SND - Sciences, normes, démocratie

SND - Sciences, normes, démocratie Sciences, normes, démocratie est une UMR (8011) ayant pour tutelle : Sorbonne Université et le CNRS.

Créée en 2013 autour d’un groupe de spécialistes de philosophie des sciences et de philosophie morale et politique, elle a vocation à intégrer des chercheurs d’autres disciplines des Sciences de l’homme et de la société — sociologie, anthropologie, économie, sciences juridiques…—, et à abriter des collaborations durables avec les sciences « dures » et les sciences médicales. Cette page met en avant et actualise les différentes activités et les actualités de l'équipe SND.

Organisé par Sylvain Lavelle (Enseignant Chercheur ICAM Associé au SND), le colloque "Le travail de la transition" aura ...
02/04/2026

Organisé par Sylvain Lavelle (Enseignant Chercheur ICAM Associé au SND), le colloque "Le travail de la transition" aura lieu sur plusieurs sites, Sorbonne Université du 15 au 16/04/2026, Icam du 17 au 18/04/2026 et dans la Creuse du 23 au 24/04/2026.

La transition écologique est sur toutes les lèvres, mais elle peine à susciter une adhésion pleine et entière des différentes parties du corps social (populations, communautés, Etats, entreprises…).
Ainsi, en dépit des diagnostics scientifiques et des préconisations morales, le processus de changement socio-environnemental se heurte à une certaine inertie des mentalités et des comportements, parfois à une franche résistance.

https://snd.sorbonne-universite.fr/wp-content/uploads/2026/04/Le-travail-de-la-transition-programme-A5-v3.pdf

Chères et chers collègues,Nous sommes très heureux de vous annoncer la tenue d'un Colloque "Rousseau, Philosophie et Méd...
18/03/2026

Chères et chers collègues,

Nous sommes très heureux de vous annoncer la tenue d'un Colloque "Rousseau, Philosophie et Médecine. Circulation et usages des savoirs médicaux au XVIIIe siècle" qui aura lieu les jeudi 2 et vendredi 3 avril 2026.

Voici un bref résumé des axes de recherche : Ce colloque interdisciplinaire explore les circulations et usages des savoirs médicaux dans l’œuvre de Rousseau, en les replaçant dans l’effervescence scientifique du XVIIIᵉ siècle. Il réunira des spécialistes de la médecine au siècle des Lumières ainsi que des spécialistes de la philosophie de Rousseau. Il cherchera à mettre en lumière la fécondité théorique du champ médical (vitalisme, néo-hippocratisme, hygiénisme) et son influence sur l’anthropologie, la morale et la pédagogie rousseauistes.

Si le sujet vous intéresse, vous y êtes tous et toutes chaleureusement conviés.

À noter que l'inscription est obligatoire, pour toute personne extérieure à Sorbonne Université, le Jeudi 2 avril (salle des Actes, 54 rue Saint Jacques). Elle se fait à cette adresse : [email protected]

Le Vendredi 3 avril, l'entrée sera libre à l'Académie de Médecine, au 16 rue Bonaparte .

Au plaisir de vous y retrouver,

Bien cordialement,

A. Morvan et T. Courdavault

https://snd.sorbonne-universite.fr/wp-content/uploads/2026/03/Programme-Colloque-Rousseau-Philosophie-et-Medecine.pdf

05/03/2026

Chères et chers collègues,

Je vous informe que ce vendredi 6 mars, de 15h30 à 17h00, aura lieu une conférence du professeur Otávio Bueno (University of Miami), en Sorbonne, salle de la Fresque. Le titre de cette conférence est : « Abduction and Skepticism: Some Tensions ».

Voici le résumé de son intervention:

Abstract

In his rich defense of abductive reasoning in The Art of Abduction (MIT Press, 2022), Igor Douven provides an insightful response to Cartesian skepticism. Given certain plausible assumptions, once a person has obtained some finite segment of evidence regarding the reliability of both sensory perception and abduction, “it will be, and remain, highly probable to her that sensory perception is reliable and also highly probable to her that abduction is a reliable mode of inference” (p. 247). In this paper, I critically consider Douven’s response to skepticism, examining key assumptions of the result he established and how far it extends regarding other forms of skepticism, especially Pyrrhonism. In the end, it seems that the skeptic may still have the upper hand.

Bien cordialement,

Johannes

Bonjour, Demain aura lieu le séminaire "Journée Jeune Recherche en Philosophie du Droit" - 26/02/2026 en salle G073, sur...
25/02/2026

Bonjour,

Demain aura lieu le séminaire "Journée Jeune Recherche en Philosophie du Droit" - 26/02/2026 en salle G073, sur le mode d'un atelier pour jeunes chercheurs et chercheuses en philosophie du droit, organisé par Cécile Degiovanni.

Journée de la Jeune Recherche en Philosophie du Droit

26 février 2026, Sorbonne, salle G073

Lien vers la visioconférence : https://webinaire.sorbonne-universite.fr/rooms/gnp-jpa-qo4-nd0/join (NB : nous ne pouvons garantir des conditions de retransmission optimales, et invitons donc les personnes qui le peuvent à venir plutôt en présentiel)

Contact : [email protected]

9h : mot d’accueil

9h15-10h15 : Thomas Charrayre (Sciences Po, CEVIPOF), « L'envers de l'Etat de droit : les conservateurs dans la bergerie libérale ».

Discutante : Cécile Degiovanni (Sorbonne Université, SND)

10h15-11h15 : Rikens Honore, (Université Paris 8, LLCP), « Le droit naturel dans la révolution française et la révolution de Saint Domingue »

Discutant : Fouad Saleh (Institut universitaire européen)

PAUSE

11h30-12h30 : Thibaut Hery, (Paris Est-Créteil, LLIS), « L’école laïque doit-elle être un sanctuaire républicain ? »

Discutant : Roman Zinigrad (American University of Paris)

DEJEUNER

14h-15h : Fouad Saleh (Institut universitaire européen), « La possibilité d’une théorie générale de la juridiction: une critique de Raz »

Discutant : Etienne Augustin (Panthéon-Assas, Institut Michel Villey)

15h-16h : Sirius Epron-Fauchard (Paris 1, ISJPS), « Roscoe Pound, idéologue de l'informalisme juridique »

Discutante : Nolwenn Brissier (Panthéon-Assas)

PAUSE

16h15-17h15 : Héloïse Michelon (Université catholique de Lille, Ethics), « Peut-on attribuer des droits aux personnes qui n’existent pas encore ? La will theory et la interest theory à l’épreuve de la justice intergénérationnelle »

Discutant : Nathanaël Colin-Jaeger (Université Catholique de Lille, ESPOL)

17h15-18h15 : Etienne Augustin (Panthéon-Assas, Institut Michel Villey), « Problèmes d'ontologie sociale et solutions juridiques : Remarques à partir de Georg Jellinek »

Discutant : Sirius Epron (Paris 1, ISJPS)

https://snd.sorbonne-universite.fr/wp-content/uploads/2026/02/Programme-Journee-jeune-recherche-26-fevrier.pdf

24/02/2026

Bonjour à tous,

Suite à trois années de recherche sous la direction de Pierre-Henri Tavoillot, je soutiendrai ma thèse de doctorat en philosophie, intitulée « Monde autre et autre monde. Approche philosophique de l'utopie technologique du métavers », le 24 février 2026 en Sorbonne, salle Louis Liard à 9h30 (17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris).

Le jury sera composé de :

Mme Anouk BARBEROUSSE, Professeur des Universités, Sorbonne Université – Examinatrice
Mme F***y GEORGES, Maître de Conférence HDR, Université Sorbonne Nouvelle – Rapporteur
M. Thierry MENISSIER, Professeur des Universités, Université Grenoble Alpes – Rapporteur
M. Pierre-Henri TAVOILLOT, Maître de Conférence HDR, Sorbonne Université – Directeur de thèse

Raphaël Bompy

05/02/2026

Bonjour,
Jean-baptiste Juillard fait partie des douze finalistes issus de Sorbonne Université pour l'édition 2026 du concours "Ma thèse en 180 secondes".
***
L'événement aura lieu le 19 mars prochain en début de soirée sur le campus de Jussieu, vous y êtes d'ores et déjà convié.
C'est Claudine Prieur du Collège doctoral qui s'occupe de tout cela.
Quelle que soit l'issue, ce sera l'occasion de faire connaître mon travail, et SND par la même occasion (comme l'avait fait brillamment Anne Fenoy lors de l'édition 2024).
Bien à vous,
Jean-Baptiste
***

21/01/2026

Bonjour à chacune et chacun,

La séance du séminaire "Santé médecine démocratie" prévue le jeudi 22 janvier 2026, de 17h à 19h 30, sur le site Saint-Antoine de l'université de la Sorbonne est reportée à une date qui n'a pas encore été fixée, et qui par conséquent vous sera communiquée ultérieurement.

Je vous prie de bien vouloir nous en excuser.

Très cordialement,
François Athané
pour les organisateurs
(François Athané; Sarraouinia Gakunzi & Gérard Lambert)

Bonjour, Hugo Toudic est intervenu sur Radio France hier sur "Les droits de douane, la Cour suprême peut-elle encore fai...
21/01/2026

Bonjour,
Hugo Toudic est intervenu sur Radio France hier sur "Les droits de douane, la Cour suprême peut-elle encore faire barrage à Donald Trump ?"

Donald Trump peut-il encore être freiné ? Depuis le début de son second mandat, le président américain a fait des droits de douane l’arme centrale de son pouvoir, contournant le Congrès et gouvernant par l’urgence, au mépris de l’équilibre constitutionnel.

08/01/2026

Bonjour à chacune et chacun,

Vous trouverez ci-dessous le programme du séminaire "Santé médecine démocratie" pour l'année 2026.

Chaque séance aura pour objectif d'apporter un éclairage original sur un unique thème, celui de la vérité en médecine.

En vous remerciant pour votre attention, et vous souhaitant une agréable fin d'année,
Très cordialement,
François Athané

***

Programme du séminaire "Santé médecine démocratie" en 2026

Organisé par François Athané, Sarraouinia Gakunzi et Gérard Lambert

La vérité en médecine

Nos séances se tiendront de 17h à 19h30 sur le site Saint-Antoine de l'université de la Sorbonne, 27 rue Chaligny, Paris 12ème (métro Faidherbe-Chaligny). Les numéros des salles concernées vous seront communiqués ultérieurement.


22/01/26 François Athané, agrégé et docteur en philosophie. Chargé d'enseignement aux universités de Paris-Saclay et de la Sorbonne. Associé au Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités (UMR 8065) et à Sciences normes démocratie (UMR 8011).
"La vulnérabilité du vrai"

19/03, Jean-Luc Chappey, Professeur d'histoire des sciences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l'Institut d'histoire moderne et contemporaine (UMR 8066)
"Science et défiance en France: Pasteur et les antivaccinateurs"

16/04, Patricia Floric, Doctorante en sciences de l’information et de la communication sous la direction d'Éric Dacheux à l’Université Clermont Auvergne, laboratoire Communication et Sociétés.
"Vérité et incommunication dans la relation médecin-malade"

28/05, Isabelle Drouet et Marion Vorms, toutes deux maîtresses de conférences en philosophie des sciences, la première à Sorbonne université, la seconde à l'université Panthéon-Sorbonne.
"Les sciences au tribunal. Leçons épistémologiques du procès du Mediator"

18/06, François Gonon. Directeur de recherche émérite au CNRS, neurobiologiste et chercheur en communication des sciences. Institut des Maladies Neurodégénératives, CNRS UMR 5293, Université de Bordeaux.
"Neurosciences, un discours néolibéral? Psychiatrie, éducation, inégalités".

10/09, Cyril Lemieux, Sociologue, Directeur d'études à l'EHESS, Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités (UMR 8065)
"Contestation de la science et des savoirs médicaux institués : et si la sociologie était la meilleure alternative au complotisme ?"

08/10, Sylvie Briand, médecin, Scientifique en Chef à l'Organisation Mondiale de la Santé.
"La science comme moteur de santé publique et de gouvernance éclairée"

***

07/01/2026

Chères toutes et chers tous, amies et amis, collègues, doctorantes et doctorants,

permettez-moi de saisir l’occasion de cette nouvelle année pour vous adresser mes meilleurs vœux: à toutes et à tous, aux vôtres et à vos proches, que cette année vous soit enrichissante à tous points de vue, illuminée par la volonté de savoir, par le plaisir de chercher et de transmettre, par mille petites et grandes satisfactions.

Dans un monde incertain et saturé de voix qui, pour se faire entendre, comptent plus sur leur force que sur la vérité, SND vous offrira peut-être, du moins je l’espère et vous le souhaite, un «asyle» (comme on l’écrivait au XVIIIe siècle) où croire encore aux chances patientes et fragiles de la vérité.

Bien amicalement,

Philippe

Chères et chers collègues, J’ai le plaisir de vous annoncer ma soutenance de thèse en philosophie portant sur « Les appo...
16/12/2025

Chères et chers collègues,

J’ai le plaisir de vous annoncer ma soutenance de thèse en philosophie portant sur « Les apports épistémiques de la diversité sociale en science. Quelles conditions à la constitution et à la transmission de perspectives minoritaires ? », et réalisée sous la direction de Cédric Paternotte à Sorbonne-Université (laboratoire SND).

Elle aura lieu le 18 décembre 2025 à 15 h, à l’Institut d’Études Slaves, 9 Rue Michelet, 75006 Paris.

Le jury est composé de :

Magali Bessone, Université Panthéon-Sorbonne, rapporteuse
Hélène Landemore,Yale University, examinatrice
Ryan Muldoon, University at Buffalo, examinateur
Cédric Paternotte, Sorbonne-Université, directeur de thèse
Kristina Rolin, Tampere University, examinatrice
Stéphanie Ruphy, Ecole Normale Supérieure, rapporteuse
Philippe Urfalino, CNRS, EHESS, examinateur

La soutenance est publique et ouverte à toutes et à tous. Si vous comptez venir en présentiel, je vous remercie de me prévenir à l’adresse suivante [email protected].

lien de la visio : https://cnrs.zoom.us/j/96423944554?pwd=RCX2rcmEJhBUYU9Mn07HlLSbDlPNoe.1
ID de réunion: 964 2394 4554
Code secret: N1GDct

Pour celles et ceux qui pourront être présent·es sur place, un moment convivial autour d’un pot sera organisé au même lieu à la suite de la soutenance.

Vous trouverez ci-dessous un résumé de la thèse.

Bien cordialement

Marie-Lou Reymondon

Résumé :
Au sein des laboratoires scientifiques où se mettent en place des projets de recherche participative, dans les universités où la sélection se veut plus inclusive, dans la recherche médicale où s’investissent des associations de patients ou dans les assemblées citoyennes qui délibèrent sur la gestion des risques, la diversité est de plus en plus promue. Ces initiatives peuvent-elles permettre de rendre la science plus objective, mais aussi épistémiquement et socialement plus juste ?
En partant de la critique d’une prétendue « vue de nulle part » objective et neutre, plusieurs approches établissent qu’une diversité cognitive est épistémiquement bénéfique. Mais comment obtenir cette diversification cognitive que l’épistémologie sociale appelle de ses vœux ? Plusieurs de ces approches promeuvent pour cela la diversification sociale de la science, présupposant un lien entre ces deux types de diversité. Mais cette promotion de la diversité sociale pose plusieurs problèmes : d’abord, le lien de causalité entre diversité sociale et diversité cognitive n’est pas si évident, et peut conduire à une forme d’essentialisation des caractéristiques sociales. Ensuite, le terme diversité ne permet pas de se rendre compte que toutes les voix ne trouvent pas une place égale dans la délibération. Il présuppose de façon implicite une forme d’uniformité dans l’accès à l’espace (puisque cet espace est diversifié), sans rendre compte des rapports de pouvoir qui s'établissent au sein de cet espace diversifié. Des conditions supplémentaires sont donc requises pour que cette diversification sociale permette effectivement la constitution d’une diversité cognitive propice à l’objectivité scientifique.
Pour rendre compte des rapports de pouvoir que le terme « diversité » occulte, il m’a fallu faire un pas de côté pour ne plus considérer la diversité comme un fait déjà établi, mais plutôt comme quelque chose qui s’institue. Or, diversifier l’espace scientifique, ce n’est rien d’autre que faire entrer dans la science les minorités dominées socialement, marginalisées ou exclues du domaine scientifique. Une large partie de ma thèse consiste donc à articuler deux concepts centraux de l’épistémologie critique, celui d’injustice épistémique et celui de privilège épistémique minoritaire. En effet, ce sont les profils minorisés qui sont supposés augmenter la diversité des perspectives et donc l’objectivité sociale de la science (au sens de Longino), mais ce sont ces mêmes profils dont les voix sont les moins audibles. Ce qui est donc en jeu dans la promotion de la diversité, c’est la possibilité de véritablement faire entendre la voix de ces minorités, et pas seulement d’acter leur présence. Je m’appuie notamment sur une enquête empirique que j’ai menée au sein d’un laboratoire de mathématiques de l’Université d’Édimbourg sur les apports épistémiques des femmes et minorités de genre et sur les injustices épistémiques qu’elles rencontrent dans leur carrière universitaire.
Ce privilège épistémique minoritaire peut-il véritablement donner lieu à de nouvelles perspectives fructueuses pour la science étant donné les injustices épistémiques ? Je pose des conditions à la constitution et à la transmission des savoirs minoritaires en conceptualisant trois figures qui sont autant de chemins complémentaires et nécessaires : la figure alliée, la figure transfrontalière et la figure du groupe en non-mixité minoritaire. Cette dernière figure permet d’interroger à nouveaux frais la question de la diversité : celle-ci doit-elle s’articuler avec une certaine homogénéité ? La diversité doit davantage se penser à l’échelle intercommunautaire et une homogénéité intra-communautaire permet dans certains cas d’augmenter la finesse de la diversité, en permettant des désaccords plus nuancés. Enfin, la pratique temporaire de la non-mixité peut améliorer les pratiques délibératives mixtes en renforçant la capacité des minorités à y défendre leurs perspectives.
Epistemic benefits and drawbacks of social diversity in Science
Abstract :
In scientific laboratories, where participatory research projects are set up, in universities, where selection is intended to be more inclusive, in medical research, where patient associations are getting involved, or in citizens’ forums deliberating on risk management, diversity in science is increasingly promoted, although it has recently come under attack from US government policies. Does the social diversification of science, the inclusion of more minority profiles, and the promotion of participatory research make science not only more objective but also epistemically and socially fairer ?
Based on the critique of a science that claims to adopt an objective and neutral “view from nowhere”, several approaches establish that cognitive diversity is epistemically beneficial to science. How can we achieve the cognitive diversification that social epistemology calls for? Many of these approaches promote the social diversification of science, presupposing a link between social diversity on the one hand and cognitive diversity on the other. But this promotion of social diversity raises several issues: firstly, the causal link between social diversity and cognitive diversity is not that obvious, and can lead to a form of essentialization of social characteristics. Secondly, the term ‘diversity' overlooks the fact that not all voices find an equal place in deliberation. It implicitly presupposes a form of equality in access to space (since this space is diversified), without taking into account the power dynamics at play within this diversified space. For these reasons, additional conditions are required to ensure that this social diversification of science actually enables a cognitive diversity that promotes scientific objectivity. In order to account for the power relations that the term ‘diversity’ obscures, I had to take a step back and no longer consider diversity as a fact that has already been established, but rather as something that is being instituted. Diversifying the scientific field is nothing other than bringing into science minorities who are socially dominated, marginalized or excluded from the scientific domain. For this reason, a large part of my thesis consists of articulating two concepts central to critical epistemology, epistemic injustice and minority epistemic privilege. Indeed, it is minority individuals who are supposed to increase the diversity of perspectives and thus the social objectivity of science (in Longino's sense), but it is these very profiles whose voices are the least audible. What is at stake in the promotion of diversity, then, is the possibility of genuinely making these minorities' voices heard, and not merely acknowledging their presence. I draw on a field study I conducted in a mathematics laboratory at the University of Edinburgh to investigate the epistemic contributions of women and gender minorities, and the epistemic injustices they encounter in their academic careers.
Can this minority epistemic privilege really give rise to fruitful new perspectives for science, given the epistemic injustices that prevent the constitution and transmission of minority knowledge? I propose to set conditions for the existence of such a constitution and transmission of minority knowledge. To this end, I suggest the existence of three figures who are complementary and necessary paths for such minority knowledge to be constituted and transmitted: the ally figure, the trans-border figure and the non-mixed group figure. The latter allows us to take a fresh look at the question of diversity: should it be combined with a certain level of homogeneity? Diversity needs to be considered at an inter-community level, and that intra-community homogeneity can in some cases increase the finesse of diversity, since it allows for more nuanced disagreement. Finally, temporary non-mixed practices can improve mixed deliberative practices by strengthening the capacity of minorities to defend their perspectives

https://snd.sorbonne-universite.fr/wp-content/uploads/2025/12/Soutenance-Marie-Lou-Reymondon-18-decembre-a-15h-Institut-dEtudes-Slaves.pdf

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