12/02/2022
Pour faire face à la pandémie, le Gouvernement du Maroc a réagi rapidement avec la création d’une commission de veille Covid-19 pour contrôler la situation et élaborer des stratégies. Le Fonds Covid-19 a été créé pour procurer un revenu aux travailleurs du secteur formel et, de façon innovante, aux ménages du secteur informel, afin de couvrir les dépenses médicales et soutenir la reprise économique.
La BAM complète les mesures stratégiques du gouvernement par l’ajout d’un soutien de liquidités pour atténuer l’arrêt soudain de l’activité économique et les problèmes de trésorerie associés. C’est ainsi qu’en mars 2020, la banque centrale baisse le taux de la politique monétaire au Maroc de 25 points de base à 2 % puis à 1,5 % en juin 2020 et annonce une série de mesures monétaires pour soutenir l’accès au crédit des entreprises et des ménages. Elle augmente également et de manière significative la durée de son refinancement. Des mesures ont été prises pour renforcer le programme de refinancement spécifique au profit des très petites entreprises et des PME en intégrant, outre les crédits d’investissement, les crédits de fonctionnement et en augmentant la fréquence.
Par ailleurs, en complément des instruments de la politique monétaire du Maroc face au Covid, le Royaume a opéré un tirage de 3 milliards sur la Ligne de Précaution et de Liquidité (LPL) du FMI afin d’aider à surmonter les défis de la pandémie. Il faut noter qu’il existe un fort partenariat entre le Maroc et le FMI, et depuis les huit dernières années un engagement donnait la possibilité au Royaume de recourir à cette Ligne particulière.
Dans ce contexte économique difficile, la BMA continue d'accompagner le recours des banques aux instruments de politique monétaire à long terme au Maroc. On peut alors remarquer des évolutions notables. Ainsi, près de la moitié des avances à 7 jours a été réallouée vers les opérations de pension des banques livrée à plus long terme. Les injections hebdomadaires baissent de plus de 75% passant de 61,9 MMDH pré-crise à un peu moins de 36 MMDH post-crise. Du côté des prêts garantis, considérés comme des opérations non conventionnelles, ils ont été multipliés par 10 durant la même période. Ces emprunts entrent dans le cadre du programme de soutien au financement des TPME mis en place en avril 2020, en plus de la ligne d’appui « Intilaka ».