15/07/2026
On me dit souvent : « Tu as de la chance… »
De la chance parce que je ne travaille plus les week-ends. De la chance parce que je ne travaille pas les mercredis ou pendant les vacances scolaires. De la chance parce que je peux aujourd'hui passer du temps avec mes enfants et être présent auprès de ma famille.
Et vous savez quoi ? Ils ont raison.
Aujourd'hui, j'ai cette chance.
Mais cette chance est le fruit de près de 14 années de travail, de sacrifices et de remises en question.
Quand j'ai créé Pazapas, je ne comptais pas mes heures. Je travaillais du lundi au dimanche. Au début, l'argent de l'entreprise servait avant tout à payer les salaires, les cotisations et à assurer la continuité du service. Moi, je vivais essentiellement grâce aux aides à la création d'entreprise.
Puis l'activité s'est développée.
J'ai connu des joies, mais aussi des épreuves. Des collaborateurs qui ont quitté l'entreprise pour créer leur propre structure. Un passage devant les prud'hommes parce que, lorsqu'on démarre seul, on apprend aussi de ses erreurs. Puis il y a eu le Covid, avec son lot d'incertitudes, la baisse d'activité, les bénéficiaires qui disparaissent et les charges qui, elles, continuaient d'arriver.
À plusieurs reprises, j'aurais pu tout arrêter.
Mais j'ai eu la chance d'être entouré.
Ma famille. Mes proches. Mes partenaires. Les bénéficiaires qui nous ont fait confiance. Les professionnels qui ont cru en notre projet. Et aujourd'hui, une équipe formidable qui partage les mêmes valeurs et qui me permet de prendre un peu de recul tout en sachant que les accompagnements sont réalisés avec sérieux et qualité.
Bien sûr, je reste toujours disponible. Mon téléphone professionnel n'est jamais très loin. Être dirigeant, c'est aussi être présent lorsque l'équipe ou les bénéficiaires en ont besoin.
Mais aujourd'hui, je peux enfin profiter de moments simples avec mes enfants. Et ces moments-là n'ont pas de prix.
Alors, si je partage cette histoire, ce n'est pas pour dire que le chemin est facile. Bien au contraire.
C'est pour rappeler que derrière ce que l'on appelle souvent « la chance », il y a parfois des années de travail, de doutes, d'échecs, de sacrifices… et surtout de persévérance.
À toutes celles et ceux qui portent un projet, qui hésitent ou qui traversent une période difficile : ne laissez personne vous convaincre que votre rêve est inaccessible.
Croyez en votre projet, acceptez que le chemin soit parfois long et semé d'obstacles, et avancez un pas après l'autre. Les plus belles réussites sont souvent celles qui ont demandé le plus de courage.