COP CentraleSupélec

COP CentraleSupélec Page de la délégation des étudiant.e.s et chercheur.ses de à la .

[𝐁𝐢𝐥𝐚𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐮𝐱𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐎𝐏𝟐𝟕]𝐋𝐞 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐒𝐚𝐧𝐭𝐢𝐚𝐠𝐨 Créé lors de la COP25, ce réseau a pour but d’aider le...
22/11/2022

[𝐁𝐢𝐥𝐚𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐮𝐱𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐎𝐏𝟐𝟕]

𝐋𝐞 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐒𝐚𝐧𝐭𝐢𝐚𝐠𝐨
Créé lors de la COP25, ce réseau a pour but d’aider les pays en développement à quantifier leur besoin en financement pour les pertes et dommages. Comme ce thème était central lors de cette COP égyptienne, c’était l’occasion de revenir sur ce dispositif qui est pour le moment uniquement composé d’un site internet inutilisé. La mise en place concrète sera discutée lors de la COP28, mais les pays ont déjà affirmé leur volonté d’en faire un dispositif fonctionnel.

𝐌𝐚𝐧𝐢𝐟𝐞𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́ 𝐜𝐢𝐯𝐢𝐥𝐞
Comme lors de la première semaine, les ONGs du monde entier ont organisés des manifestations sur le thème des pertes et préjudices, mais aussi pour alerter sur le manque d’eau potable de certaines populations ou encore pour mettre en garde contre une crise alimentaire généralisée notamment à cause des sécheresses à répétition ou de la dépendance aux engrais dont la guerre en Ukraine a montré la fragilité. Tout au long de la COP, les collectifs de femmes africaines étaient très présents pour demander une plus grande part dans les prises de décisions. Beaucoup d'activistes ont aussi fait des actions pour militer contre des projets pétroliers destructeurs.

𝐏𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐨𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐋𝐮𝐥𝐚
La venue du nouveau chef d'État brésilien a été très remarquée, notamment grâce à son engagement d'une “déforestation zéro” d’ici 2030. Il a aussi appuyé la demande des pays en développement pour la création d’un fond pour les pertes et préjudices. La déforestation de l’Amazonie au-delà d’un certain seuil peut conduire vers un des “tipping point” climatique, c'est-à-dire un point de basculement dont les effets sont mal connus mais sans doute irréversibles.

𝐃𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞
La COP s’est terminée dimanche vers 4h du matin, alors que la fin officielle était supposée être vendredi soir. Les négociateurs et négociatrices épuisé.e.s ont continué les négociations toute la journée et une partie de la nuit du samedi pour arriver à un texte qui sera présenté dans un nouveau post. Les derniers jours de la COP ne se déroulent pas comme le reste des négociations, les ministres des différents pays viennent avec les délégations déjà présentes. Les ministres sont là pour que les décisions qui sont la conclusion des négociations et des discussions des deux dernières semaines puissent être prises au nom des pays.

[𝐓𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞]𝐋’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐥𝐞 𝟏𝟑 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐜𝐜𝐨𝐫𝐝 𝐝𝐞 𝐏𝐚𝐫𝐢𝐬 traite de la transparence que les Parties s’engagent à avoir sur leurs a...
18/11/2022

[𝐓𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞]

𝐋’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐥𝐞 𝟏𝟑 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐜𝐜𝐨𝐫𝐝 𝐝𝐞 𝐏𝐚𝐫𝐢𝐬 traite de la transparence que les Parties s’engagent à avoir sur leurs actions et les fonds qu’elles accordent à l’adaptation et à l’atténuation aux effets du changement climatique.

𝐐𝐮𝐞𝐥𝐬 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 ?

A partir de 2024, toutes les Parties signataires devront utiliser un même cadre de transparence, défini à Glasgow, afin de faciliter la collecte d’information pour le bilan mondial. Ce bilan a pour objectif de faire un 𝐞́𝐭𝐚𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐞𝐮𝐱 des actions mises en place à l’échelle mondiale. Afin d’aider les pays ayant besoin de compétences techniques à 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞, un groupe consultatif d’expert (CGE en anglais) a été mis en place depuis le protocole de Kyoto. L’objectif de cette démarche est d’aider les pays dans le besoin à 𝐞́𝐭𝐚𝐛𝐥𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐛𝐢𝐥𝐚𝐧 𝐝𝐞 𝐠𝐚𝐳 𝐚̀ 𝐞𝐟𝐟𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐫𝐞.

Dans l’esprit du 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐢𝐩𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐜𝐢𝐞́𝐞 de la COP, le cadre adopté conserve des souplesses. Il est notamment mentionné dans l’article 13 de l’Accord de Paris qu’il est prêté « une attention particulière aux capacités et situations nationales respectives des pays en développement ».

𝐄𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐂𝐎𝐏𝟐𝟕 ?

Le partenariat sur la transparence dans l’Accord de Paris est un groupe fondé en 2010 par l’Afrique du sud, la Corée du Sud et l’Allemagne travaillant sur ces enjeux de transparence et l’implémentation des mesures d’adaptation et d’atténuation. Pendant la COP27, ce groupe se réunit afin de 𝐟𝐚𝐜𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐚𝐛𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐏𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐜𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐣𝐞𝐭𝐬.

Pour en savoir plus :
- Cadre de transparence disponible sur ce site : https://unfccc.int/decisions
- Article 13 de l’Accord de Paris
- Ressources sur les dispositifs concrets : Partnership on Transparency in the Paris Agreement (https://transparency-partnership.net/)

17/11/2022

[𝐁𝐢𝐥𝐚𝐧 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥]

Le 𝐛𝐢𝐥𝐚𝐧 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥 (Global Stocktake en anglais) est un bilan de toutes les actions effectuées jusqu’ici pour lutter contre le réchauffement climatique. Il s’agit d’un mécanisme créé par l’accord de Paris afin d’aider les parties (les États membres de la COP) à 𝐚𝐦𝐞́𝐥𝐢𝐨𝐫𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐟𝐟𝐨𝐫𝐭𝐬 en termes de lutte contre le réchauffement climatique et qui doit être réitéré tous les cinq ans.

Les efforts sont calculés à partir des 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐧𝐢𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 (NDC). Il s’agit d’une planification des actions que chaque pays doit faire et mettre régulièrement à jour afin d’atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés. Par exemple, l’Union européenne s’est fixée d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
𝐋𝐚 𝐫𝐞́𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐍𝐃𝐂𝐬 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 car celles qui ont été présentées jusqu’ici et qui sont censées représenter les efforts maximaux que les états peuvent fournir, 𝐦𝐞̀𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐮𝐧 𝐫𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐮𝐟𝐟𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝟐,𝟕°𝐂 en 2100, alors que l’accord de Paris prévoit de viser un réchauffement maximal de 1,5°C.
Le bilan mondial s’appuie pour cela sur trois thèmes principaux :
𝐋'𝐚𝐭𝐭𝐞́𝐧𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 du changement climatique.
𝐋’𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 au changement climatique.
Les 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬 à mettre en place et 𝐥’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐢𝐝𝐞.

𝐄𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐂𝐎𝐏 𝟐𝟕 ? Si le bilan mondial complet doit être présenté en 2023 à la COP28, à la COP 27 ont eu lieu pour la deuxième fois des dialogues techniques rassemblant les États membres, des experts et des représentants de la société civile afin de travailler sur les manières de combler les lacunes de l’accord de Paris. Ces discussions ont été assez unanimement saluées pour leur bon déroulement.

[𝐀𝐫𝐭𝐢𝐜𝐥𝐞 𝟔 𝐞𝐭 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡é 𝐜𝐚𝐫𝐛𝐨𝐧𝐞]𝗟’𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝗹𝗲 𝟲 𝗱𝗲 𝗹’𝗔𝗰𝗰𝗼𝗿𝗱 𝗱𝗲 𝗣𝗮𝗿𝗶𝘀 permet aux pays de coopérer volontairement entre eux pour ...
16/11/2022

[𝐀𝐫𝐭𝐢𝐜𝐥𝐞 𝟔 𝐞𝐭 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡é 𝐜𝐚𝐫𝐛𝐨𝐧𝐞]

𝗟’𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝗹𝗲 𝟲 𝗱𝗲 𝗹’𝗔𝗰𝗰𝗼𝗿𝗱 𝗱𝗲 𝗣𝗮𝗿𝗶𝘀 permet aux pays de coopérer volontairement entre eux pour atteindre les objectifs de réduction des émissions fixés dans leurs 𝐂𝐃𝐍 (contribution déterminée au niveau national). Concrètement, les pays pourront transférer des 𝐜𝐫é𝐝𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐫𝐛𝐨𝐧𝐞 obtenus grâce à la réduction des émissions de GES pour aider d’autres pays à atteindre leurs objectifs climatiques. L’article 6 est divisé en différents paragraphes et distingue 3 approches :

- 𝐋’𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 𝐜𝐨𝐨𝐩é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 (𝟔.𝟏, 𝟔.𝟐, 𝟔.𝟑) : Les pays peuvent s’échanger des ITMO (Internationally transferred mitigation outcomes). Dans les faits, un pays pourra renoncer à une part de ses efforts d’atténuation pour les céder à un autre pays. Cette approche s’apparente au concept de quota carbone européen.
- 𝐋’𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 à 𝐥’𝐚𝐭𝐭é𝐧𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 é𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 (𝟔.𝟒 à 𝟔.𝟕) : Celle-ci implique des acteurs privés et publics. Il s’agit d’échanger des crédits carbones issus de projets de réduction ou séquestration carbone.
- 𝐋’𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 𝐧𝐨𝐧 𝐛𝐚𝐬é𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐦é𝐜𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡é : Cette dernière reste assez mystérieuse, aucune règle claire n’a encore été définie.

Après six ans de négociations, des règles ont été établies et reportées dans le 𝐑𝐮𝐥𝐞𝐛𝐨𝐨𝐤 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐎𝐏𝟐𝟔. Ce dernier donne aux pays des outils pour 𝐚𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞𝐫 𝐥’𝐢𝐧𝐭é𝐠𝐫𝐢𝐭é 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞, é𝐯𝐢𝐭𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐝𝐨𝐮𝐛𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐚𝐠𝐞 et ouvrir la voie à la circulation des capitaux privés vers les pays en développement.

Bon mais alors c’est fini l’article 6 ? Non, il reste encore beaucoup à faire. 𝐀 𝐥𝐚 𝐂𝐎𝐏𝟐𝟕 les négociations aborderont la mise en place technique du Rulebook : le registre des transactions ITMO (6.2), l’organe de surveillance (6.4) et la période de transition avec l’ancien marché déficient (reste de Kyoto), seront discutés.

[𝐋𝐚 𝐝é𝐥é𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐚𝐢𝐬𝐞 à 𝐥𝐚 𝐂𝐎𝐏𝟐𝟕] 𝐐𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐝é𝐥é𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 ? Les négociateurs et négociatrices présent·e·s à la CO...
15/11/2022

[𝐋𝐚 𝐝é𝐥é𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐚𝐢𝐬𝐞 à 𝐥𝐚 𝐂𝐎𝐏𝟐𝟕]

𝐐𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐝é𝐥é𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 ?

Les négociateurs et négociatrices présent·e·s à la COP27 viennent souvent des ministères de la transition énergétique, de la transition écologique et de la cohésion des territoires, des finances et évidemment des affaires étrangères. En ce qui concerne l’expérience, il n’y a pas de règles, certain·e·s en sont à leur première COP, d’autres en ont fait de nombreuses. Certain·e·s sont en poste depuis quelques mois, d’autres depuis des années. Tous et toutes ont une expertise reconnue sur un aspect des négociations.
Chaque pays est libre de nommer ces représentant·e·s : cela peut être des fonctionnaires comme c’est le cas pour la France, mais un pays peut complètement nommer quelqu’un du secteur privé pour parler en son nom pendant les négociations.

𝐄𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥’𝐄𝐮𝐫𝐨𝐩𝐞 ?

L’ensemble des pays de l’Union Européenne parle d’une seule voix : aux tables de négociations la délégation française ne siège pas en tant que pays mais s’assoit avec l’Union Européenne. En amont de la COP, l’ensemble de ces pays se sont mis d’accord sur une position commune, et comme il arrive que les discussions mènent à des compromis qui n’ont pas été anticipés à l’avance, des réunions de coordination entre tous les pays se font tous les matins. C’est aussi le cas pour d’autres groupes, comme le groupe G77+Chine (qui comptent maintenant 134 pays en développement), mais au vu du nombre important de pays le constituant et de leurs différences géographiques, ces réunions de coordination ont lieu tout au long de la journée. Lors de certaines négociations, il arrive que des groupes n’ont pas pu se coordonner. Il n’est pas rare alors de voir l’ensemble des représentant·e·s de ces pays se rassembler dans un coin de la salle pendant quelques dizaines de minutes le temps de se concerter. Pendant ce temps-là, la session en cours est suspendue.

𝐄𝐭 𝐞𝐧 𝐝𝐞𝐡𝐨𝐫𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐧é𝐠𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 ?

Le travail des négociateurs et négociatrices ne s'arrête pas à la salle de négociation. Certains accords ou arrangements sur les textes discutés se font parfois en coulisse, lors de réunions entre différents pays mais également autour d’un café ou au détour d’un couloir. La diplomatie ne se fait pas qu’avec des textes et des discussions formelles, mais aussi grâce aux relations de chacun et chacune. Le caractère des négociateurs et négociatrices peut ainsi influencer le cours des discussions. Chaque pays a d'ailleurs sa propre stratégie sur cet aspect-là : la Chine par exemple change régulièrement de négociateurs et négociatrices pour éviter que les relations interpersonnelles influencent trop les discussions. A l’inverse, les Etats Unis ont choisi de garder longtemps les mêmes personnes pour les COP successives.

14/11/2022

[Pourquoi la thématique du genre à la COP ?]

Aujourd’hui, lundi 14 novembre, est la journée thématique du genre à la COP27 ! À cette occasion, voici un post expliquant la question du genre dans le changement climatique.

Comment les femmes sont-elles impactées par le changement climatique ?

Les femmes représentent la moitié de la population mais 70% des personnes les plus pauvres dans les pays du Sud, selon l’UNIFEM (Fonds de Développement des Nations Unies pour la femme). Ce sont également à elles qu’incombe majoritairement le travail domestique. Ainsi, les épisodes de grande sécheresse, dans les pays du Sud par exemple, alourdissent le travail domestique non-rémunéré des femmes en leur faisant parcourir de plus grandes distances pour avoir accès à l’eau, mettant leur vie en danger. Elles sont donc bien plus vulnérables que les hommes aux catastrophes naturelles engendrées par le réchauffement climatique. Elles ont également, par rapport aux hommes, un accès limité à la santé, à l’éducation, à la possession des terres, au crédit et aux transports. A cause de cette dépendance et de cette pauvreté, elles sont donc les premières touchées par le changement climatique, faute de pouvoir s’y adapter.

Quelle est leur place dans les discussions climatiques ?

De plus, les femmes sont largement sous-représentées dans les instances de discussion et de décision liées à la COP. Cette absence des femmes dans les discussions tend vers une victimisation au lieu de les rendre actrices de leur propre futur.

Les solutions pour garantir l’égalité des genres dans les négociations climatiques :

Créé en 2009, Women and Gender Constituency (WGC) est l'un des neuf groupes de parties prenantes de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Ce groupe, composé de 33 organisations de femmes de la société civile environnementale, œuvre pour que les droits des femmes soient respectés dans tous les processus de la CCNUCC, pour un avenir juste et durable.
Ensuite, parmi les 17 objectifs du programme de développement durable à l’horizon 2030, signés par 193 Etats membres en 2015, l’objectif n°5 vise l’égalité des sexes et l’autonomisation de toutes les femmes.

Et à la COP27 ?

Femmes et financement du changement climatique : comment le financement du changement climatique peut aussi donner plus de pouvoir aux femmes ?

Femmes africaines et réalité du changement climatique : recherches de solutions pour améliorer la situation des femmes africaines face au changement climatique.

Les moyens de subsistance des femmes pour une transition juste : pour aider les femmes vivant dans des endroits différents (zones urbaines, rurales, côtières) et faisant face à différents effets du changement climatique.

[𝗕𝗶𝗹𝗮𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶è𝗿𝗲 𝘀𝗲𝗺𝗮𝗶𝗻𝗲 𝗱𝗲 𝗖𝗢𝗣𝟮𝟳]𝗟𝗲 𝘁𝗵è𝗺𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘁𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗿é𝗷𝘂𝗱𝗶𝗰𝗲𝘀 à 𝗹𝗮 𝗖𝗢𝗣𝟮𝟳La question des pertes et préjudices,...
13/11/2022

[𝗕𝗶𝗹𝗮𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶è𝗿𝗲 𝘀𝗲𝗺𝗮𝗶𝗻𝗲 𝗱𝗲 𝗖𝗢𝗣𝟮𝟳]

𝗟𝗲 𝘁𝗵è𝗺𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘁𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗿é𝗷𝘂𝗱𝗶𝗰𝗲𝘀 à 𝗹𝗮 𝗖𝗢𝗣𝟮𝟳
La question des pertes et préjudices, a été mise pour la première fois à l’agenda d’une COP. Il s’agit des compensations que devraient payer les pays responsables du changement climatique à ceux qui en sont victimes. Les pays en développement souhaitent que la acte la création d’un comité chargé de réfléchir à la mise en place de ce mécanisme, qui devrait selon eux entrer en vigueur au plus t**d en 2024. Les pays développés, quant à eux, insistent sur l’existence de mécanismes financiers similaires et souhaitent ret**der le processus de mise en place des pertes et préjudices.

𝗟𝗮 𝗿é𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗕𝗮𝗻𝗾𝘂𝗲 𝗠𝗼𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹𝗲
Bien que ce ne soit pas du ressort de la CCNUCC, Mia Mottley, la première ministre de la Barbade (état insulaire des Caraïbes), a proposé de réformer la Banque mondiale, créée par les accords de Bretton-Woods en 1944. Les principaux griefs qui lui sont actuellement faits sont de ne pas prendre suffisamment en compte le climat et de donner des fonds essentiellement sous forme de prêt. Plusieurs chefs d’Etat dont Emmanuel Macron ont accueilli positivement cette proposition de réforme, qui pourrait être une des avancées majeures de cette COP.

𝗟𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗶𝘀𝗼𝗻𝗻𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗲𝗻 𝗘𝗴𝘆𝗽𝘁𝗲, 𝗹𝗲 𝗰𝗮𝘀 𝗔𝗹𝗮𝗮 𝗔𝗯𝗱𝗲𝗹 𝗙𝗮𝘁𝘁𝗮𝗵
Cette COP égyptienne est aussi l’occasion de mettre en lumière la question des droits humains dans le pays. En effet, l’Egypte est gouvernée par Abdel Fattah al-Sissi, arrivé au pouvoir en 2013 par un coup d’Etat. Sous ce régime, pas de liberté d’expression : les manifestations antigouvernementales sont interdites, l’armée tirant à balles réelles sur les opposants.
Dans ce contexte, Alaa Abdel Fattah, blogueur anglo-égyptien est la figure des 60 000 détenus politiques qui seraient retenus en Egypte. En prison depuis 2019 pour ses prises de position contre le régime politique en place, et en grève de la faim depuis le mois d’avril, il a entamé une grève de la soif ce dimanche 6 novembre, premier jour de la COP, pour attirer l’attention des pays développés sur les droits humains en Egypte.
Son cas est central à la : sa sœur est venue à la COP dénoncer les conditions de son frère et les participants de la COP ont organisé une manifestation pour la libération de ce prisonnier politique.

𝗟𝗲 𝗹𝗼𝗯𝗯𝘆𝗶𝗻𝗴 𝗱𝗲𝘀 é𝗻𝗲𝗿𝗴𝗶𝗲𝘀 𝗳𝗼𝘀𝘀𝗶𝗹𝗲𝘀
Cette année, 636 des 33 000 personnes accréditées par l’ONU pour la sont des lobbyistes représentant les industries liées aux énergies fossiles (à la COP26, ils étaient 503). Ils constituent la plus grosse délégation si on les compare à la délégation des pays pris individuellement ! Les activistes craignent que leur présence ralentissent les négociations climatiques, les énergies fossiles représentant la source principale d’émissions de gaz à effet de serre.

[𝗟𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗶𝘀𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗼𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗹𝗲𝗮𝗱𝗲𝗿𝘀 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗶𝗮𝘂𝘅] La COP est l’occasion pour de nombreux dirigeant.e.s et personnalités de se...
13/11/2022

[𝗟𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗶𝘀𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗼𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗹𝗲𝗮𝗱𝗲𝗿𝘀 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗶𝗮𝘂𝘅]

La COP est l’occasion pour de nombreux dirigeant.e.s et personnalités de se positionner sur différents sujets, et de faire des déclarations en leur nom, ou en celui des instances qu’ils et elles représentent. Ces personnalités se sont rendues à Charm el-Cheikh les deux premiers jours de la conférence, concentrant le feu des projecteurs et occupant les salles du Centre de Conférences.

Parmi elles et eux, de nombreuses personnalités politiques :

𝗘𝗺𝗺𝗮𝗻𝘂𝗲𝗹 𝗠𝗮𝗰𝗿𝗼𝗻, à la surprise générale, a positionné la France contre l’exploitation des ressources minières en eaux profondes. Il demande la mise en place d’un cadre juridique pour y mettre fin, et des moyens financiers et scientifiques pour préserver les fonds marins. Il a de plus réaffirmé le soutien de la France à la “grande barrière verte” : un projet de reboisement au sud du Sahara, à travers 11 pays, afin de lutter contre la désertification. Cependant, de nombreux scientifiques restent sceptiques sur le sujet, qui peut s’apparenter à du greenwashing pour celles et ceux qui le financent.

𝗝𝗼𝗲 𝗕𝗶𝗱𝗲𝗻 a lui voulu repositionner les Etats-Unis en tant que meneurs dans la lutte contre le réchauffement climatique, en réaffirmant qu’ils tiendront leur objectif de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre de 50 % d’ici à 2030 par rapport au niveau de 2005. Il a exhorté les pays à respecter eux aussi leur engagement, estimant que les dirigeant.e.s ne peuvent plus s’excuser par leur ignorance (“can no longer plead ignorance”).

𝗔𝗻𝘁𝗼𝗻𝗶𝗼 𝗚𝘂𝘁𝗲𝗿𝗿𝗲𝘀, le secrétaire général des Nations Unis, a déclaré que le monde est sur “une autoroute vers l’enfer climatique” (“We are on a highway to climate hell with our foot on the accelerator.”), demandant la signature d’un pacte de solidarité climatique, et non d’un pacte de su***de collectif.

𝗥𝗶𝘀𝗵𝗶 𝗦𝘂𝗻𝗮𝗸, nouveau Premier Ministre du Royaume-Uni, a déclaré qu’il était moralement juste (“morally right”) que son pays tienne ses engagements climatiques, malgré les difficultés financières auxquelles il doit faire face.

𝗠𝗮𝗿𝗶𝗻𝗮 𝗦𝗶𝗹𝘃𝗮, ancienne ministre de l’environnement au Brésil et qui fait partie de l’équipe du président Lula élu en octobre, a annoncé que son pays allait agir pour l’Amazonie même s’il ne recevait pas d’aide internationale pour ça, elle a notamment fixé un objectif de reforestation de 12 millions d’hectares (ce qui fait presque la surface du Portugal + celle de la Belgique).

[𝗟’𝗮𝘁𝘁é𝗻𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗹’𝗮𝗱𝗮𝗽𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 : 𝗾𝘂’𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰’𝗲𝘀𝘁 ? 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗶𝗳𝗳é𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 ?]- 𝗟’𝗮𝘁𝘁é𝗻𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 du changement climatique co...
11/11/2022

[𝗟’𝗮𝘁𝘁é𝗻𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗹’𝗮𝗱𝗮𝗽𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 : 𝗾𝘂’𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰’𝗲𝘀𝘁 ? 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗶𝗳𝗳é𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 ?]

- 𝗟’𝗮𝘁𝘁é𝗻𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 du changement climatique consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
- 𝗟’𝗮𝗱𝗮𝗽𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 regroupe l’ensemble des démarches pour faire face aux conséquences du changement climatique, afin de rendre les systèmes résilients.


𝗤𝘂𝗲𝗹𝘀 𝗹𝗶𝗲𝗻𝘀 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹’𝗮𝘁𝘁é𝗻𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗹’𝗮𝗱𝗮𝗽𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 ?

- Le sujet de l’adaptation est arrivé après celui de l’atténuation, lorsqu’il s’est révélé impossible de limiter suffisamment les émissions de gaz à effet de serre. Il a donc fallu mettre en place des solutions pour s’adapter aux effets du changement climatique.
- L’apparition du thème de discussion de l’adaptation a donc été perçue par les différents partis comme un échec.
- Ces deux sujets fonctionnent de pair.

𝗟’𝗮𝘁𝘁é𝗻𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗹’𝗮𝗱𝗮𝗽𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗮𝗱𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗖𝗖𝗡𝗨𝗖𝗖

Durant la 𝗖𝗢𝗣𝟭𝟱 (2009) à Copenhague, les pays du Nord s’étaient engagés à mobiliser 𝟭𝟬𝟬 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱𝘀 𝗱𝗲 𝗱𝗼𝗹𝗹𝗮𝗿𝘀 pour financer l’atténuation et l’adaptation des pays en cours de développement, à travers le Fonds Vert pour le Climat. Ces financements promis n’ont toujours pas été versés (cf graphique ci-dessous) et la répartition allouée à l’atténuation et à l’adaptation fait encore débat.

𝗛𝗶𝘀𝘁𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲 𝗰𝗶-𝗱𝗲𝘀𝘀𝗼𝘂𝘀 :

Sur les 100 milliards de dollars, la contribution attendue des pays développés est proportionnelle à la part de leurs émissions historiques. Sur le graphique ci-dessous, la ligne verticale à zéro marque la juste part de chaque pays de l’objectif de 100 milliards de dollars. Les nombres négatifs (rouge) indiquent les pays qui n’ont pas atteint leur juste part en 2020 et les nombres positifs (bleu) montrent ceux qui ont donné plus.

Les grandes économies, dont les États-Unis, le Canada, l’Australie et le Royaume-Uni, ont collectivement manqué de dizaines de milliards de dollars à leurs justes parts en 2020. En revanche, l’Allemagne, la France et le Japon ont chacun donné des milliards de dollars de plus que leur juste part du total (mais souvent sous forme de prêt et non de dons).

Les États-Unis, par exemple, sont responsables de 52 % des émissions historiques mondiales des pays développés. Si les États-Unis avaient payé une « juste part » équivalente de l’objectif de financement climatique de 100 milliards de dollars, alors, après avoir pris en compte les contributions de financement privé, ils auraient dû donner 39,9 milliards de dollars. En réalité, ils n’ont donné que 7,6 milliards de dollars (19% de leur juste part) en 2020, et il reste donc 32,2 milliards à contribuer (d’où le chiffre sur le graphe).

Source: Carbon Brief

10/11/2022

[𝗟𝗮 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀 à 𝗹𝗮 𝗖𝗢𝗣]

Ce 10 novembre est la journée thématique “des jeunes et des générations futures” à la COP27 ! Voici un post récapitulatif de la place des jeunes dans les constituantes de la COP27 et dans les négociations climatiques.

𝗟𝗮 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝗮𝗻𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗖𝗢𝗣 :

𝗟’𝗢𝗡𝗚 𝗬𝗢𝗨𝗡𝗚𝗢 : les jeunes sont représentés à la par la constituante (Young Non Governmental Organization). C’est une ONG qui fédère les observateurs et observatrices des associations de jeunes. Durant la Conference of Youth (COY), qui a traditionnellement lieu quelques jours avant la COP, une déclaration ayant pour ambition de définir les attentes de la jeunesse est rédigée. Lors de la COP, les membres de l’ONG se divisent en différents groupes de travail afin de rédiger des prises de position sur chaque sujet pour influer sur les négociations.

𝗘𝗻 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲, 𝗹’𝗶𝗻𝗶𝘁𝗶𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀 𝗮𝗺𝗯𝗮𝘀𝘀𝗮𝗱𝗲𝘂𝗿𝘀: il s’agit de deux jeunes qui suivent les négociations aux COP et aux intersessions au sein de la délégation française. Leur rôle est de faire entendre la voix des jeunes dans les négociations climatiques et de faire lien entre les négociateurs français et les jeunes observateurs comme nous. Ils sont en lien avec deux associations environnementales de jeunes : les JAC - Jeunes Ambassadeurs pour le Climat et CliMates.

𝗟𝗲 𝘁𝗵è𝗺𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀𝘀𝗲 à 𝗹𝗮 𝗖𝗢𝗣𝟮𝟳 :

Le thème de la jeunesse est également un sujet de négociations au sein de la COP. Il est traité principalement dans le volet 𝗔𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗳𝗼𝗿 𝗖𝗹𝗶𝗺𝗮𝘁𝗲 𝗘𝗺𝗽𝗼𝘄𝗲𝗿𝗺𝗲𝗻𝘁 ( #𝗔𝗖𝗘). Il a pour but de réfléchir aux manières de faire participer toute la société civile à la transition écologique, en s’intéressant à la question du genre, aux relations intergénérationnelles et à la place des jeunes. Il est discuté à travers 6 axes :

- l’éducation au changement climatique
- la prise de conscience du public
- les formations
- la participation du public
- l’accès à l’information
- les coopérations internationales

La mise en place de ces 6 axes est cruciale pour que tout le monde, et plus particulièrement les jeunes, comprennent et participent à la transition écologique.

09/11/2022

[𝗙𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲]

Ce mercredi 9 novembre est la journée thématique de la finance ! Mais quels sont les problèmes liés au financement de la lutte contre le réchauffement climatique ?
Financer la transition écologique et l’adaptation aux conséquences déjà visibles du réchauffement climatique demande beaucoup d’argent. Or, tous les pays n’ont pas les mêmes ressources pour agir, et bien souvent les plus touchés sont aussi les moins responsables et ceux disposant du moins de fonds. En effet, les pays du Nord sont historiquement responsables des émissions de gaz à effet de serre.

𝗟’𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝗹𝗲 𝟵 𝗱𝗲 𝗹’𝗔𝗰𝗰𝗼𝗿𝗱 𝗱𝗲 𝗣𝗮𝗿𝗶𝘀 traite en particulier de ce sujet : il incite les pays développés à fournir des ressources financières pour venir en aide aux pays en développement, «aux fins tant de l’atténuation que de l'adaptation». En signant cet accord, les pays développés s’engagent à communiquer tous les deux ans les sommes données et à investir dans leur propre territoire afin de montrer l’exemple.

𝗤𝘂𝗲 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲𝗿 𝗲𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Les fonds ont pour objectifs avant tout de financer l’adaptation et la transition, ainsi que les transferts de technologie nécessaires. Depuis la COP17, le « Fond Climatique Vert » a été créé pour mettre en place et mieux contrôler ces flux financiers.

𝗢ù 𝗲𝗻 𝗲𝘀𝘁-𝗼𝗻 𝗮𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱'𝗵𝘂𝗶 ?
Les fonds transmis ne sont pas encore à la hauteur des promesses (en 2020, chaque année, seuls 83,3 milliards de dollars ont été versés sur les 100 milliards promis d’après l’OCDE).
Il existe un véritable enjeu de transparence sur la distribution de ces fonds, notamment sur la communication par les pays développés des sommes dues.

La finance climatique est un sujet très en lien avec tous les autres thèmes traités à la COP, notamment celui des pertes et préjudices et de l’article 6 traitant des marchés du carbone.

[𝗟𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘁𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗿é𝗷𝘂𝗱𝗶𝗰𝗲𝘀 à 𝗹𝗮 𝗖𝗢𝗣𝟮𝟳, 𝘂𝗻 𝘀𝘂𝗷𝗲𝘁 𝗰𝗲𝗻𝘁𝗿𝗮𝗹]L’Egypte, hôte de la COP27 et étant un pays en développement, la ...
08/11/2022

[𝗟𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘁𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗿é𝗷𝘂𝗱𝗶𝗰𝗲𝘀 à 𝗹𝗮 𝗖𝗢𝗣𝟮𝟳, 𝘂𝗻 𝘀𝘂𝗷𝗲𝘁 𝗰𝗲𝗻𝘁𝗿𝗮𝗹]

L’Egypte, hôte de la COP27 et étant un pays en développement, la question des pertes et préjudices sera centrale durant les deux semaines à venir. Mais de quoi parle-t-on lorsque l’on évoque les pertes et préjudices ?

𝗟𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘁𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗿é𝗷𝘂𝗱𝗶𝗰𝗲𝘀, 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 ?

Les pertes et préjudices représentent les effets négatifs du changement climatiques auxquels les sociétés ne sont pas capables de faire face.
Elles se divisent en deux types : les pertes économiques (ce que l’on peut vendre et acheter sur des marchés) et les pertes non-économiques (vies, héritage culturel, langue, territoire).

𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗲 𝗺𝗮𝗻𝗶𝗳𝗲𝘀𝘁𝗲𝗻𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 ?

Les pertes et préjudices du changement climatique sont déjà visibles. Par exemple, les inondations au Pakistan de l’été 2022 ont fait 1700 morts, détruit 250 000 habitations et 1,8 million d’hectares de terres agricoles. Ce sont en effet surtout les pays en développement qui subissent les impacts du changement climatique alors que ce sont les pays développés qui sont historiquement responsables des émissions de gaz à effet de serre.
𝐋𝐚 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞́𝐬 𝐬𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐮𝐢𝐭 𝗱𝗼𝗻𝗰 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞𝐧𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐚̀ 𝐥’𝐢𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞.

𝗟𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘁𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗿é𝗷𝘂𝗱𝗶𝗰𝗲𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗮𝗱𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗖𝗖𝗡𝗨𝗖𝗖 (𝗖𝗼𝗻𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗖𝗮𝗱𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗡𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗨𝗻𝗶𝗲𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗖𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗖𝗹𝗶𝗺𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲) :

- 𝟮𝟬𝟬𝟵 : lors de la COP15 à Copenhague, il a été décidé que d’ici 2020, 𝟏𝟎𝟎 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐨𝐥𝐥𝐚𝐫𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐚𝐧 venant des pays du Nord seraient alloués aux pays les moins développés pour les aider à s’adapter aux conséquences du dérèglement climatique. Ces fonds n’ont été versés qu’à hauteur de 83.3 milliards de dollars à l’heure actuelle.

- 𝟮𝟬𝟮𝟭 : Lors de la COP26 le dialogue de Glasgow a été ouvert et il est prévu qu'il se termine en 2024. Il vise à fournir concrètement des outils aux pays du Sud pour répondre aux pertes et préjudices. C'est un outil qui permettra aux pays du Sud de faire entendre leurs besoins en termes de financement et de transfert de technologies.

𝗘𝘁 à 𝗹𝗮 𝗖𝗢𝗣𝟮𝟳 ?

Les pertes et préjudices n’ont été rajoutées à l’agenda que lors de la session d’ouverture de la COP27, ce dimanche 6 novembre. Cette décision majeure a été facilitée par la position d’hôte de l’Egypte qui fait partie des pays pouvant bénéficier du fond d’aide de 100 milliards de dollars.
Les pertes et préjudices seront donc un sujet central pendant cette COP. Un des enjeux majeurs sera d’avancer dans la définition du dialogue de Glasgow.

Adresse

Joliot Curie
Gif-sur-Yvette
91190

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque COP CentraleSupélec publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager