09/04/2026
Mathis & Maissane étudiant·es en L3 , encadrés par notre collègue Franck Grammont, ont réalisé en ce dispositif de "neurone électronique" 😍 pour illustrer l’activité bioélectrique neuronale. RDV sur l'atelier " et " à la prochaine en octobre pour le découvrir
---
A propos :
Dans le système nerveux, les neurones s’activent et interagissent entre eux par le biais d’activités bioélectriques. Le potentiel d’action (PA) est une activité bioélectrique particulière. Elle est générée au niveau du cône d’émergence, à la base de l’axone, et se propage sans perte jusqu’à l’extrémité de l’axone, au niveau des boutons présynaptiques. Les neurones se connectent entre eux par le biais de synapses. L’axone d’un neurone présynaptique se connecte à une dendrite d’un axone postsynaptique. Ces connexions unidirectionnelles peuvent être soit activatrices, soit inhibitrices. Les activités bioélectriques générées au niveau des dendrites peuvent ainsi être soit des potentiels postsynaptiques excitateurs (PPSE), soit des potentiels synaptiques inhibiteurs (PPSI). Pour générer un PA, un neurone intègre au niveau de son cône d’émergence l’ensemble des PPSE et PPSI générés au niveau des dendrites. Si la somme dépasse un certain seuil d’activation (seuil de dépolarisation), un potentiel d’action est généré par le neurone. Il s’agit d’un processus spatiotemporel complexe. La cognition et le comportement animal repose intégralement sur ce type d’activités produites à l’échelle des neurones.
Le but de ce prototype est d’illustrer le caractère fondamentalement spatiotemporel de l’activité bioélectrique neuronale. Il s’agit de montrer comment des neurones présynaptiques peuvent se connecter à différents endroits de l’arborisation dendritique d’un neurone postsynaptique, et comment les PPSE et PPSI sont intégrés au niveau de cette arborisation pour finalement générer un potentiel d’action au niveau du cône d’émergence du neurone postsynaptique, lorsque le seuil de dépolarisation est franchi.