Chaîne éducative

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Page consacrée à des conseils dans les domaines de l'enseignement, de la pédagogie et de la méthodologie du travail pour le collège, le lycée et l'université.

mélange fleur de lys
14/08/2024

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mouvements et reflets cheval crétois et ombre de chat 2
14/08/2024

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structure bleue
14/08/2024

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extrait de l'oasis blanche, livre en vente sur Amazon:Son sac  à dos sur les épaules, Georges s’embarque pour un long sé...
31/07/2024

extrait de l'oasis blanche, livre en vente sur Amazon:
Son sac à dos sur les épaules, Georges s’embarque pour un long séjour d’un mois en Al-gérie il prend son billet de train en le demandant à un gros homme enfoncé dans une chaise qui lui parle à travers une épaisse vitre percée de trous d’un diamètre de cinq millimètres et cela lui fait étrange de demander un billet pour Marseille parce que pour Georges cela fait loin de son chez lui. Il regarde les grands panneaux accrochés dans le hall de la gare Matabiau et cherche son train et la voie sur lequel il se trouve. Il descend un long et large escalier parcoure de longs couloirs, s’oriente grâce à des flèches, croise des gens qui ne portent rien et d’autres qui trimballent des valises de toutes sortes. Il ressurgit à la surface par un autre grand escalier et hume l’air glacé rempli d’odeurs de gare : odeurs de graisse, de fumées, de mégots, d’huile, de gens et parfums… il monte dans le train, se cherche une place coté fenêtre, pose son sac à ses pieds, fume une ciga-rette et écoute le crissement des roues des wagons qui s’arrêtent ou qui se mettent à rouler. A un moment son train démarre mais Georges ne s’en aperçoit pas et croit que c’est l’autre qui s’en va et il ne réalise qu’il s’en va, lui et le train que lorsqu’il voit les poteaux électriques qui commen-cent à se succéder de plus en plus vite (donc je bouge… pense-t-il).
Tictaque le train sur ses rails d'aciers : Teteteteschlag ! Teteteteschlag ! Teteteteschlag ! Teteteteschlag ! Teteteteschlag ! Teteteteschlag ! Teteteteschlag ! Bientôt un billet de bateau, après ce sera la mer... l'aventure comme ils disent. pense-t-il... le train freine, les passagers bas-culent. Des bidasses tondus, de bonnes gens aux regards contenus descendent et montent à Car-cassonne puis Montpellier. Le train reprend son élan et roule, roule de plus en plus vite. Les pay-sages défilent et changent, il entr’aperçoit la mer qui l’accompagne sur son coté droit de longues minutes. Il fait gris, les nuages voilent le ciel et la mer réfléchit l’image du ciel. La mer s’éloigne, des routes se succèdent, de larges routes, de petites routes, des passages à niveau passent barrières fermés devant des véhicules qui s’entassent les uns à la suite des autres. Il suit du regard de longues lignes de maisons qui s’amoncellent, puis un tas de bicoques, de hangars, d’entrepôts, de cabanes faites de bric et de broc des sortes de bidonvilles où l’on voit des enfants qui jouent à on ne sait quoi, du linge qui pend tristement accroché à des fils en plastique. Puis les maisons se font plus neuves, plus modernes, puis plus vieilles et sales.
Arrivée à Marseille : descente, il pose le pied sur le quai et apprécie de sentir sous lui cette vaste surface de goudron stable. Petite nuit, petit matin, froid de décembre. I1 marche et chaque pied posé est au delà de l'autre qui se soulève, sur ses épaules pend son sac rebondissant. Il marche et parcoure la ville inconnue, la ville dont il a entendu parler, dont il garde une légende en tête, légende faite de fils de Pagnol, de films, d'accents rapportés, de chansons, de cartes postales envoyées, de cartes explorées et il est étonné de ne rien reconnaitre de ce qu'il croyait voir et sa-voir. Comme partout les gens parlent d'une voix atone et la ville est identique aux autres villes, avec ses avenues, ses rues, ses noms, ses pancartes, ses saccades de bruits, de lumières, de mou-vements… Marseille ressemble à Toulouse avec les mêmes gens, les mêmes regards, les mêmes démarches. Georges marche dans de grandes avenues et contemplent les immeubles cossus et riches en pierre de tailles, plus grands et plus riches que ceux de la ville dont il vient, il se souvient que Marseille est une grande ville portuaire qui est devenu très riche au cours des siècles depuis que les premiers occupants, les Grecs, les Romains se sont installés là dans le creux de ce coude que fait la mer Méditerranée dans ce golfe, à ce point de rencontre entre un fleuve : le Rhône et une mer. Point de rencontre d’eaux douces qui viennent de gués, ruisseaux, torrents, rivières et fleuves qui parcourent montagnes, rochers, prairies, villes et campagnes et qui aboutissent dans ces eaux salées qui parcourent les côtes d’Egypte, de Lybie, de Grèce, de Turquie, ces eaux salées qui rencontrent celles de l’océan Atlantique par le mince détroit de Gibraltar. Il regarde la gare St Charles, cette immense gare où le regard se perd et cherche le port maritime, plus il marche plus l’espace s’agrandit et un vent, un air différent souffle sur son visage annonçant la mer. En un lieu plus vaste il voit trois pancartes plantées dans le ciment qui orientent leurs flèches en trois points identiques et différents: « Port maritime » puis sous chacun de ce groupe de mots un mot différent à chaque fois: « Nord », « Sud », « Est » (lequel va au bateau? ...). Il voit passer un homme qui promène un chien velu et époumoné. Georges s’arrête et hésite à demander, puis rajuste son sac et marche en direction du sud, puisque c'est là qu'il va ... au sud, tout au sud là où la chaleur est l'égale du soleil. Il pense à la chanson de Colette Renard : « Marseille, tais-toi Marseille. Tu cries trop fort. Je n'entends pas claquer. Les voiles dans le port. Je vais voir devant les agences. Les noms des bateaux en partance. C'est fou, je connais leurs chemins. Mieux que les lignes de ma main. Adieu les amours en gondole. Les nuits de Chine, les acropoles… ». Il fredonne et siffle la chanson en voyant s’avancer le grand pan horizontal couleur bleu foncé que la mer fait à l’horizon, étrange de voir soudain une telle surface vide de toute humanité et civili-sation comme un ciel sur la terre, du vide, rien que de l’eau c’est certainement parce que l’on ne peut marcher sur l’eau qu’il n’y a rien de construit… pense t’il…
Les bateaux blancs aux lourdes coques d'aciers, ces énormes camions de la mer, ouvrent leurs entrailles aux voitures qui roulent lentement, à des manœuvres anonymes et actifs et à des engins qui posent et enlèvent de lourds chargements.
Georges regarde sa montre : plus qu'une heure avant le départ ... j'espère que c'est le bon endroit ?... Dédale d'escaliers en béton gris. Ronronnement incertain des grosses machines nau-tiques. Il parcourt une digue, puis un promontoire et un quai, au loin les ressacs de la mer étouffés par une barrière de pierres lancent en l'air brumeux des gerbes blanches qui s'écrasent courtes et obstinées sur des blocs noirs, des rocs blancs. Il marche et passe devant des séries d'écriteaux, affichettes, puis il voit un groupe d'individus au teint basané qui marchent clopinclopant, l'un, un homme fume une cigarette évidemment, au bout du fil qu'ils forment devant une grande bâtisse : un guichet, une porte à double battant vitrée qui donne sur une salle organisée en espaces de re-pos, d'attente, de réception, de détente, de repos, de préparation, d’insertion…
Georges hésite et choisit la seconde, il s'assoit sur une banquette de skaï jaune et regarde autour de lui. Un gros homme coiffé d'une chéchia le fixe dans les yeux durant plusieurs minutes, une femme le visage marqué de trois barres bleues sur le front berce dans ses bras de coton blanc un enfant tout bouclé au nez mutin. A leurs pieds de grosses valises gonflées d'objets se sont écrasées sur le parterre de moquette, leurs poignées affaissées sur un coté, inclinées comme se reposant. Ils attendent. Au fond de la pièce un homme en uniforme bleu-nuit marche les mains derrière le dos et regarde au loin les mouvements de la mer qui ne cesse de se répéter et qui de vagues en vagues s'avancent et se reculent et qui toujours un peu plus s'avancent et se reculent, mer qui toujours impatiente et rageuse déchire sa peau ridée aux cailloux acérés !... Il regarde sa montre puis regarde la pendule du hall et les panneaux indiquant l'heure de départ des bateaux en direction d'Alger: « 10 H30 » ... il me reste trois quart d'heure… songe-t-il. Il se lève, ouvre les deux portes en verre, rajuste sur ses épaules le sac en toile qui l'entraine en arrière, descend les marches, jette un coup d'œil derrière lui pour se souvenir du chemin, il voit au loin dans le hall, la femme et l'enfant et le mec avec la chéchia qui le regarde, il descend trois marches se retourne et ne voit que l'escalier de ciment qui débouche sur un pan de ciel gris. Il descend parcourt plusieurs couloirs nommés débouche sur une rue bruissant de cris et de moteurs qui passent en tous sens, il voit un bar dans un coin qui donne sur une place avec un arbre unique aux branches nues.
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jean...
31/07/2024

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fleurs de lys jaune et pourpre
31/07/2024

fleurs de lys jaune et pourpre

"Départs".Extrait de "la main brune" .Tome III de "La pendule à moteur":Le camion vient d'arriver sous les fenêtres de l...
21/07/2024

"Départs".
Extrait de "la main brune" .Tome III de "La pendule à moteur":

Le camion vient d'arriver sous les fenêtres de l’appartement, Hubert en descend et commence à le remplir de tous les meubles, de toutes les affaires qu'ils ont accumulés en six ans de vie commune. Georges les aide. Gisèle lui a rendu tes cadeaux qu'il lui avait faits : un petit vase, un livre de Maupassant ... elle n'a gardé que la lettre qu'il lui avait écrite lors de son séjour à la ferme de La Sauzière. Il ne sait pas très bien pourquoi il les aide à déménager, il ne sait pas très bien pourquoi il ne les aiderait pas. Peut-être pour finir tout cela avec ses mains, parachever le destin, aller jusqu’au bout d’une certaine fin.

Ils emportent tout, ne lui laissant dans ces pièces vides et solitaires qu'une casserole usagée et son indifférence préoccupée. Il monte avec elle dans le camion surchargé, débordant de toutes parts d’ustensiles, de cartons, de meubles comme s'ils ne devaient jamais revenir, comme si l'exode avait commencé. Ils ne laissent que quelques sacs qu'ils récupéreront à leur retour. Toulouse Bayonne Quatre heure de route avec cette carriole. Ils roulent et tout s'espace. Hubert et Gisèle se parlent tandis que Georges reste muet rivant son regard aux paysages qui passent. Le camion s'arrête dans une ruelle, ils descendent et montent un par un les meubles, les colis, les vêtements entassés dans leurs bras, sur leurs épaules dans des escaliers tortueux qui aboutissent à un vaste appartement divisé en six pièces répartis le long d'un couloir. Dans ce qui sera le salon une cheminée ouvre sa bouche béante, des fenêtres sont ouvertes sur la nuit, il fait froid pense t'il.

« J’ai chaud ! » dit-il et il se met torse nu pour déménager ce qui ne lui appartient pas, pour finir de ses mains dans ce froid du mois d'octobre ce qu'il a commencé avec ses lèvres en disant : « oui ! je veux bien être ton ami… ». Et il transporte d'un bord à l’autre des masses lourdes qui pèsent et résistent et font fumer son corps et cela lui plait et il… c'est dans votre tête les gars qu'il fait froid ! Moi. ... j'ai des bouffées de chaleur qui montent ... ça me fait marrer, y'a encore trois jours j’étais tout flagada et là paf! Je pète la santé ... c'est dans la tête que tout se passe ... je suis fatigué parce que je pense que je suis fatigué ... j'ai froid parce que je pense que j’ai froid... mais mon corps dans tout cela qu'est ce qu’il pense ... mais rien. Il s'arrête quelques instants maintenant avec un genou un lourd meuble en bois brun qu'il a tenu à porter tout seul le long de cet escalier qui monte et monte encore ... ouf! ... j'ai voulu faire le malin en le portant tout seul... ouais... on est déconnecté: .... y'a le corps et puis y a l'esprit!... Fini l'unité ... allez! on repart ! Il soulève le meuble et le porte à bras le corps montant pas à pas la dizaine de marches qu’il lui reste à parcourir : une, deux trois tout est multiple ...y'a que les moines Zen quatre, cinq… qui ont compris. Z'ont dit dans le poil du lion six, se trouve le lion tout entier, sept, nous on pourrait dire ...ouf !... dans mon gros orteil droit se trouve tout mon être !... ouais ... pouf !... plus que trois … huit… plus que deux ! Han! Le seul inconvénient ce serait pour ceux, han!... pour ceux ...qui ...n'ont pas de ...gros ...han ! ...orteil... ouf'! Dix ! On va le pousser !...mais avant on va se fumer une petite cloppe. Georges s’assoit sur le meuble regarde Hubert qui monte deux chaises suivi d'un chien surexcité par cette ambiance nouvelle, allume une cigarette, une bonne grosse Boyard au papier maïs qui pue et fume comme une locomotive et se dit : je me demande si j'ai un gros orteil droit ? Faudra que je vérifie tout à l'heure … hé hé !
Sourire. Gitane, fumée bleue, papier maïs jaune, sourire.

Ils installent un lit précaire et Gisèle dit à Hubert de s'installer entre Georges et elle ce qu'il fait avec empressement. Elle fait ce qu’elle veut de quoi elle a peur ?...fait c***r de pas avoir confiance en moi… n’ai pas peur je vais pas te tripoter avec mes petites mains et mon sexe racorni… fais ce que u veux ! C’est la dernière fois que tu fais ce que tu veux, après je serais plus là ! Plus là !

A la fin de cette nuit, à l'aube de ce jour, ils rentrent sur Toulouse. Y arrivent. Empruntent la rue de la Concorde, puis tournent sur la gauche, rue Borios et s’arrêtent au numéro 16, là, ils prennent leurs dernières affaires et quittent Georges lui disant poliment que s'il le veut il peut passer les voir. Il leur répond qu'il verra. Puis, il entend des pas dans l'escalier: ceux d'un homme et d'une femme et puis d'un animal, un chien, n'oublions pas le chien et puis le bruit d'une porte qui se ferme ou qui s'ouvre. Puis c’est le silence. Il regarde les pièces résonnantes et il sourit. Personne d'autre que lui ne fait du bruit, à l'évidence la porte s’est fermée. Georges s’approche des pièces qui donnent sur la rue et écoute le bruit caractéristique d’un moteur qui maintenant, s'éloignant, rejoint maintenant les autres dans la grande ville. Alors ...il met ...Alors il a mis... Alors il mettra en marche son poste de radio posé sur le plancher et qui fait trembler les vitres tellement il met le volume fort alors ... il sera satisfait d'entendre un bruit dont il pourra contrôler le volume et le contenu ...La lumière rouge d'une cigarette restera immobile dans le reflet d'une vitre déshabillée de ses rideaux.

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13/07/2024

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youpi c'est les vacances ! Si vous avez envie de lire j'écris des textes qui peuvent vous plaire... bonnes vacances à to...
13/07/2024

youpi c'est les vacances ! Si vous avez envie de lire j'écris des textes qui peuvent vous plaire... bonnes vacances à toutes et à tous! :)

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