝙡𝙚́𝙢𝙚𝙣𝙩, de Romain Lemire

Encore un récit, celui du benjamin d’une fratrie de quatre enfants dont trois ont été abusés par leur père.

Le sujet peut faire peur, car il livre une réalité brutale : au-delà des apparences bourgeoises, il peut se passer des choses terribles derrière les portes closes.

Mais l’auteur en fait un livre magnifique qui mêle drame et humour, tragédie et banalité, narration et essai engagé, intime et universel.

Il rappelle aussi que l’écriture peut avoir un puissant effet cathartique.

𝙇𝙚 𝙧𝙚́𝙥𝙤𝙣𝙙𝙚𝙪𝙧, de Luc Blanvillain

Un romancier célèbre et surmené engage un imitateur professionnel pour répondre à sa place au téléphone et devenir sa voix officielle vis-à-vis du monde extérieur. Peu à peu, ce collaborateur s’immisce dans son existence, jusqu’à influencer ses relations et ses décisions.

Cette fable contemporaine est superbement écrite. Tour à tour mélancolique et drôle, elle ouvre une réflexion vertigineuse : quelle place faut-il laisser aux autres dans sa propre vie ?

𝙇𝙚 𝙥𝙚́𝙧𝙞𝙡 𝙄𝘼, de Gilles Babinet

À lire pour prendre du recul sur les débats du moment autour de l’IA.

L’auteur, entrepreneur dans le numérique, évite le piège du ton alarmiste et décrit les impacts de cette technologie pour les démocraties, l’économie et les individus.
Peut-être y ajouter 𝘼𝙣𝙩𝙞𝙦𝙪𝙖 𝙚𝙩 𝙉𝙤𝙫𝙖, un texte de la Curie romaine qui apporte un point de vue philosophique, davantage fondé sur la dignité humaine que sur les considérations techniques ou politiques liées à l’IA.

𝙇𝙖 𝙩𝙧𝙖𝙫𝙚𝙧𝙨𝙚́𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙩𝙚𝙢𝙥𝙨, d’Éric-Emmanuel Schmidt
Depuis 2021, l’auteur s’est lancé dans un défi : raconter l’histoire de l’humanité sous une forme romanesque, autour d’un héros immortel baptisé Noam qui croise des personnages ayant réellement existé.
Cinq tomes de cette saga ont été publiés à ce jour. Ma préférence va aux trois premiers : Paradis perdu (le déluge), La porte du ciel (la tour de Babel) et Soleil sombre (l’Égypte antique). C’est flamboyant, érudit, facile à lire : aucune raison de s’abstenir.

Jérome Curnier

Je suis bluffé par la volonté de changement de mes clients. Leur envie de bien faire, leur degré d’ouverture, leur capac...
03/08/2026

Je suis bluffé par la volonté de changement de mes clients. Leur envie de bien faire, leur degré d’ouverture, leur capacité à mobiliser leurs ressources pour se transformer.

Ça ne se fait pas tout seul, le coach accompagne et favorise ce mouvement intérieur.

Mais au départ, il faut que le client se décide. Qu’il ne s’enferme pas dans des objections :

• « je peux gérer moi-même »,
• « ça va passer »,
• « c’est pas si grave »,
• « je finirai par trouver une solution ».

Il y a deux motivations pour entamer un coaching :

• soit on va trop mal,

• soit on a envie d’évoluer, de franchir un cap, de rééquilibrer son centre de gravité.

Pourtant, certaines personnes ne sautent jamais le pas.

Alors, chapeau à celles qui le font parce qu’elles ont mal : elles ont reconnu leur souffrance et leurs limites pour la traiter.

Chapeau à celles qui veulent évoluer : elles sont assez résolues pour concrétiser leurs aspirations.

Quant au coach, il réinterprète et reformule le réel auquel son client est confronté, pour qu’il débloque l’accès à ses ressources intérieures.

Seuls, nous sommes enfermés dans nos problèmes par des croyances, des omissions, des interdictions, des biais :

• biais de perception : on ne voit et on n’entend qu’avec ses filtres,
• biais de contexte : on se juge avec un référentiel inadéquat,
• biais de sens : par exemple, amalgame entre causalité et corrélation.

Le dialogue client-coach sert à trouver la reformulation qui libère.

Même après 25 ans de coaching, je suis parfois sidéré par la puissance transformatrice de ces accouchements sémantiques.

On sait que l’émergence de nouveaux mots bouscule des pans entiers de la connaissance. Qui parlait de mort imminente avant la création de ce terme ? Que serait l’algèbre sans le zéro, qui convertit le « rien » en objet mathématique à part entière ?

À son échelle, le client peut vivre des prises de conscience aussi spectaculaires. Et mobiliser des ressources inouïes pour les traduire dans le réel.

Je pense à cette cadre supérieure, déstabilisée par sa tentative infructueuse pour intégrer un Codir, qui est retournée à l’opérationnel avec une envie décuplée.

C’est là que son énergie, son franc-parler, son charisme s’exprimaient le mieux, pas dans les bureaux feutrés de la gouvernance.

Je pense à ce thérapeute qui n’arrivait pas à vivre de son art, s’épuisait par trop de connexion à la souffrance de l’autre, ne pratiquait plus pour lui-même.

Il a dénoué ses entraves, retrouvé la foi et le souffle intérieur, atteint un niveau d’activité soutenu.

Je pense à ceux qui se sont libérés de liens toxiques, ont réordonné leurs priorités de vie, sont sortis par le haut d’épreuves douloureuses, ont bousculé ce qui leur pesait trop…

Le coaching, ou l’art de rendre le monde un peu meilleur grâce aux mots.

Adresse

230 Route De La Chambotte
Chindrieux
73310

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