08/18/2021
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Espèces hybrides : Syngenta crée la tomate qui ne pourrit pas
Poivrons résistants aux maladies, tomates qui ne pourrissent pas. Au centre Seeds Syngenta dans le Vaucluse, les chercheurs élaborent les plantes de demain, à grand renfort de croisements génétiques. Si elles ne sont pas OGM, ces plantes hybrides ne sont pas forcément
👑 Des fruits et légumes plus performants
Sous les serres du centre Seeds, les sélectionneurs travaillent à “exprimer le potentiel des plantes [afin] d'accroître les rendements et la rentabilité des cultures ", explique une offre d’emploi du groupe. Ces ingénieurs agro-spécialisés en sélection végétale et dans les technologies de marquage moléculaire recherchent et combinent les caractères génétiques des végétaux afin de développer de nouvelles variétés plus performantes. Une activité pour laquelle la firme fait part de son engagement “à protéger l’environnement et à améliorer la santé et la qualité de vie.” Quelques onglets plus loin sur le site du géant helvète, les numéros d’urgence pour les cas d’accident et d’empoisonnement liés aux produits phytosanitaires.
Des légumes performants donc. Comme les FW13, des tomates couleur tournesol qui ne pourrissent pas. À la place, elles perdent leur eau et se chargent de sucre jusqu’à être confites, un peu comme une datte. Comme les poivrons qui poussent sous les serres du centre aussi. Certains résistants à l’oïdium, un champignon qui attaque les cultures, obtenus au terme de quinze ans de travaux grâce à l’introduction d’un gène de poivron sauvage dans les poivrons carrés. D’autres sans pépins pour lesquels le sélectionneur combine la forme d’un piment et la saveur d’un poivron.
Des fruits et légumes nés de dix à quinze ans d’expérimentation dans ces serres-laboratoires et de milliards de dollars d’investissements. Syngenta consacre 1,25 milliard de dollars chaque année à la recherche, soit 8 à 12 % de son chiffre d’affaires.
⛔Des espèces hybrides, pas des OGM:
On parle ici d’espèces hybrides, et non d’organismes génétiquement modifiés. La subtilité repose autour de la notion de fécondation. Pour l’hybridation, l’ovule d’une plante est fécondé par le pollen d’une autre. Lorsque l’on parle en revanche de modification génétique, on introduit un ou plusieurs gènes d’une espèce dans une autre, sans passer par la fécondation.
📛 Plus de pesticides et moins de goût
Mais ces variétés hybrides F1 (F1 correspondant à la première génération d'un croisement donnent qu’une seule génération prolifique. L’agriculteur, alors contraint de racheter ses semences chaque année, est dépendant de Syngenta et des autres semenciers comme Monsanto. Selon le site info’OGM, certaines espèces comme le colza, le tournesol et de nombreux légumes que l’on trouve dans le commerce sont presque exclusivement issues de semences hybrides. Avec une seule génération prolifique, ces semences, en plus d’asseoir le pouvoir des grands semenciers, empêchent le renouvellement de la biodiversité.
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