02/11/2018
Quel avenir pour l’Université ?
Depuis 2007, avec l’application de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (dite loi LRU ou loi Pécresse), les Universités travaillent avec des moyens budgétaires constants face à la forte augmentation du nombre d’étudiants, l’ouverture de nouvelles formations et la hausse des coûts de l’ensemble des besoins. La conséquence directe est la baisse des dépenses par étudiant à l’Université. C’est un véritable plan de destruction de l’université française. Concernant les personnels qui y travaillent, l’objectif n’est pas de titulariser les précaires mais de précariser les titulaires.
Les chercheurs et enseignants-chercheurs voient leurs financements pérennes se réduire d’année en année, et doivent consacrer un temps croissant à monter des dossiers de réponses d’appel à projet. La recherche de financements ponctuels vient compromettre la mission de recherche en elle-même. Les réformes en cours, Loi ORE et Plan Licence en tête, auront le même effet délétère sur les enseignants et enseignants-chercheurs puisque leurs activités pédagogiques seront-elles aussi soumises à des appels à projet. Cette mise en concurrence est de nature à mettre fin au principe de la liberté et de l’indépendance des enseignants et/ou chercheurs et à remettre en question l’universalité de l’accès de tous les étudiants à un enseignement supérieur de haut niveau nourri par des recherches originales.
L’augmentation en 5 ans de 30% du nombre des inscrits à l’UT2J, la mise en place de la sélection, l’ouverture de nouvelles formations, n’ont pas généré de création de poste, bloquant ainsi toute évolution de carrière des personnels administratifs et leur a occasionné un surcroît de travail considérable.