21/03/2026
L’équipe de la ville a mis en place un processus de silenciation ignoble, tout au long de la fermeture de l’ÉSAD Valenciennes. Face à nos craintes, on nous a mis en garde contre le risque de parler d’un projet de fermeture, alors même qu’il était évident qu’il était en train de se mettre en place insidieusement. Comme si prévenir de la fermeture de cette école et vouloir l’empêcher, c’était la faire advenir. La parole des membres du personnel de l’ÉSAD a été décrédibilisée. Comme si nous étions incompétents pour nous exprimer sur ce processus, que ce soit dans notre aptitude à décrire la situation budgétaire ou dans le vocabulaire employé.
Cette mécanique était d’autant plus évidente à mettre en place puisque les membres du personnels étaient contractuels, leurs postes étaient évidemment menacés.
Alors que nous étions déjà à l’os, il nous a été demandé de trouver des solutions budgétaires. Cette demande nous a bien occupés sur notre temps libre, et en vain, puisque même les propositions de sauvegarde les plus dérisoires n’ont pas été envisagées.
Avec le recul, nous relisons cette séquence de fermeture avec écœurement, voyant avec plus
de lucidité où se logeaient les mécaniques perverses dans ce processus de fermeture.
La mairie a également cherché à plusieurs reprises à empêcher la diffusion d’images
sur l’école par les télévisions.
Luce Troadec et Nathalie Lorette nous ont soutenues et accompagnées depuis le début dans notre lutte contre la fermeture de notre école.
Nous lançons aujourd’hui un appel
- à toutes les générations d’anciens étudiants
(ça en fait beaucoup sur Valenciennes !),
- leurs parents, leurs proches,
- aux soutiens de l’école, aux habitants,
- au monde culturel et associatifs de Valenciennes,
pour que tous et toutes s’expriment dans ces derniers jours avant la fin de ce second tour des élections et se mobilisent pour infliger un vote sanction à la liste de Laurent Degallaix,
qui a fait fermer cette institution.
Nous aspirons à un retour de la culture et à de nouvelles pratiques artistiques inspirées de celles qui se faisaient à l’école. Parce que l’art sous toutes ses formes compte, nous réunit et donne du sens à nos existences. Sans tous ces talents et richesses qui remplissaient cette école chaque année, l’Athène du Nord n’est plus…
Si Laurent Degallaix est reconduit, il lui faudra rapidement déboulonner le panneau ville d’art
et de culture qui accueille les voyageurs, les curieux et les Valenciennois sur l’autoroute, pour donner un peu de cohérence à sa politique culturelle.