Cours d'élite

Cours d'élite Cours d'élite est une société de cours particuliers à domicile et de devoirs par correspondance.

Cours particuliers à domicile : Paris et Île-de-France
Devoirs par correspondance : Toute la France

L'addiction aux réseaux sociaux, nouveau fléau de santé publique !Selon la psychologue Jean Twenge, les adolescents amér...
28/01/2018

L'addiction aux réseaux sociaux, nouveau fléau de santé publique !

Selon la psychologue Jean Twenge, les adolescents américains souffriraient de « la pire crise de santé mentale depuis des décennies ». En cause, leur addiction au smartphone et aux réseaux sociaux.

ANALYSE. De plus en plus de chercheurs alertent sur les effets inquiétants des réseaux sociaux sur le cerveau, et sur leurs dangers pour les adolescents. Facebook a reconnu la semaine dernière que la consommation de contenus, quand elle est passive, peut avoir un impact négatif sur le bien-être.

Jean Twenge, professeur en psychologie à l'université de San Diego, étudie les différences de santé mentale entre générations depuis vingt-cinq ans. Il y a deux ans, elle a remarqué que les courbes de plusieurs paramètres qu'elle surveille régulièrement s'étaient effondrées depuis 2012 : la fréquence des rencontres entre jeunes, la proportion de lycéens possédant un permis de conduire, ayant déjà eu des relations sexuelles ou un simple rendez-vous. Dans le même temps, le pourcentage d'adolescents dépressifs, déclarant se sentir seuls et commettant des tentatives de su***de a atteint des sommets, explique-t-elle dans son livre « iGen », le surnom qu'elle donne à la génération née entre 1995 et 2012.

Celle-ci souffre de « la pire crise de santé mentale depuis des décennies », estime Jean Twenge. Et le coupable serait le smartphone. Les adolescents « scrolleraient » infiniment sur les réseaux sociaux, se renfermant sur eux-mêmes et souffrant de la comparaison avec leurs pairs qui mettent en scène leur quotidien sur Facebook ou Instagram. Ils n'arriveraient même plus à se séparer de leurs portables la nuit, certains chercheurs parlant de « nomophobia » - pour « no mobile phobia ». Un problème qui n'épargne pas les adultes, mais qui touche encore plus les jeunes ayant grandi avec un téléphone dans les mains.

Des peurs similaires sur l'effet des télévisions, des ordinateurs et des consoles de jeux vidéo ont été exprimées lors de leur arrivée dans les foyers. Et si la corrélation entre-temps passé sur son smartphone et dépression existe, la causalité reste difficile à prouver : est-ce sa consultation qui affecte la santé mentale, ou les personnes déjà fragiles qui passent plus de temps en ligne ?

Circuit de la récompense

Ce que les chercheurs commencent à pouvoir affirmer, c'est que les réseaux sociaux ont un effet sur le cerveau proche de certaines substances addictives, comme la cigarette. Ofir Turel, professeur en systèmes d'information à l'université de Californie, a prouvé que « l'usage excessif de Facebook est associé à des changements dans le circuit de la récompense ». Car, contrairement à la télévision, les réseaux sociaux offrent des « récompenses variables » : l'utilisateur ne sait jamais combien de likes il va récolter ou sur quelles vidéos il va tomber. « C'est comme si on plaçait des gourmandises différentes chaque jour dans votre frigo : vous auriez beaucoup de mal à résister à l'envie de l'ouvrir », explique-t-il.

Le National Institute on Drug Abuse, un institut de recherche public américain, se demande même si la baisse de la consommation d'alcool et de drogues dures chez les adolescents est liée à l'usage des smartphones - une addiction en remplaçant une autre. D'autres chercheurs pointent l'influence négative des smartphones sur les capacités cognitives : une récente étude de l'université de Chicago montre que leur simple présence diminue la faculté à mémoriser, raisonner et résoudre de nouveaux problèmes.

Réaction de Facebook

Pendant longtemps, Facebook est resté silencieux sur ce sujet. Difficile pour lui d'admettre les dangers de ces fonctionnalités addictives, car elles sont au coeur de son business model : faire que les utilisateurs passent le maximum de temps sur sa plate-forme pour vendre le plus d'espaces publicitaires possible.

Mais le réseau social a dû faire face à une charge de plus en plus vive d'anciens responsables mettant en garde contre le « monstre » que Facebook avait créé. La critique la plus vive est venue mi-novembre de Chamath Palihapitiya, ancien vice-président de la société, lors d'un discours devant des étudiants à Stanford. « Nous avons créé des boucles déclenchant des réactions de court terme nourries à la dopamine (un puissant neurotransmetteur, NDLR) qui sont en train de détruire le fonctionnement de la société », a-t-il déclaré, évoquant son « immense sentiment de culpabilité » et expliquant ne pas vouloir « mettre cette m***e » dans les mains de ses enfants.

Pour Facebook, l'outil est « neutre »

Vendredi, Facebook s'est enfin décidé à réagir, en levant le voile sur les travaux d'une équipe de recherche dédiée à répondre à une question : « Est-ce que passer du temps sur les réseaux sociaux est mauvais pour nous ? » Cette interrogation est « cruciale pour la Silicon Valley », affirment David Ginsberg, le directeur de la recherche de Facebook, et Moira Burke, chercheuse de Carnegie Mellon, débauchée par le groupe en 2012 pour travailler sur ce thème.

Leur conclusion ? L'outil est neutre - tout dépend de son utilisation. Certes, ils admettent les effets négatifs de la consommation passive de contenus - le « scroll » sur le fil d'actualités, les clics sur des liens. Mais les interactions avec des proches à travers des commentaires et des messages, ainsi que l'utilisation du réseau social pour se remémorer des souvenirs « améliorent le bien-être », affirment-ils.

Facebook se dit prêt à faire évoluer le réseau social en fonction de ces résultats, quitte à « diminuer les indicateurs de participation des utilisateurs sur le court terme », une approche faisant écho à la récente déclaration de Mark Zuckerberg selon laquelle « la protection de notre communauté est plus importante que la maximisation de nos profits ». La société va également donner 1 million de dollars pour financer des recherches visant à mieux comprendre l'impact des technologies sur les enfants.

Si Facebook ne se prononce pas encore sur ce sujet, le choix que les « techies » font pour l'éducation de leur propre progéniture est intéressant. Les écoles suivant la méthode Steiner Waldorf, qui ont banni la présence des écrans pour leur préférer les livres, les crayons et les aiguilles de couture, rencontrent ainsi un grand succès dans la Valley. « 75 % des enfants qui y sont inscrits ont des parents travaillant dans la tech », affirme Adam Alter, professeur de psychologie à New York University.

Source: LesEchos.fr, article d' Anais Moutot / Correspondante à San Francisco.

La télé pour les enfants : attention danger ! La télévision fascine les enfants dès leur plus jeune âge. Pourtant,  ses ...
21/01/2018

La télé pour les enfants : attention danger !

La télévision fascine les enfants dès leur plus jeune âge. Pourtant, ses effets sont surtout néfastes, notamment pour les bébés ! Quels sont les risques ? Comment les éviter ? A quel âge un enfant peut-il regarder la télé ? Toutes les réponses avec Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste.

Télé et enfant : les règles de base

En moyenne, les enfants de 2 à 4 ans passent 2 heures par jour devant la télévision. Et (déjà !) une heure par jour entre 8 et 16 mois. Attention ! Danger : s'alarment les professionnels de l'enfance, qui mettent en garde contre les effets néfastes de la télévision sur le développement du très jeune enfant.

En tête du mouvement, un psychiatre, Serge Tisseron. Signataire de la pétition qui a permis d'obtenir l'interdiction des chaînes de télévision destinées aux bébés en France, ce spécialiste des relations enfants-médias plaide également pour un « bon usage » des écrans. Sa règle, dite du 3-6-9-12, a été récemment reprise par l'Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA). De quoi s'agit-il ?
D'une série de bons conseils.

- Le premier : non à la télévision avant 3 ans, oui après 3 ans mais avec discernement.
- Le deuxième : pas de console de jeux individuelle avant 6 ans.
- Le troisième : Internet accompagné à partir de 9 ans.
- Le quatrième : Internet seul à partir de 12 ans, à condition de respecter des règles de prudence.

Télé et enfant : pas pour les moins de 3 ans

La place d'un petit de moins de 3 ans n'est pas devant un écran, même devant un programme pour enfants ou une émission à vocation éducative ! Pourquoi le seuil de 3 ans ? « En 1999, l'Association américaine de pédiatrie a formellement déconseillé les écrans pour les moins de 2 ans, explique Serge Tisseron. Depuis, un certain nombre de travaux ont montré que la relation au monde des enfants reste en pleine construction jusqu'à 3 ans. »

Entre 0 et 3 ans, pour développer leurs capacités, les tout-petits doivent utiliser activement leurs cinq sens. Observer, manipuler des objets, jouer, toucher, etc. Le temps passé devant la télévision les prive de cette exploration du monde en trois dimensions. Il les prive aussi d'une chose essentielle pour eux : être en relation avec un adulte, avoir des échanges.

Télé et enfant : quels risques ?

Selon les experts, deux heures de télévision par jour à 2, 3 ou même 4 ans, c'est une catastrophe. Que reprochent-ils exactement aux écrans ? Avant tout, d'avoir des conséquences désastreuses sur le développement du langage et de l'intelligence.

Autre critique unanime : elle rend les enfants passifs. « Avant 3 ans, le tout-petit est happé par l'écran, observe Serge Tisseron. Il voit des images, des formes, entend des sons, mais il n'y comprend rien. Et dès que l'écran s'éteint, il s'ennuie. Il ne sait plus trouver en lui les ressources qui lui permettraient de s'amuser. »

Et c'est sans parler des effets néfastes de la télévision sur le comportement de nos enfants (agressivité, violence), leur capacité de concentration ou même leur créativité.

Télé et enfant : après 3 ans, soyez prudents !

« Oui à la télévision après 3 ans mais avec discernement. » Serge Tisseron nous explique. « D'abord, il faut raisonner en temps d'écrans : télé, ordi et consoles de jeux confondus. Et ensuite, pour la télévision, il faut prendre en compte le temps où elle reste allumée dans la pièce, même si l'enfant ne semble pas la regarder. A partir de là, entre 3 et 5 ans, on peut aller jusqu'à une heure de petit écran par jour. »

Autant dire que la télé dans la chambre - source de tous les excès - est à bannir ! Ça veut aussi dire qu'on ne laisse pas son enfant seul devant la télévision. « On reste à portée de voix pour qu'il puisse parler de ce qu'il voit, recommande le psychiatre. S'il ne parle pas, on s'assoit quelques minutes près de lui et on engage le dialogue : "Il n'a pas l'air content, ce petit ours, qu'est-ce qui lui arrive ?" Ainsi l'enfant apprend que les images, ce n'est pas seulement ce qu'on regarde mais aussi ce dont on parle. »

Le discernement, enfin, c'est étudier les programmes, choisir une tranche horaire et s'y tenir. Pas question d'allumer la télé à la demande, ni de laisser l'enfant devant l'écran une fois son émission terminée.

Et vous, comment procédez-vous avec vos enfants ? Est-ce difficile de limiter le temps de télévision chez les moins de 3 ans ?

Source: Magicmaman.com, article de Famili.

4 conseils simples et concrets pour appliquer l’éducation positive !Vous avez envie de vous mettre à l’éducation positiv...
14/01/2018

4 conseils simples et concrets pour appliquer l’éducation positive !

Vous avez envie de vous mettre à l’éducation positive mais vous ne savez pas comment vous y prendre ni par où commencer ? La papesse de la parentalité bienveillante Charlotte Ducharme nous livre 4 conseils pour l’appliquer de manière simple et concrète.

Pour rappel, l’éducation positive repose sur une relation bienveillante, empathique et soutenante. Rien que ça ! Mais visiblement, c’est la meilleure manière pour le bon développement cognitif et affectif du cerveau de l’enfant, et les dernières recherches en neurosciences ne laissent plus aucun doute quant à ses bienfaits. Sur le papier, je suis pour à fond. Ma vie va changer, celle de mes enfants aussi, nos rapports ne seront qu’amour et ma ride du lion va disparaître car je n’aurai plus jamais à froncer les sourcils. Oui, mais non.

Car même avec toute la détermination et motivation du monde, on ne peut pas arrêter de crier et rester zen en toute situation du jour au lendemain. L’éducation positive c’est comme tout, ça s’apprend ! Il y a des trucs à savoir, des astuces à connaître, des réflexes à mettre en place… et c’est là que Charlotte Ducharme, papesse de l’éducation positive, maman de 2 enfants, fondatrice du blog Cool Parents Make Happy Kids et auteur du livre éponyme dévoile ses bonnes résolutions 2018 pour une éducation positive décomplexée.

1/ Avancer pas à pas

Pour changer notre quotidien, rien ne sert de courir ou de se charger d'objectifs soit trop nombreux, soit trop ambitieux. Il faut prendre le temps de faire des petits pas et SURTOUT les célébrer, s'en féliciter !

Nous pouvons nous demander : « Qu’est-ce que je vais mettre en place aujourd’hui pour changer le quotidien avec mon enfant ? ». Cela n’a pas besoin d’être un grand bouleversement, ça peut être un petit truc, comme prendre le temps de faire 5 respirations avant de retrouver ses enfants, tenter de faire un peu jeu pour transformer un moment contraignant comme le brossage de dents en une partie de rire, prendre 5 minutes durant la journée pour repenser à une scène qui s'est mal passée et voir comment la prochaine fois on pourrait mieux réagir, etc. !

2/ Mettre du jeu et du rire dans le quotidien

Provoquer le rire chez l’enfant est un outil ultra-puissant ! Faire rire son enfant, c’est en effet lui offrir la possibilité de se libérer des tensions de la journée. En plus, rire donne envie de coopérer !

A l’heure du brossage de dents, si on prend une petite voix de quenotte qui ne veut pas qu’un tas de microbes viennent la grignoter durant la nuit, les enfants rient et filent se brosser les dents avec plaisir... C’est magique ! Les enfants adorent, sont détendus et de bonne heure pour aller se coucher et nous, on ne s’est pas épuisés à répéter 4 fois qu’il est l’heure de se brosser les dents...

Dès que la situation se complique, s'il nous reste un peu d'énergie, essayons de jouer et rire avec vos enfants ! Avec un peu d’entraînement, on prend le réflexe, c'est ultra efficace et en plus, ça renforce la complicité !

3/ En cas d’énervement, faire redescendre la pression

Parce qu’il y a des jours où vraiment rien ne va - et que nos enfants sont très forts pour le sentir – on n’a pas du tout, mais pas du tout envie de jouer ou de rire. Lorsque l’énervement prend le dessus : désamorçons la bombe !

Nous pouvons dire à notre enfant : « Je vais faire une pause car je suis très énervé(e), et si je reste à côté de toi, je vais crier. Je reviens ». (En plus, cela lui donne un bon exemple... Lorsqu’il se sentira à son tour énervé, peut-être aura-t-il le réflexe de prendre un petit temps de pause, plutôt que de taper sur son frère ou sa sœur !)

Profitons de ce temps pour faire redescendre la pression. Pour cela, nous pouvons boire un verre d’eau ou concentrer notre attention sur notre respiration. Un petit exercice très utile : inspirer et gonfler les poumons pendant 3 secondes, puis retenir sa respiration 3 secondes, et enfin expirer 3 secondes. L’important est de se concentrer uniquement sur le décompte du temps.

Enfin, nous pouvons également appliquer à nous-même le principe du « jeu ». Si l'on imaginait une étiquette sur le front de notre enfant où serait inscrit le mot "challenge"... Cela nous donnera la force de relever le défi : réagir positivement !

4/ En toute circonstance, déculpabiliser !

On ne pourra jamais être à 100% dans la parentalité positive ! Et ce n’est pas pour cela que nos enfants vont être malheureux, agressifs, manquer de confiance en eux, ou avoir des neurones en moins !

L’important n’est pas d’appliquer l'éducation positive à la lettre, mais plutôt de choisir et d’adapter quelques principes pour trouver au quotidien, une sérénité dans sa vie de parent, et s’assurer que nos enfants grandissent dans la joie, convaincus d’être aimés par leurs parents. Nos enfants préféreront toujours avoir un parent imparfait mais épanoui, plutôt qu'un parent « parfait » mais frustré... Alors, prenons soin de nous en tant que parent et, parce que c’est en étant bien avec nous-même que nous serons bien avec nos enfants !

Source: Magicmaman.com, article de Claire Schneider.

Comment apprendre la consommation minimaliste aux enfants?Pour faire le bonheur de nos enfants, on cherche souvent à les...
06/01/2018

Comment apprendre la consommation minimaliste aux enfants?

Pour faire le bonheur de nos enfants, on cherche souvent à les combler sur le plan matériel. Mais dans un monde aux ressources limitées, c'est un leurre de les laisser croire qu'ils pourront toujours tout avoir. Si on leur apprenait la consommation minimaliste ?

Pablo, 4 ans, fait son regard de cocker. Ces yaourts avec des pépites de chocolat ont l'air trop bons ! Bastien, la trentaine, repose le pack de yaourts nature qu'il avait en main et glisse les merveilles chocolatées dans le chariot. Mais trois rayons plus loin, ça recommence. Cette fois, Pablo s'est arrêté net devant une pochette de crayons de couleur. « Tu en as déjà à la maison », proteste son papa. « Oui mais c'est pas les mêmes », sanglote le petit garçon. Soupir du papa… Pas facile, dans une société qui pousse à la consommation, de refuser à nos petits ce qu'ils nous réclament. Pourtant on sait bien que le bonheur n'est pas dans l'accumulation de biens matériels. La crise économique est passée par là pour nous aider à remettre en question l'hyperconsommation et, chaque jour, les experts nous alertent sur le risque d'épuisement des ressources de la planète. « Il ne faut pas se leurrer : le monde va changer… et tant mieux, estime Diane Drory, psychologue. Nous sommes arrivés à un excès de matérialisme. Le temps est venu de passer à quelque chose de plus équilibré entre l'avoir et l'être. Il faut y préparer nos enfants. Ce n'est pas un service à leur rendre que de leur laisser croire qu'ils pourront toujours avoir tout ce qu'ils veulent, comme ils veulent et quand ils veulent. » Mais comment faire passer le message ?

Tous accros à la conso

Entre 3 et 6 ans, les grands discours sur les pièges de la consommation, ça ne passe pas. Et c'est normal. « Ils sont en plein âge de la découverte du monde, ils veulent tout ce qui passe à leur portée : le jouet de l'autre, les articles qui s'étalent dans les rayons des magasins, etc., explique Diane Drory. Ils ne raisonnent pas en termes de propriété ou d'utilité, ces notions leur sont inconnues. Ils veulent avoir, c'est tout. » A cet âge, choisir entre un ballon et une pochette de crayons, ça n'a pas de sens. Ils veulent les deux, bien sûr. « En revanche, on peut éviter de leur offrir davantage que ce dont ils ont besoin », affirme la psychologue. Une trousse de crayons de couleur, c'est assez pour dessiner, pas besoin d'une seconde. L'éducation, ça passe par l'exemple. A nous, parents, de montrer la voie en ne cédant pas aux sirènes de l'hyperconsommation. « Tous les jours, on nous propose une abondance de biens, observe Diane Drory. On peut acheter les œuvres complètes de Mozart pour une somme ridicule, par exemple. Mais qu'est-ce qu'on va faire de 50 CD qui vont encombrer la maison ? » Modération, discernement, voilà nos nouveaux credo ! On n'achète pas plus de nourriture que ce dont on a besoin – liste en main. Et on raccommode le pull troué plutôt que de le remplacer par un autre.

Une question d'éducation

Le respect des choses, ça s'enseigne. Dès 3-4 ans, les tout-petits peuvent apprendre qu'on ne casse pas les jouets, qu'on range ses vêtements. Les objets ne sont pas remplaçables à volonté, ils ont de la valeur. A partir de 5-6 ans, on peut éveiller leur sens critique et expliquer avec des mots simples ce qu'est le marketing. « Les fabricants sont des marchands. Ils ne veulent pas que les gens réfléchissent, ils veulent juste qu'ils achètent. Ensuite, les gens ne savent pas quoi faire avec ce qu'ils ont acheté et ils le jettent. C'est du gâchis et c'est mauvais pour la planète. » « Les enfants sont proches de la nature, ils ont un fort sens de l'écologie, c'est un discours qu'ils peuvent comprendre », assure Diane Drory. Mais surtout, apprenons à ne pas satisfaire les désirs de nos tout-petits dans l'instant. « Donnons-leur le temps de penser les choses, de rêver, d'imaginer », plaide la psychologue. Votre enfant a très envie de ce jeu ? Parlez-en ensemble. Comment va-t-il s'amuser avec ? Que pourrait-il réaliser ? Qu'est-ce qu'il commencerait par faire ? « L'attente permet de nourrir le désir, d'en faire quelque chose de rempli, poursuit la spécialiste. La pulsion d'achat, on la soulage en s'appropriant l'objet. Mais ça ne dure pas, on enchaîne sur une nouvelle pulsion. Le temps de l'attente est souvent beaucoup plus excitant. » Pourquoi s'en priver ?

* Auteure d'Au secours ! Je manque de manque !, De Boeck

Source: Magicmaman.com, article de Dominique Henry.

L’hiver est là : quelles pathologies vont empoisonner la vie de mon enfant ?En hiver c'est la période du froid, de la ne...
30/12/2017

L’hiver est là : quelles pathologies vont empoisonner la vie de mon enfant ?

En hiver c'est la période du froid, de la neige mais surtout de nombreuses pathologies. Et oui, les virus contagieux restent la hantise des enfants et... surtout des parents. Alors pour mieux se préparer et protéger ses petits bambins voici quelques indications du Dr. Arnault Pfersdorff.

La bronchiolite : on me parle de VRS qu'est-ce que c'est?

Avec l'hiver qui approche, les microbes se transmettent plus facilement, surtout avec les nez qui coulent. Un virus en particulier, le VRS : virus syncytial respiratoire. C'est un cousin de la grippe, il est très contagieux et responsable de 70% des bronchiolites des nourrissons (une infection qui touche les petites bronchioles). Cela provoque alors des difficultés respiratoires classiques chez le nourrisson (toux qui ne cesse pas, sifflements, respiration rapide, difficulté à reprendre son air). Si c'est le cas, consultez rapidement pour éviter un manque d'oxygène. Pour l'éviter, lavez-vous bien les mains régulièrement, portez un masque si vous avez la goutte au nez et surtout évitez que les autres enfants ayant un rhume ne s'approchent de lui (très difficile à appliquer hélas, surtout en crèche). Il n'y a pas de vaccin. Un traitement en injection intra musculaire se fait d'octobre à avril une fois par mois pour les nourrissons fragiles (grands prématurés). L'objectif du traitement est de l'aider à respirer: lavages de nez, humidification de l'air, parfois kiné, parfois oxygène. Les antibiotiques ne servent à rien.

Les otites reprennent, que faire?

Certains nourrissons commencent à faire des otites, en particulier lorsqu'ils fréquentent les collectivités (crèche, gaderie, multi accueils). D'autres pas. C'est ainsi, nous n'avons pas tous la même anatomie (configuration des conduits auditifs, de la trompe d'Eustache, des végétations adénoïdes). Ces dernières peuvent parfois devenir de véritables nids à bactéries. Quand les otites se répètent trop souvent (plus de 3 ou 4 dans un même automne/hiver) il convient alors de s'assurer qu'il n'y a pas une baisse de l'audition qui va impacter l'apprentissage du langage de l'enfant. Il sera peut-être nécessaire d'installer des drains transtympaniques et de retirer par la même occasion ces végétations. Certains traitements peuvent cependant aider à diminuer ces otites (mouchages de l'enfant, rincages, humidification de la chambre à coucher, traitements immuno stimulants, homéopathie, gelée royale, etc.).

Humidifier sa chambre ? Comment faire et à quoi ça sert ?

Pour faire en sorte que le nez de votre nourrisson ne devienne pas en permanence bouché ou infecté, il est bon d'humidifier sa chambre à coucher avec une humidificateur avec receptacle d'eau (à brancher sur le courant), pour obtenir un taux d'hygrométrie de 55 à 65%.

Est-ce que je couvre trop mon bébé ?

Nous avons tendance à beaucoup trop couvrir les enfants. 18-19° dans la chambre, préalablement aérée. Une turbulette à manches courtes en été, manches longues en hiver. Vérifiez régulièrement que le body de votre enfant n'est pas humide ou mouillé, et pensez à le changer régulièrement. C'est là qu'il prend froid.

Sa toux nocturne n'en finit pas, et si c'était les acariens ?

Dès la mise en route du chauffage à l'automne, les acariens reprennent du service et leurs déjections vont souvent provoquer des allergies, surtout nocturnes (2e partie de la nuit et au réveil). Attention: un matelas neuf contient déjà des acariens et ne vous fiez pas à la pub "traité anti acariens". Seules les housses anti acariens agrées sont efficaces. Le pédiatre mettra en évidence cette éventuelle allergie par des tests. Méfiez vous des peluches et des doudous : à proscrire du lit et aussi de la chambre de votre enfant !

Source: Magicmaman.com, article du Dr Arnault Pfersdorff.

La dépression saisonnière chez l’enfant : mieux la connaître pour mieux la traiter !A l’arrivée de l’automne, un mal ins...
24/12/2017

La dépression saisonnière chez l’enfant : mieux la connaître pour mieux la traiter !

A l’arrivée de l’automne, un mal insaisissable et pourtant bien réel nous saisit parfois. Fatigue extrême et surtout gros coup de blues, il s’agit bien d’une dépression saisonnière. Un mal de saison, une grisaille de l’esprit qui n’épargne personne, pas même les enfants. Anne-Laure Chevron, naturopathe, fait le point.

Comment reconnaître la dépression saisonnière?

Une dépression saisonnière implique une notion de chronicité. Les manifestations de type fatigue, manque d’entrain, anxiété, se manifestent au moins trois années consécutives et débutent généralement en octobre pour se terminer aux alentours de mars.

A quoi est due la dépression saisonnière ?

Avec l’arrivée de l’automne, notre exposition à la lumière diminue ce qui entraîne des modifications hormonales et notamment induit une augmentation de la production de sérotonine, l’hormone du sommeil. Chaque personne a une production variable. Les enfants qui vont avoir une surproduction de sérotonine seront donc plus exposés à la dépression saisonnière.

Comment la dépression saisonnière va-t-elle se manifester chez l’enfant ?

Par un changement de comportement. Il va être souvent plus fatigué et plus grognon. Ses résultats scolaires baissent ; parfois, il est aussi plus agressif. Si tous ces changements coïncident avec la modification du rythme et l’arrivée du froid, il y a de grands risques qu’ils s’agissent bien d’une dépression saisonnière.

Du côté de l’alimentation, est-il possible de protéger son enfant de ces troubles d’humeur ?

Oui, en privilégiant les légumes racines comme la pomme de terre, la carotte, le navet, le salsifis, le céleri-rave très riches en tryptophane, un acide aminé essentiel (présent également dans le lait, la noix de coco, la dinde, les œufs, les dates…). Veillez toujours à ce que votre enfant ne soit pas carencé en vitamine B qui calme les irritations du système nerveux. On la retrouve notamment dans les amandes, noisettes, germes de blé… Autre apport indispensable, la vitamine C pour l’énergie. Vous pouvez lui donner des vitamines dosées spéciale enfants, toujours au début de la journée. L’hiver est aussi une saison où l’on a tendance à surconsommer des sucreries. Pourtant elles épuisent l’organisme et confortent la personne dans sa dépression. Evitez donc tout ce qui est bonbons ou gâteaux industriels. Enfin, préférez la consommation d’aliments chauds pour conserver la température du corps.

Quelles sont vos autres recommandations pour lutter contre ce blues de saison ?

Tout d’abord se tourner vers la luminothérapie : il existe des simulateurs d’aube qui répondent parfaitement à notre besoin de lumière qui décline au fil de la journée.Préservez le rythme de l’enfant : un enfant de moins de 10 ans doit se coucher avant 8h30 par exemple. Tous les moyens sont bons pour qu’il parvienne à se relaxer et à « se vider la tête », les activités créatives et les balades en nature en font partie ! S’il le souhaite, vous pouvez aussi instaurer des petits moments de massage avant le coucher. Autre solution, le bain avant d’aller dormir, à condition qu’il soit en dessous de 39°C au risque sinon d’avoir un effet négatif sur son sommeil. Pensez à installer un diffuseur d’huiles essentielles de bergamote, citron ou petits grains de bigarade – seul impératif : l’installer la pièce à vivre – pour favoriser la relaxation de toute la famille. Il existe aussi des Fleurs de Bach, adaptées à chaque humeur de l’enfant : l'étoile de Bethléem contre le chagrin, la gentiane contre le découragement, le châtaigner contre l’épuisement, le jonc contre le désespoir.
Enfin, une toute autre astuce, très simple : habiller votre bambin de couleurs vives pour lutter contre la morosité ambiante !

Si jamais les symptômes persistent malgré tout, quand faut-il s’inquiéter ?

Lorsque l’enfant s’isole complètement, qu’il ne veut plus voir de copains, qu’il pleure pour un oui ou pour un non alors que ce n’est pas dans son caractère, qu’il baille continuellement ou encore qu’il devient agressif. Il faut alors que vous soyez très vigilante et que vous n’hésitiez pas aller consulter un pédopsychiatre car cela peut devenir une dépression importante.

Source: Magicmaman.com, article de Vanina Denizot.

Punir son enfant : ce qui marche et ce qui ne marche pas.Il désobéit tout le temps, elle répond sans cesse… Pour un pare...
17/12/2017

Punir son enfant : ce qui marche et ce qui ne marche pas.

Il désobéit tout le temps, elle répond sans cesse… Pour un parent, il est parfois difficile d’exercer son autorité sur un enfant qui franchit une limite. Comment « bien » punir, comment ne pas culpabiliser, fessée ou non… Autant de questions auxquelles Bruno Hourst, chercheur en pédagogies nouvelles et auteur de « J’aide mon enfant à bien vivre l’autorité » aux éditions Eyrolles, apporte son éclairage.

A quoi sert une punition ?

Bruno Hourst : Il faut avant tout faire la distinction entre une sanction et une punition, deux termes trop souvent confondus. La sanction se réfère à une règle fixée. Si l’enfant ne suit pas la règle, il est sanctionné et il doit savoir que la sanction sera appliquée en cas de non-respect de cette règle. La punition a plus un but de « dressage » que d’éducation. Elle joue souvent sur la peur et l’humiliation voire sur la dévalorisation de l’enfant et peut avoir des répercussions sur le développement de sa personnalité.

Comment faire pour que la sanction ait réellement un rôle éducatif ?

Bruno Hourst : Il faut avant tout fixer des règles. La première étape est de faire connaître ces règles à votre enfant (heure du coucher, autorisation de sortie, interdiction de toucher tel ou tel objet…). Cette démarche est essentielle pour la structuration de l’enfant et de l’adolescent, cela permet de le « cadrer » et de lui donner des repères. Ensuite, veillez à lui faire connaître la sanction afin qu’il sache à quoi s’attendre. Enfin, appliquez la sanction en cas de non-respect de la règle. Il n’y a rien de pire qu’une sanction non appliquée car l’enfant va ressentir un sentiment d’impunité par rapport au suivi des règles.

Quelles sont les caractéristiques d’une bonne sanction ?

Bruno Hourst : Il y a plusieurs principes à respecter. Premier principe : il faut sanctionner le plus tôt possible, mais « à froid », lorsque les émotions sont calmées. Deuxième principe : la sanction doit être l’occasion de rappeler la règle. Par exemple : « tu es sortie du jardin en vélo, je te rappelle que c’est interdit. Tu seras privée de vélo demain toute la journée ».Troisième principe : la sanction doit être en rapport avec la faute. Si l’enfant a une mauvaise note à l’école, on ne supprime pas son argent de poche.Quatrième principe : la sanction doit être proportionnelle à la faute : petite faute, petite sanction. Enfin dernier principe : la sanction doit être réparatrice, dans la mesure du possible. Par exemple, l’enfant nettoie ce qu’il a sali : la faute est « réparée », on n’en parle plus.

Que conseillez-vous aux parents qui ne veulent pas punir ou sanctionner ?

Bruno Hourst : Ne pas sanctionner l’enfant l’empêche de se structurer et peut même le mettre en danger. Le laxisme est déconseillé. Si le parent ne sanctionne pas, s’il satisfait tous les désirs de l’enfant en ne lui imposant pas le respect des règles fixées, il va agir finalement au détriment de l’enfant.

Comment éviter le sentiment de culpabilité lorsque l’on punit son enfant ?

Bruno Hourst : Ce qu’il faut savoir, c’est que l’interdit est sécurisant pour l’enfant. Même s’il râle, il se sent protégé et peut développer son autonomie. Lorsque l’on ne leur donne pas de cadre, lorsqu’on ne met pas de barrières, nous les mettons en danger psychologiquement et parfois physiquement. Il faut donc construire, le plus tôt possible, une relation avec son enfant non pas dans la contrainte et l’insécurité mais dans l’écoute et le respect.

Que penser des punitions corporelles ?

Bruno Hourst : Bien entendu et avec beaucoup d’hypocrisie, même si cela est interdit par la loi, les châtiments corporels continuent d’occuper une place silencieuse dans l’éducation des enfants. Et la violence psychologique, si elle ne laisse pas de traces sur le corps des enfants, peut en laisser d’autrement plus graves sur leur psychisme et leur personnalité. Sur ce point, il semble important de distinguer la violence envers l’enfant (châtiments corporels) et le geste physique ferme par lequel le parent met un coup d’arrêt à un comportement de l’enfant devenu ingérable. En cas de nécessité, une tape sur la main ou sur les fesses, ferme mais sans violence, signifiera à l’enfant : « On ne discute plus, c’est la règle, maintenant tu obéis. »

Source: Magicmaman.com, article de Fiona Gautier.

Adresse

210, Boulevard Péreire
Paris
75017

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Cours d'élite publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager