Agir avec les B I A T S S

Agir avec les B I A T S S Listes communes Sud Éducation - Collectif - SNASUB pour les élections aux conseils centraux de l'Université Toulouse Jean Jaurès du 6 novembre 2018.

Quel avenir pour l’Université ?Depuis 2007, avec l’application de la loi relative aux libertés et responsabilités des un...
02/11/2018

Quel avenir pour l’Université ?

Depuis 2007, avec l’application de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (dite loi LRU ou loi Pécresse), les Universités travaillent avec des moyens budgétaires constants face à la forte augmentation du nombre d’étudiants, l’ouverture de nouvelles formations et la hausse des coûts de l’ensemble des besoins. La conséquence directe est la baisse des dépenses par étudiant à l’Université. C’est un véritable plan de destruction de l’université française. Concernant les personnels qui y travaillent, l’objectif n’est pas de titulariser les précaires mais de précariser les titulaires.

Les chercheurs et enseignants-chercheurs voient leurs financements pérennes se réduire d’année en année, et doivent consacrer un temps croissant à monter des dossiers de réponses d’appel à projet. La recherche de financements ponctuels vient compromettre la mission de recherche en elle-même. Les réformes en cours, Loi ORE et Plan Licence en tête, auront le même effet délétère sur les enseignants et enseignants-chercheurs puisque leurs activités pédagogiques seront-elles aussi soumises à des appels à projet. Cette mise en concurrence est de nature à mettre fin au principe de la liberté et de l’indépendance des enseignants et/ou chercheurs et à remettre en question l’universalité de l’accès de tous les étudiants à un enseignement supérieur de haut niveau nourri par des recherches originales.

L’augmentation en 5 ans de 30% du nombre des inscrits à l’UT2J, la mise en place de la sélection, l’ouverture de nouvelles formations, n’ont pas généré de création de poste, bloquant ainsi toute évolution de carrière des personnels administratifs et leur a occasionné un surcroît de travail considérable.

N’oublions pas !La liste «agir avec les BIATSS» est le résultat d’un processus d’union des personnels, non syndiqués et ...
01/11/2018

N’oublions pas !
La liste «agir avec les BIATSS» est le résultat d’un processus d’union des personnels, non syndiqués et syndiqués, engagés lors de la mobilisation contre la tentative avortée de fusion de notre université avec l’UPS.
N’oublions pas, concernant ce projet de fusion, que les personnels, depuis octobre 2016, avaient écouté les différents arguments et décidé de faire confiance à Daniel Lacroix. Il s’était engagé, par le biais d’une consultation sur ce projet à suivre le résultat de leurs votes.
Les arguments en faveur de la fusion n'ont pas su convaincre les personnels, notamment les BIATSS, comprenant qu’ils avaient été « sacrifiés », ils ont massivement rejeté ce projet de fusion.
Les mensonges ont été nombreux jusqu’au vote du CA du 12 décembre 2017 où la trahison de Daniel Lacroix a été dévoilée avec sa voix prépondérante (17 pour - 17 contre) faisant basculer ainsi l’Université et ses milliers de personnels vers un avenir incertain.

N’oublions pas! Il ne nous a manqué qu’une seule voix pour contrer ce projet de fusion.
Jusque-là, rappelons-le, pas de grève, pas de blocage!

Les personnels BIATSS ne sont pas simplement « soutiens administratifs », ils sont Bibliothécaires, Ingénieurs, Administratifs, Techniciens, Travailleurs de la Santé, et refusent, pour la plupart, d’être la variable d’ajustement au service d’une recherche aux leviers de financements de plus en plus aléatoires, chronophages et absurdes.

Au printemps 2018, même les plus ardents partisans de la fusion avaient concédé que les personnels BIATSS avaient été « oubliés » dans ce projet et malgré cela, ils affirment encore que c’était un bon projet.

La mobilité forcée, décriée par les défenseurs du projet était bien prévue (conclusions du jury IDEX), sans oublier, bien sûr, le temps de travail, les congés… remis en cause par la perte de la personnalité morale et juridique de notre université.

Les BIATSS doivent s’unir, c’est bien le seul moyen de peser sur les futurs projets de fusion.
Daniel Lacroix n’est pas l’unique responsable, il n’aurait pu voter à lui seul ce projet. Ses soutiens, ennemis d’hier, ont su faire preuve de duplicité pour qu’ensemble, sans débat, et à marche forcée la fusion se fasse. N’oublions pas !

«Ce n'est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu’il faut espérer les résoudre .» Albert Einstein

La tenue des élections aux conseils centraux  de l’Université Toulouse Jean Jaurès va clore la période de blocage politi...
31/10/2018

La tenue des élections aux conseils centraux de l’Université Toulouse Jean Jaurès va clore la période de blocage politique provoquée par la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation le 20 mars 2018. Pour rappel, cette décision autoritaire est intervenue le lendemain de la publication de la décision du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) de ne pas accorder le label IDEX au projet UNITI 2018. Ces élections seront observées par les collectivités locales, par M Philippe Raimbault le toujours président de l'Université fédérale de Toulouse, par l’ensemble de la communauté Universitaire Toulousaine mais également au niveau national. Elles permettront également de se libérer de notre administrateur «provisoire» M Richard Laganier .

Nous avons décidé collectivement de présenter des candidat-e-s sur des listes communes Sud Education - Collectif - SNASUB. Notre alliance est la continuité de notre refus commun au projet UNITI, de son passage en force et d’un engagement non respecté lors du mémorable conseil d’administration au rectorat le 12 décembre 2017. Pendant plusieurs semaines nous avons eu l’occasion de nous côtoyer, nous avons appris à être dans l’action et tout simplement à nous connaître. Ce fut une période humainement très riche, pleine d’énergie, d’envie. Nous avons fissuré le plafond de l’indifférence, de la résignation, de l’accoutumance à ne pas réagir à une situation grave. Nos listes sont issues des trois filières, ingénieurs, techniciens de recherche formation (ITRF), Administration de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur (AENES), Personnels de bibliothèque et des 3 catégories A B et C.

Nous ne voulons pas d’une présidence qui se retrouve à administrer contre une partie de sa propre équipe et à chercher désespérément des appuis au sein de son «opposition». Nous exigeons de la clarté et le respect des engagements. Nous avons pleinement conscience que des obstacles au changement existent, nombreux, sérieux, et pour les franchir mieux vaut les analyser, les mesurer, s’y frotter, s’y confronter. C’est dans ce sens que nos propositions, sont réalistes et réalisables. Nous déplorons le contexte contraint de l’autonomie des Universités où les présidents sont considérés au plus haut sommet de l’état comme des comptables, des financiers.

Cependant, dans la situation actuelle, l'exercice de la présidence ne peut pas se limiter à accepter et appliquer la politique du gouvernement qui se borne à un désengagement de plus en plus massif, qui vient d'instaurer un principe de sélection à l'entrée des universités, excluant de fait les jeunes issus des milieux les plus modestes, qui vise à fusionner les universités dans des établissements à taille démentielle.

Il est de notre devoir de veiller à ce que les instances de direction de notre université œuvrent au maintien d'un enseignement ouvert à tous et reconnaissent et respectent le travail des agents qui fondent l'Université Jean-Jaurès.

Notre Édition Spéciale Élections
31/10/2018

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