Boite Ô Lettres

Boite Ô Lettres Le Web Journal de la fac de Lettres et sciences humaines de l'université de la Réunion

14/04/2023

LA BU
Le lieu de travail préféré des étudiants ?
Proposant un large choix d’ouvrages, le bâtiment est équipé d’ordinateurs et de tables de travail permettant d’étudier seul ou à plusieurs. Pour les amateurs d’art et d’histoire, une partie du rez-de-chaussée est consacrée aux expositions. Les étudiants sont-ils satisfaits des services proposés ?
Ouverte du lundi au samedi de 7h30 à 19h, la BU est généralement plus fréquentée en semaine avec un nombre de visites plus conséquent de 9h à 17h. En février dernier, elle a enregistré plus de 31000 visites et 241 nouvelles inscriptions.
Noah Mansard, comme la plupart des après-midis, est assis à une table de travail. « J’y vais habituellement pour étudier et préparer mes TD car l’endroit est calme et climatisé », explique-t-il. Pour Alison, élève en licence de Lettres « ce n’est qu’en cette dernière année d’études que je me suis mise à fréquenter le lieu, une ou deux fois par mois afin d’y effectuer des travaux de groupe ». Alicia, à la recherche d’un livre, n’est pas, elle, une habituée des lieux. L’étudiante de lettres se rend à la BU occasionnellement pour « bo**er un travail de groupe, assister à des cours zoom ou réviser ».
Certains s’y rendent pour effectuer une tâche bien précise, d’autres y voit l’occasion de « changer d’environnement de travail ». C’est le cas de cette étudiante en dernière année de licence, qui déclare : « J’aime bien la BU, ça permet de sortir et il y a plein de livres à dispositions qui peuvent aider dans le travail ». Cependant, pour Thomas, il est plus agréable de travailler de chez soi. L’étudiant en économie dit préférer « la tranquillité » de son appartement. « J’y ai toutes mes affaires, c’est plus pratique » témoigne-t-il.
Charline GRONDIN

28/03/2023

Journée d'une étudiante de la fac des Lettres : suivons Flora !

28/03/2023

Etudier quand on habite loin de la fac

28/03/2023

LA CHARGE DE TRAVAIL DES ÉTUDIANTS
Sont-ils débordés ?
Suivre des cours chaque semaine, faire des exposés, des dossiers tout en révisant en vue des partiels… Pour la plupart, c’est gérable, pour certains, c’est compliqué.
« C’est surchargé, on a beaucoup de dossiers, d’exposés, et les partiels s’enchaînent ». Flora Cerneaux, en troisième année de licence sciences sociales, est excédée. C’est aussi le cas de Manitra Dalleau, une autre étudiante de sa classe. Par rapport aux années précédentes, dans chaque matière, « il y aurait beaucoup plus de travail ». Face à cette surcharge, les étudiants sont parfois exténués. Fanevaniaina Razafindranjandry, en sciences sociales, ajoute qu’elle se sent vraiment « débordée » et que tout se fait dans le stress. Zaïfati Ahamada, en première année de chimie, renchérit : « Je ne gère pas du tout, je suis fatiguée de tout le travail qu’il y a à faire ».
Alors qu’en moyenne, les licences en France comportent 20 heures d’enseignements par semaine auxquelles s’ajoutent 14 heures de travail personnel, Flora a des semaines d’environ 30 heures de cours en plus de 12 heures de travail personnel. Ryan Govindin, lui, en première année de licence info-com, a en moyenne une semaine de 15 heures d’enseignements plus 2 heures qu’il destine au travail personnel. Tout dépend donc de la filière universitaire… et des étudiants. Pour certains, le temps de travail est trop important, comme le dénonce Manitra : « Je n’ai même plus de temps pour moi, à peine si j’ai fini un travail que je dois en recommencer un autre ».
Les étudiants tentent tant bien que mal de s’organiser. Manitra tente d’élaborer un planning. « Quelques fois, je prends du re**rd dans le travail que j’ai planifié à tel jour, alors c’est l’effet domino, j’ai du re**rd dans tous mes autres travaux », se décourage-t-elle. De son côté, Fanevaniaina n’aurait pas le temps de s’organiser : « Tout s’enchaîne, c’est à la va-vite. Je fais du mieux que je peux t**d le soir et le week-end ».
La nuit devient alors pour certains le moment de travail. Pour les autres, comme Flora, ce moment est au contraire sacré. À peine arrivée chez elle, elle tombe de fatigue sur son lit.
Loana CHAMAND

28/03/2023

COURS EN DISTANCIEL SYNCHRONE

Éviter de se déplacer

Certains étudiants trouvent avantageux de suivre des cours en ligne synchrones afin d'éviter de se déplacer ; d'autres éprouvent des difficultés à les suivre.

Souraya, étudiante en L1 info-com, qui suit un cours d’atelier d’écriture numérique en synchrone, trouve très utile la méthode en raison de son éloignement du campus universitaire. « Il est difficile pour moi de me réveiller tous les jours pour aller prendre le bus », confie-t-elle. Elle apprécie également la flexibilité offerte par cette méthode en termes de gestion de son emploi du temps. Jeannette, étudiante en L1 lettres avec un emploi du temps chargé, approuve : « Étant donné que je viens du sud-est, je préfère les cours en distanciel synchrone qu'en présentiel ». Elle apprécie notamment la possibilité de poser des questions en temps réel.
Mais Julien, étudiant en L2 Anglais, a du mal, lui, à comprendre les explications du professeur à distance ; il préfère suivre les cours en présentiel. « Nous mettre des documents à lire n'est pas éthique, car cela peut être confus et nous risquons de ne pas comprendre un mot », lance-t-il. Selon lui, l'interaction en personne est primordiale pour mieux comprendre les concepts.
Vincent Mugnier, professeur agrégé de lettres modernes, comprend les deux points de vue. Lui-même, « pas très à l'aise avec les nouvelles technologies », préfère donner ses cours en présentiel, mais s'adapte à l'enseignement en ligne lorsque cela est nécessaire. Pour interagir avec ses élèves en temps réel, il privilégie l'utilisation de la plateforme Zoom. Cette méthode lui permet de répondre rapidement aux questions et de « fournir des exemples pertinents » pendant le cours. Pendant ses cours en ligne, il utilise des présentations PowerPoint interactives avec partage d'écran et encourage vivement la communication avec ses élèves pour faciliter la compréhension des concepts enseignés.
Bobane ABASSE

28/03/2023

QUELLE ORIENTATION APRES LA LICENCE SCIENCES SOCIALES ?
L’enseignement mais pas que…
Alors qu’en métropole le master de sciences sociales existe, rien de tel à La Réunion. Dans ces conditions, où s’orienter après la licence ?
Les enseignants de sciences-sociales demandent souvent aux étudiants : « Qui veut faire professeur des écoles ? ». La plupart lèvent la main, rêvant d’un master Meef. C’est le cas de Loana Chamand, qui consulte la plateforme « mon master » pour bientôt postuler car « il ne reste plus beaucoup de temps ». La Saint-Andréenne veut se tourner vers le master Meef mention encadrement éducatif.
Anne Hippolyte, elle, a déjà obtenu sa licence de sciences-sociales. « J’ai choisi le master Meef recherche en éducation et me voilà en deuxième année », indique-t-elle, sous l’un des kiosques de l’Inspé de Bellepierre (Institut national supérieur du professorat et de l’éducation).
Mais il y a d’autres voies, qu’énumère Thierry Malbert, anthropologue, et maître de conférences en sciences de l’éducation : « les masters en ressources humaines, sociologie, psychologie, anthropologie ». Mais aussi ceux « en lien avec la nature, et l’écologie, tout en restant dans l’environnement social. » Faneva Razafindranjandry va justement s’orienter dans le travail social : « J’envisage une formation de travailleur social », souligne-t-elle.
Thierry Malbert revient sur l’éventail des possibilités : « On peut aussi travailler dans des associations en lien avec la parentalité, la médiation familiale ». Les concours de la fonction publique sont une alternative, dans la police, la gendarmerie, l’administration pénitentiaire, la douane, la sécurité civile, l’administration, la finance et les impôts...
Flora CERNEAUX

Les inscriptions en master ont débuté le 22 marsLe destin des étudiants entre les mains d’une nouvelle plateformeLa nouv...
27/03/2023

Les inscriptions en master ont débuté le 22 mars

Le destin des étudiants entre les mains d’une nouvelle plateforme

La nouvelle plateforme « mon master », est l’unique site de candidature, avec toutes les formations de master recensées. Il doit améliorer le système précédent.

Les étudiants en troisième année de licence doivent s’ils souhaitent poursuivre leurs études candidater, depuis le 22 mars, sur le site Mon master. Une nouvelle plateforme dont ils doutent parfois de l’efficacité. « C’est vrai que ça parait simple mais on se sent comme des cobayes », tergiverse Mérédith en L3 espagnol.
Ce site a quelques similarités avec Parcoursup destinés au néo bacheliers , selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche : « La plateforme nationale unique permettra de consulter toute l’offre de formation en diplôme national de master et d’ y candidater ». Ce qui représente plus de 3500 formations. « Mon Master » donne ainsi une vue d’ ensemble des formations disponibles, centralise les candidatures et les inscriptions et réduit considérablement les démarches à entamer pour les étudiants intéressés. Le système devrait donner la possibilité de connaître la quantité de places disponibles, de visualiser les dernières places vacantes. Chaque intéressé peut inscrire jusqu’à 30 voeux dont 15 en alternance. L’ étudiant pourra accepter ou refuser les propositions qui lui seront adressées par les équipes pédagogiques elles mêmes.
Un calendrier des modalités est consultable sur le site de la plateforme.
Le site serait plus simple que l’ancienne plateforme, ecandidat, Rose Marc étudiante de M1, se souvient effectivement que « sur ecandidat, il fallait s’inscrire puis remplir ses diplômes, notes, informations personnelles, CV, etc pour chaque université. »
En outre, certains étudiants ne trouvaient pas d’établissement pouvant les accueillir et se sentaient parfois laissés à leur sort. La nouvelle plateforme propose à ce sujet un accompagnement par les services rectoraux si vous ne recevez aucune réponse positive à vos candidatures.

Laurent PAYET

Un club au couleur de la Corée du Sud Marre de ne penser qu’aux devoirs ? Vous pouvez vous libérer au club de Kpop pour ...
27/03/2023

Un club au couleur de la Corée du Sud

Marre de ne penser qu’aux devoirs ? Vous pouvez vous libérer au club de Kpop pour découvrir la danse pop coréenne qui rencontre un fort succès.

Le club Kpop a vu le jour en 2020 suite à l’initiative d’une étudiante de la fac. Car oui, les clubs sont à votre initiative ! À la différence des ateliers culturels, pas besoin d’être accompagnés par des professionnels.
Le club de Kpop est ouvert les jeudis de 12h30 à 15h et les vendredis de 12h30 à 14h30 dans la Salle Muséa, à côté du bâtiment Espace de Vie Étudiante. Hauriane, une étudiante en deuxième année d’Information et Communication apprécie ces petits moments : « J’aime beaucoup l’ambiance, on se retrouve entre amis ». Étudiant en troisième année d’école d'infirmiers, Maxime confirme : « Les gens sont sympas, le programme aussi. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les niveaux ».
Cet après-midi, l’ambiance bat son plein. Les mouvements sont rapides et précis en raccord avec la musique, synchronisés avec ceux des autres membres. La plupart des danseurs avancent en apprenant la suite de la danse tandis que d’autres revoient certains points en vue d’un gala. Tous regardent des vidéos de danse et s’en inspirent. Hauriane y croit : « J’espère que tout notre travail va porter ces fruits et que cela sera un beau spectacle ». En première année de Science de la Vie, Sigrid, la leader du club, est satisfaite : « Il y a un bon esprit d’équipe, on s’entraide et on a une bonne alchimie ». La chorégraphe les autorise ensuite à se lâcher sur des vidéos Tik Tok avant de quitter le club.
« On leur fait confiance, on n’a jamais été déçu, ils se sont toujours énormément investis », applaudit Karine Vandersteen, directrice du service Art et Culture, qui chapeaute les clubs étudiants.
Mickaella DIJOUX

27/03/2023

Changer de fac, c’est possible

Les étudiants peuvent changer de faculté pour une autre. Mais ce processus n'est pas toujours simple. Il est conseillé de prendre rendez-vous avec la conseillère d'orientation.

Lucie en première année de licence de Droit, a rapidement compris son erreur. « Le droit n'est pas fait pour moi », confesse-t-elle aujourd'hui. Elle s'est donc tournée vers la faculté de lettres pour intégrer une licence d'info-com. L’étudiante a pris rendez-vous avec la conseillère d'orientation pour discuter de son projet et a envoyé un dossier de candidature à la faculté. Après avoir été acceptée, elle a pu entamer sa nouvelle licence dès la troisième semaine de sa demande.
Il est important de vérifier les conditions nécessaires pour valider les crédits obtenus pendant la première année d'études de sa fac d’origine. Pour éviter toute perte de temps ou de crédits, « il est conseillé de se renseigner auprès de la faculté d'accueil sur les matières déjà validées et celles qui restent à valider », rappelle Nadine Richeux, conseillère en orientation. C’est ce qu’a fait Mouna, étudiante en première année de licence Ase, qui souhaite se réorienter vers une licence de sciences sociales, pour se « donner à fond » dans ses nouvelles études. Attention, cependant, changer de voie est ardu : les taux de réussite en première année sont assez faibles.
Bobane ABASSAE

LA BIBLIOTHÈQUE N’EST PAS RÉSERVÉE QU’AUX ÉTUDIANTS DES LETTRESLa BU ouverte à tousLa bibliothèque universitaire des Let...
27/03/2023

LA BIBLIOTHÈQUE N’EST PAS RÉSERVÉE QU’AUX ÉTUDIANTS DES LETTRES
La BU ouverte à tous
La bibliothèque universitaire des Lettres et sciences humaines est un lieu accessible à tous, sous certaines conditions.
« Je vois des étudiants ou d’enseignants extérieurs venir travailler ici, car il y a beaucoup de documents et de manuels », témoigne Maria en master de Droit et par ailleurs monitrice à la BU. Camille Gence, prof de maths dans un lycée à Saint-Louis vient souvent pour retrouver ses amis également professeurs, car il apprécie cet endroit calme. Le Dionysien d’une trentaine d’années se justifie : « Chez moi je n’arrive pas à travailler, ici j’avance mieux. »
Pour les personnes qui ne sont pas étudiants en Lettres et Sciences Humaines, il faut devenir adhérent à la bibliothèque afin d’accéder à tous les services : emprunts de livres, accès aux matériels électroniques, ou encore les salles de travail. Il y a près de 250 de ces lecteurs, dont la majorité des personnels universitaires. « Beaucoup veulent avoir accès à des collections pour se préparer aux concours », indique Cyril Goisnard, médiateur documentaire.
L’inscription est gratuite pour les personnes sans emploi ou le personnel universitaire. Les autres doivent payer trente-quatre euros l’année. Mais en réalité, les contrôles sont rares à l’entrée. Ce qui offusque Barthélémy, étudiant en première année d’AES (Administration économique et sociale) : « La bibliothèque devrait être plus sécurisée, n’importe qui peut rentrer sans problème ». Hanna, également en première année d’AES, est plus sereine :« Les lieux sont bien sécurisés, on peut laisser nos affaires partir et revenir elles seront toujours là. ». Son amie Rachelle ajoute : « On ne peut pas reconnaître si c’est une personne qui n’est pas de l’université, car il y a de tous les âges ici. La bibliothèque, c’est pour tout le monde ! »
Eendyra MANGUÉ

THEATRE DE L’UNIVERSITE                                                                                                 ...
27/03/2023

THEATRE DE L’UNIVERSITE
Qui était Vladimir Canter ?
On passe devant chaque matin, pour se rendre à la cafétéria ou à la fac des sciences. Qu’on vienne y regarder des films ou des pièces de théâtre, écouter de la musique ou assister à des conférences, le théâtre de l’université est un élément culturel important du campus. Que connaissons-nous de son nom : Vladimir Canter ?
La salle Canter s’attache à valoriser la diversité artistique en proposant chaque semaine, une nouvelle programmation. Les tarifs étant toujours proches de zéro « dans le souci de rendre la culture accessible aux étudiants ». Cependant, si les spectacles sont communiqués régulièrement via le site internet du lieu ou par le biais d’affiches publicitaires, aucune information n’est donnée sur le choix de ce nom : Vladimir Canter.
On pense à une personnalité publique, un comédien célèbre ou un écrivain connu. Pourtant, Vladimir Canter était comme nous, un étudiant de l’université. Né en 1978 à Thessalonique, ville portuaire grecque, il décède dans un accident de voiture le 12 mai 2001 à Saint-Denis alors qu’il n’est qu’âgé de vingt-trois ans. De son nom complet, Vladimir Karl Léon Cauteruccio dit Canter il passe une partie de son enfance en France métropolitaine avant de « fuir le racisme que sa famille y aurait subi », assure un article du journal Témoignages. Le jeune homme s’installe alors à La Réunion et suit une licence de mathématiques à Saint-Denis.
Dès son arrivée à l’université, le jeune homme se montre très investi dans la vie universitaire. Premier étudiant à être élu vice-président au Crous, il veut faire de l’université un lieu attractif où la culture serait mise en avant. Suivant ses convictions, il organise le premier festival des jeunes de l’Océan indien en 2000. Toute sa vie durant, il a œuvré pour un monde plus juste. « Notamment sensibilisé aux discriminations raciales ou de classes sociales » poursuit le journal, il s’est battu « pour dépasser ses propres limites » et fonde l’Arace, une association réunionnaise visant à l’amélioration des conditions de vie des étudiants.
Avant de nous quitter, il milite pour la construction d’un théâtre qui permettrait l’accès à la culture sur le campus universitaire. Le bâtiment est terminé et inauguré l’année suivant sa mort. Sa famille ne souhaitant pas revenir sur ce drame, les informations le concernant restent peu nombreuses.
Charline Grondin

27/03/2023

Les lieux privilégiés des étudiants.

Adresse

Avenue René Cassin
Saint-Denis
97400

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