04/06/2026
L’an dernier, j’avais renoncé à lancer en 2027 une 23e promo de DIAM, mon programme de formation de coachs sur 580 heures.
J’ai changé d’avis, et cette décision me remplit de joie et de légèreté.
Que s’est-il passé ?
Au départ, un sentiment d’usure, de démotivation et la peur de disputer le match de trop.
J’ai créé DIAM en 2008 et je l’ai fait évoluer au fil du temps. Mais je me disais que d’autres, plus jeunes, plus inventifs, devaient forcément faire mieux.
Que j’étais trop impliqué pour voir avec lucidité ce qu’il fallait changer.
Que je devais prioriser d’autres projets, comme la rédaction de mes cinq derniers ouvrages sur le coaching.
Qu’en tant que coach, je serais plus utile dans des masterclass, des ateliers de quelques jours ou des contenus en ligne.
Je sentais aussi le poids de la fatigue physique. DIAM, c’est chaque année 14 sessions de trois jours, du jeudi au samedi.
C’est le format idéal pour coller à l’agenda des participants. Mais quand vous animez non-stop, ça use. Et curieusement, je récupère moins vite qu’il y a 18 ans...
Enfin, j’étais exaspéré par les démarches administratives liées au RNCP et à Qualiopi, dont je ne peux m’exonérer. Ça devient insupportable. Pas besoin de vous faire un dessin.
Voilà où j’en étais. Et pourtant, tout a basculé cet automne.
Dès le démarrage en octobre 2025 de la 22e promotion, censée être la dernière, je me suis senti pleinement à ma place.
Je partais pour plusieurs semaines de cours, au contact de « vraies » personnes.
J’ai très vite perçu dans ce groupe de l’envie, de la gaieté, de l’humanité.
J’avais redécoupé les 100 heures d’e-learning sur les apports théoriques en modules de 10 à 15 minutes. J’en ai suivi certains, juste pour voir. Expérience frappante, impression de nouveauté, de facilité d’accès, d’efficacité.
Et mes étudiants me l’ont confirmé.
Résultat, j’ai pu consacrer davantage de temps présentiel aux mises en situation. L’apprentissage concret du métier, l’essence même du coaching.
Là aussi, excellents retours du groupe.
En quelques semaines, j’ai réalisé que j’étais fait pour ça. Que tirer un trait sur plus de 15 ans de travail, au nom de peurs infondées, serait du gâchis.
J’ai eu envie de continuer à former des coachs heureux de vivre et d’exercer. De leur transmettre mon amour du métier. D’aller conquérir cette Terre promise.
Il y aura donc une promotion DIAM 23. Pas pour fuir l’angoisse du temps qui passe. Parce que je me sens porté par une puissante pulsion de vie.
Prendre cette décision après avoir renoncé confère à tout cela une saveur particulière. Je suis aussi enthousiaste que si je lançais mon programme pour la première fois.
Je devrai remonter sur scène, une fois de plus. Mais avec du bon stress, celui qui t’aide à mobiliser tes ressources et à donner le meilleur de toi-même.
Top départ en janvier 2027. J’ai hâte d’y être.
Jérome Curnier